12 mai 2008
Case of the Vitaa...
Je déteste les clichés.
(Parenthèse au cours de laquelle tout le monde se demande si j'ai fumé du chanvre vu que je refais exactement la même intro que pour mon article précédent, sauf qu'en fait tout ça est carrément calculé, n'est-ce pas FOU.
Si vous voulez tout savoir, car aujourd'hui sur Sweet Sunshine on vous dévoile le making-of des articles, comme si vous étiez VIP, si vous voulez tout savoir donc, cette redondance au niveau de l'introduction n'est qu'un moyen détourné de vous annoncer la création d'une nouvelle catégorie, nouvelle catégorie qui sera le lieu où je déverserai mon venin, en mode "Mais pourquoi est-elle aussi méchante? Parce que.")
Je déteste les clichés, donc. Et mon ami Gad aussi. A ce moment-là, le lectorat se divise entre deux catégories de personnes... Ceux qui sont fans de Gad comme moi, et qui de fait comprendront le nom de la catégorie, et les autres. Désolée pour vous, la vie c'est la jungle, eye of the tiger et tout.
BREF. Ce premier épisode de la Place des Clichés sera consacré à une figure qui occupe moult et moult discussions avec Meilleure Amie Chérie et Copain Catin Préféré, j'ai nommée la Vitaa.
Pour vous, Vitaa est une chanteuse de pseudo-R'n'b? Pour nous, c'est un concept. Oui, on est comme ça.
Le look de la Vitaa
La Vitaa est souvent mignonne, mais c'est la seule fille qui, passé 16 ans, se rend encore chez Jennyfer de son plein gré. La Vitaa est la seule fille qui, passé 16 ans, préfère encore acheter dix paires de chaussures à cinq euros à Clignancourt plutôt que d'économiser et d'investir dans une jolie paire de chaussures qui ne se décomposera pas quand elle ira danser à la Loco. Ok, on l'a toutes fait, j'avoue. A 16 ans, je ne sortais jamais sans que mes boucles d'oreilles soient assorties à mon haut, lui-même assorti à ma casquette ET à ma petite fleur dans les cheveux. Mais comme le dirait mon Copain Catin Préféré, il y a "les uns, les autres, et autrui"... Les unes se sortent bien de cette période d'errance vestimentaire, les autres un peu moins, et "autrui" devient synonyme de Vitaaitude avancée.
L'attitude de la Vitaa
La Vitaa est ce que j'appelle une "meuf du RER quoi". Déjà parce que quand elle prend le RER, elle s'habille comme pour aller en boîte, à base de bling bling pump it up attends je me remets trois couches de fond de teint je suis pas encore assez orange là t'as vu. Ensuite parce qu'elle parle fort. Souvent, c'est parce qu'elle est accompagnée de ses copines Pouffina, Crétina et Victima, qui parlent encore plus fort qu'elle, et qu'elle est en même temps en duplex téléphonique avec Ridicula, la dernière membre de la bande, qui est dans le RER d'après parce que t'as vu elle a trop pas eu le temps d'assortir ses ballerines à son sac et son sac à ses boucles d'oreilles t'as vu. T'AS VU quoi.
La Vitaa s'aime. Elle met des dizaines de photos d'elle sur son Skyblog: "Dites, qu'est-ce que vous pEnseY de mW4 hi hi lol kikou? Nan mais t'as vu si tu dis que je suis moche t'es trop jaloux casse-toi kwaaa, tu peux me jugey mais tu peux pas me clasheyyy poupeyyy!", et bizarrement, malgré son 1,5 de QI, est experte en Photoshoperies diverses et variées.
La vie amoureuse de la Vitaa
Vous vous demandez à qui peuvent bien plaire ces vieux gueux de Châtelet-les-Halles qui vous accostent avec un "Hé kss kss t'es bien charmante!" de bon aloi, agrémenté d'un "Comment ça va Fatou?" si comme moi vous avez visiblement des origines suspectes? Vous vous demandez qui, mais QUI préfèrerait ce genre de mecs aux petits minets insupportablement mignons que vous dévorez des yeux à la fac? Ne vous questionnez plus, la Vitaa est un peu la SPA du gueux. Elle répondra présente, se sentira over flattée d'être dévorée des yeux par des mecs pareils, et c'est parce qu'elle se laisse séduire que VOUS vous faites emmerder par la plèbe, incapable de remarquer que la Vitaa et vous n'avez tout simplement pas les mêmes valeurs (faudrait leur apprendre la vie selon Bordeau-Chesnel, moi je dis ça je dis rien).
Une fois que la Vitaa est maquée avec son gueux, sa vie devient une chanson de Sheryfa Luna. La Vitaa est toujours trahie, trompée, blessée, et d'ailleurs comme elle en a trop marre de sa life elle met des pseudos de dix lignes sur MSN pour dire que FRANCHEMENT LA LIFE C'EST TROP UNE VALLEY DE LARMES T'AS VU KIKOU PAS LOL. La Vitaa n'a visiblement pas la présence d'esprit de se dire que si elle arrêtait de se taper des gueux, elle passerait moins de temps à pleurer en écoutant Léa Castel, mais reconnaissons-le, il faut bien que certaines se les coltinent, alors on dit MERCI les Vitaa.
La Vitaa aime
Sheryfa Luna, Léa Castel, Mélissa M, Zaho, Shy'm... Et Vitaa, of course. Bref, toutes les filles qui passent sur 97.8 FM pour dire que "t'as vuuu t'avais trop les moooots, tu m'as rendue accroooo, mais tu m'as trompéeee, t'es vraiment pas gentil maintenant ça me fait pleureeeer"...
Le clubbing. Se sentir rebelle de la life et faire des doigts d'honneur sur ses photos tillate.com parce que c'est so funny lol mdr ptdr.
Les gueux, on l'a dit.
Les citations de la Vitaa
"Vas-y viens on a rien à faire on va traîner Porte de Clignancourt!" (Comme chacun le sait, Clignancourt est LE lieu de villégiature de tout parisien qui se respecte, un endroit charmant, plein de vie, dont le cachet si particulier fait la renommée... :p)
"Nan mais t'as vu il m'a traitée de salope parce que j'avais mis une jupe mais je l'aime trop t'as vu... Je sais pas quoi faire t'as vu parce ça se fait pas mais en même temps t'as vu..."
"Putain l'autre soir j'étais en soirée à la Loco avec Machin, il m'a mis une main au cul et m'a appelée "ma petite pute en sucre", tu crois qu'il m'aime ou bien? Je vais appeler le 81006 pour savoir si on est compatibles! Ou mieux, demander à Difool! Je suis sûre que la Marie aura plein de conseils pour moi!"
Vous me direz que je suis méprisante, fielleuse et profondément diabolique. Que je ne suis pas moins stéréotypée que la Vitaa avec ma dégaine de pouf parisienne en robe-paletot-bottes-sac-posé-sur-le-coude-quoi-han. Et je vous répondrai "Peut-être, mais moi au moins avec ma mèche je peux faire des hairflip.".
Ca, c'est de l'argument qui tue.
Meilleure Amie Chérie et Copain Catin Préféré...
Premièrement parce que cet article machiavélique n'aurait pas vu le jour sans vous (MWA AH AH), deuxièmement parce que vous êtes beaux et glam même en version tillate.com, et troisièmement parce que je vous aime, that's all.
Mathilde, en mode Gossip Girl...
Listening:
"Dismissed" d'Uffie
03 mai 2008
Moi et... mes contradictions.
Je déteste les clichés.
(Et je suis super douée pour les introductions sous forme de lieux communs dignes d'un http://sokikoulol.skyblog.com.)
Je déteste l'idée selon laquelle une fille made in 2008 digne de ce nom est forcément une fashion-victim capable d'écrire des articles entiers sur son mascara ou son it-bag du moment.
Et pourtant...
Jamais, JAMAIS sans mon fond de teint, ma pochette Brontibay (mes pochettes Brontibay en fait, j'en ai trois et je continue de baver sur celles de mes coupines...) et mon gloss M.A.C. J'ai une mèche de pétasse et je n'y renoncerais pour rien au monde. J'ai un sac baguette rose à paillettes, comme toutes les filles en ce moment, mais je me sens supérieure parce que le mien est estampillé American Apparel. Et un sac Guess que je tiens comme une vraie chagasse, avec le coude à 76°. Et plein de sacs en fait. Je n'en porte pas la moitié. Lorsque je passe une journée à Londres, je commence par aller chez Topshop.
Je déteste la tendance des filles à se victimiser et à voir le monde en noir et blanc, genre "Les mecs sont tous des méchants, fuck, fuck, fuck, et les filles sont de pauvres êtres sans défense qui ne doivent pas être critiquées même quand elles se comportent comme des salopes parce que c'est forcément la petite fille blessée en elles qui parle.".
Et pourtant...
Je passe le plus clair de mon temps à scrogneugner sur un mec ou un autre et "handicapé émotionnel" est devenu l'un des termes que j'utilise le plus. Lorsque je me connecte sur MSN et que l'un de mes coupains a le malheur d'être connecté, il est aussitôt assailli d'un "Non mais STEPLAIT quoi!!!!!! Ce gueux quoi!!! Tu sais pas ce qu'il m'a ENCORE FAIT quoi!". Si le coupain en question est de sexe masculin, il a en bonus droit à un "Non mais TES CONGENERES quoi!!! Vous êtes vraiment tous des connards j'en peux plus!!! Toi qui es un mec donc un connard, tu comprends son but à lui là???"...
Je ricane lorsque je regarde un film et que je vois que les comportements féminins qu'on y décrit sont vus et revus. Je me fous de toutes ces blogueuses qui confondent leur vie avec "Sex and the City".
Et pourtant...
Je me la pète à mort lorsque je me balade dans les rues de Paris, mon gobelet de café Starbucks dans une main et mon portable à l'oreille... J'écoute des chansons d'amour déprimantes en regardant la pluie par la fenêtre de ma chambre et je me crois dans "One Tree Hill". Je passe mon temps à me faire des films, telle Olivia Waldorf, l'héroïne de "Gossip Girl", en imaginant que les mecs avec lesquels je sors sont des princes charmants en herbe capables de penser à m'offrir une rose sans occasion particulière, et ce même si ça les tue d'envoyer plus d'un texto tous les 36 du mois.
Alors je pense qu'au final, le cliché que je déteste le plus, mais qui est malheureusement le plus vrai, c'est qu'une fille est par essence un être plein de contradictions...
Mathilde, cette fille à laquelle ses amis disent: "Putain mais ça doit être fatiguant d'être dans ta tête..."...
Listening:
"The look of love" de Sergio Mendes et Fergie
27 avril 2008
Ode à Benjamin S.
Me revoilou mes petits loups!
Après une semaine passée en famille au pays des voleurs de Coupe du Monde de foot, et avant de repartir pour une journée de folie au pays des voleurs de Coupe du monde de rugby (et d'abord Johnny Wilkinson est ridicule quand il tire, VOILA) avec ma best friend de la life de la pampa de la cucaracha, je fais une petite apparition sur ce blog pour inaugurer une nouvelle rubrique, rien que pour vos beaux yeux mes petits émeus (oui, je me mets aussi à faire des rimes foireuses, mais QUE DE NOUVEAUTE ici, on ne m'arrête plus).
Une nouvelle rubrique visant à signaler que, même si je suis une vile Bridget Jones à deux centimes d'euros qui passe son temps à traiter les mecs de gueux, au fond, je les aime.
Et surtout ceux qui ressemblent à ça.
Lui, vous le connaissez forcément si vous passez, comme moi, tous vos mercredi soir devant la "Nouvelle Star" à hurler "Mais quelle conne cette Lucile avec sa tête de hibou!!! Allez ta gueule c'est bon!", à débriefer le prime avec votre copain catin préféré "Non mais attends Cédric est carrément sexy, c'est un homme un vrai, c'est le genre de mec qui te fait l'amour même quand il te prend sauvagement contre un mur tu vois... Oui il chante bien aussi mais ne nous éloignons pas du sujet." ou à idôlatrer Philippe Manoeuvre et ses lunettes, André Manoukian et ses grandes phrases, Sinclair et sa canontitude transcendantale, Lio et son corps de minette de 25 ans alors qu'elle a eu 7 ou 8 gamins.
Lui, c'est Benjamin.
Et lui, je l'aime.
Et comme j'en ai un peu marre de le partager avec toutes les filles de France, je lui ouvre mon coeur, j'suis comme ça moi. NO LIMIT TRUE REBEL DE LA LIFE.
Benjamin, Benjamin, pourquoi es-tu Benjamin?
Benjamin, la première fois que je t'ai vu, tu chantais "Just the two of us" à la guitare avec un air dépressif qui m'a transpercé le coeur. Benjamin, tu ressembles à James Franco, en moins beau, OK, mais saluons néanmoins la performance. Benjamin, tu as ces petites joues creuses et ce petit regard catinesque qui me font tant craquer chez tes congénères masculins. Mais bizarrement, j'ai mis longtemps à tomber amoureuse de toi.
Peut-être parce qu'artistiquement, tu es loin d'être mon chouchou. Tu chantes très bien, certes, mais mon coeur appartient déjà à ton pote Jules, le Gremlin à mèche, ainsi qu'à Amandine. Sans oublier le magnifique Cédric, qui est non seulement la classe incarnée mais aussi un super bon chanteur. Et puis j'aime aussi Thomas. Et Kristov est so cute avec sa voix éraillée.
Toujours est-il que le 16 avril, tu as chanté "Madame rêve" de Bashung. Je hais Bashung. Et pourtant toi, Benjamin, être de lumière que tu es, tu as réussi à me faire vibrer devant mon écran, à tel point que j'ai ressorti la bassine anciennement dédiée aux liquéfactions devant Julien Doré (Cyrielle ma catinette, comme tu me manques en ces instants de profonde obsession sexuelle :p !). En t'écoutant, moi aussi, je rêvais de "fusées qui m'épinglent au ciel" et de "voltige à plusieurs", avec toi dans le lot si possible. Et sans ton costume si possible. Benjaminouchou, tu étais tellement sexy avec ton sourire pervers et ta voix pleine de promesses de déviances potentielles. Ce fut le début du drame.
Et puis mon copain catin préféré m'a envoyé une vidéo de toi, vidéo qui tourne sur YouTube depuis quelques semaines. Une vidéo de toi torse nu en train de chanter je ne sais quelle chanson inconnue au bataillon. Ce fut la seconde phase du drame.
Et puis, le mercredi 23 avril, troisième phase du drame. Tu as chanté "What a wonderful world" et liquéfaction est devenu mon second prénom. Tu as fait un bisou sur la joue d'Amandine et jalousie est devenu mon troisième prénom. Enfin, tu as chanté "New soul" de Yaël Naïm et j'ai décidé unilatéralement que Siksou allait devenir mon futur nom d'épouse.
Benjamin, sache-le, I'm in love with you. Même si je compatis à la douleur de ta vraie copine, qui laisse des messages désespérés à toutes les gueuses qui t'adulent sur Facebook pour rappeler qu'elle, elle t'embrasse pour de vrai. Ceci dit rien n'est immuable Benjaminoupichouninounet, alors si tu te sens seul, j'te file mon 06 et on s'enfuit tous les deux, d'ac?
C'est vrai quoi, pourquoi j'aurais pas le droit de profiter de ton "totem qui me punit" :p ?
D'abord?
Mathilde, nouvellement Mme Benjaminouchoupinetminouminou Siksou... (Mais pourquoi est-elle aussi tarée??? PARCE QUEEEEE!!!)
Listening:
"Madame rêve" de Benjaminouchou (L)
16 avril 2008
Happy birthday Sweet Sunshine!
Comme je vous l'annonçais récemment, Sweet Sunshine aura un an dans les jours qui viennent.
Un an que j'ai renoncé à trois ans de connerie Skybloguienne et au monde des KIKOU-LOL-PTDR pour m'enfoncer dans les méandres de la connerie de la BLOGOSPHEEEEEEEERE.
Ah ben oui là on change carrément de level: on ne se limite plus à un hébergeur, la BLOGOSPHEEEEEEEEEEEEEEERE est un concept à part entière, un truc qui fait super peur, la preuve j'ai mis des majuscules pour bien accentuer la PEUUUUUUUUR de la BLOGOSPHEEEEEEERE et son importance et tout et tout. PEUUUR. BLOGOSPHEEEEEERE.
Pour fêter la première année de ma vie de BLOGUEUSE DE LA BLOGOSPHEEEEEEERE, j'organise donc une petite sauterie.
Où?
Aux alentours de Châtelet-les-Halles. C'est pas encore sûr, mais il se pourrait que j'arrive même à avoir des guests, notamment le mélange de Philippe Lucas et de Francis Lalanne qui traîne à Beaubourg tous les jours et les mecs bizarres tout de noir vêtus qui vendent des bijoux trop argentés pour être honnêtes devant le KFC. Et à propos du KFC, pourquoi ne pas y organiser cette petite fête? Ne serait-ce pas le summum de la hypitude?
Quand?
Demain de 14h à 20h: on peut même pousser jusqu'à 20h30 si l'ambiance est vraiment "the roof is on fire". Je sais, c'est tard, mais mettez-y du vôtre un peu!!! Est-ce que mon lectorat est rebelle??? Mais oui, mon lectorat est REBELLE!!! MON LECTORAT EST TRUE REBEL ET VA FESTOYER AU KFC!!! Ceci dit, avec un peu de chance on finira assez tôt pour que chacun puisse rentrer regarder "soeurthérèse.com" ou autre série palpitante.
Dress code?
Sortez Majeries, Comptoireries et autres Sandrories... On va au KFC ou bien??? Un peu de standing s'impose!!!
Comment être invité?
Ah parce qu'en plus vous croyiez que cet évènement serait ouvert à tous??? Vous êtes bien braves tiens. Car sur Sweet Sunshine comme ailleurs, rien n'est gratuit. C'est un peu le "travailler plus pour gagner plus" de la blogo. Pour départager les très nombreuses personnes qui souhaiteraient venir à ma partyyyyyyy, j'organise un concours.
"Ma première boîte de Hot Wings"
Et comme au bac, il y a un deuxième sujet! Mais que de gentillesse!!!
"Le KFC qui m'a laissé le meilleur souvenir"
Si vous voulez participer, écrivez-moi une dissertation de 6 pages Word minimum, police Times New Roman taille 12 hein, et sans interligne excessif, me prenez pas pour une buse. Une VRAIE dissertation, bien évidemment, avec intro, conclu, transitions, trois parties, trois sous-parties. L'ajout de diapositives ne pourra que vous servir, je dis ça je dis rien. Vous avez jusqu'à ce soir minuit (le temps que je regarde "la Nouvelle Star").
Les trois personnes dont les histoires me feront le plus vibrer gagneront des invitations à ma super fête! Il y aura trois gagnants pour chaque sujet, alors réfléchissez stratégiquement et voyez lequel est le plus à même de vous permettre de vous transcender par l'écriture!!!
Et les autres? Ne vous inquiétez pas, grâce à mon partenariat avec KFC (bon, c'est encore secret et du fait de ma clause de confidentialité je suis un peu une rebelle de vous le dire si tôt, mais je lance bientôt des KFCcasts...), vous gagnerez... Une boîte de Hot Wings!!! A défaut de venir faire la fête avec nous, vous pourrez vous régaler!!!
Ben oui, on est comme ça sur Sweet Sunshine!!!
Blague à part, cette année de blogging m'a énormément apporté. Même si...
Sur la blogosphère, des thons à la catalane nous apprennent à être jolies, à mettre du vernis magenta et à parler en "girlisation du make-up de la life parce que tu vois moi qui suis belle je peux te dire que sans ta crème Kenzoki aux extraits d'acte de naissance tu n'es rien quoiiiiiii".
Sur la blogosphère, d'illustres inconnues deviennent des phénomènes, des prescriptrices de tendances et, la célébrité venant, des écrans publicitaires qui t'expliquent que "non mais attends j'suis peut-être payée pour écrire mais je suis quand même trop indépendante de la life, je suis une TRUE REBEL, machin m'a payée pour parler de la dernière colle pour dentier à la mode mais comme je suis une TRUE REBEL j'ai juste dit que ça avait l'air vachement bien et que j'étais hypra triste de pas avoir de dentier pour essayer".
Sur la blogosphère, on se glorifie de passer trois heures par jour à préparer ses notes, on s'accorde une pause le week-end parce que merde bloguer c'est du boulot, faudrait pas non plus croire que c'est un loisir hein. On se déteste, mais on passe nos soirées ensemble à boire du champagne et à manger des macarons. Et on confirme la croyance selon laquelle les filles sont incapables de vivre ensemble sans se bouffer le nez.
Eh bien malgré tout ça, mon blog m'a permis de faire de très jolies rencontres, de rire (beaucoup), de me moquer (passionnément), de partager (à la folie), et même de trouver un job d'été super sympa.
Merci à vous d'apprécier mes élucubrations, mes articles ridiculement longs, mes paillettes, mes scrogneugnages...
Merci à vous d'apprécier la petite part de moi que vous pouvez découvrir ici...
Merci pour tout.
On se retrouve l'année prochaine pour un concours encore plus tip-top de la liiiiiiiife!!! Rien de sûr, mais il se pourrait qu'on arrive à avoir un Quick...
Mathilde, alias Sweet Sunshine... Pour longtemps encore =) !
Listening:
"Mercy" de Duffy
28 mars 2008
Ou comment finir en cardigan à faire des club sandwiches.
KIKOU KIKOU LES DJEUNES!!! CA VA??? CA PULSE??? CA GROOVE??? EVERYBODY IN THE CLUB THE ROOF IS ON FIRE ET TOUT?
Cette petite entrée en matière digne du DJ du Macumba Club de Carquefou pour vous dire que je vais mieux, que je vais bien, que tout va bien, et que finalement je ne me retirerai pas dans un couvent du Guatemala pour aller jouer de la flûte de Pan, même si je portais vachement bien le poncho à l'époque où c'était hype.
Je suis sûre que votre vie reprend un sens maintenant.
Fin de la parenthèse. Retour aux choses sérieuses. Et à une question d'une importance absolument capitale.
Comment sait-on qu'on est potentiellement amoureuse?
Non ne fuyez pas, non vous ne vous êtes pas trompés de blog et NON vous n'êtes pas sur http://sofashionptitebellegossedu74lolmdr.skyblog.com. C'est juste qu'au vu du comportement de certaines de mes amies (et certainement pas du mien, pour qui me prenez-vous), j'ai fait un constat aussi accablant qu'implacable, qui pourrait être résumé ainsi: "Aussi independent woman sois-tu, sache que tu es perdue quand le gueux t'a eue.".
En d'autres termes, on est potentiellement amoureuse quand on devient débile.
Situation numéro 1: Tu es une femme soumise, degré 2 sur l'échelle de Mathildou
Hier soir, j'appelle l'une de mes meilleures amies (que je ne citerai pas; je dirai juste qu'elle est blonde, que je la cite environ 6 fois par page sur ce blog et que son prénom commence par Lau et finit par R-I-A-N-E). On parle de droit européen et de tous nos trucs de futures glam women qui gagneront des montagnes de fric et vivront dans un 500 m2 dans le 6e arrondissement parce que le 8e c'est tellement surfait tu vois quoiiii. On parle de "la Nouvelle Star", elle m'explique qu'à presque 20 ans je devrais envisager d'arrêter de pleurer devant M6 et de vouloir me taper au moins un mec du casting tous les ans. Et là, c'est le drame: "Bon Math, faut que je te laisse là, Z va arriver et faut que j'aille acheter des bières."...
Je m'insurge. OK, Z est adorable. OK, Z et elle s'aiment et forment un très joli couple. Certes, certes, certes. Mais aller chercher les bières??? Et pourquoi pas les Knacki Balls et les pizzas tant qu'à faire???
Situation n°2: Tu es une femme soumise, degré 4 sur l'échelle de Mathildou
Il y a un mois, une fille que je ne citerai pas, mais qui pourrait bien être la propriétaire de ce blog, rentre chez elle avec celui qui est alors son cher et tendre. Cher et tendre a faim. Cher et tendre a un estomac dont la capacité est proportionnelle à sa ressemblance avec Matt Pokora (oui, je sais). La chère et tendre de Cher et tendre aurait - comme d'habitude - mangé des Chocapic ou autre truc nourrissant et équlibré si elle avait été seule, mais elle décide d'avoir l'air d'une parfaite petite femme d'intérieur. La voilà donc aux fourneaux, avec de nouvelles plaques high-tech qui font peur et qu'elle n'a jamais utilisées. Elle ne se décourage pas, même si elle doit composer le SOS Maman avant d'arriver à allumer les plaques susmentionnées, même si sa nouvelle robe absolument canon risque de ne pas résister à la préparation du chef d'oeuvre culinaire que sont les spaghetti bolognaise. Elle virevolte gaiement dans sa cuisine, pendant que Cher et tendre prépare des lardons en virevoltant également. Et elle n'est pas même traumatisée de voir que Cher et tendre est capable de manger des lardons avec des spaghettis bolo. Ils ressemblent aux gens qu'on voit dans les pubs, ceux qui rigolent dans leur cuisine en faisant des plats high-tech. Et le pire, c'est qu'elle aime bien ça.
Bon, il s'avère après update que la fille en question n'était pas vraiment amoureuse de l'homme virevoltant. Mais elle était quand même assez attachée à lui pour virevolter avec lui, alors que d'habitude ses prouesses culinaires se résument à "Cracottes + Nutella + Special K au chocolat + ...".
Situation n°3: Tu es une femme soumise, degré 452 sur l'échelle de Mathildou
Une fille, que l'on ne citera pas parce qu'elle pourrait être n'importe laquelle d'entre nous, craque sur un grand-beau-qui-pourrait-pourquoi-pas-être-un-futur-prince-charmant. Et elle se fait un film digne d' "Un jour, une histoire": golden girl surfant sur les vagues de la réussite la semaine, Bree Van de Kamp le week-end, organisant des garden parties dans sa maison parfaite de Neuilly-sur-Seine tout en s'occupant de ses trois bébés à totote avec Monsieur, vêtu comme il se doit d'une chemise blanche immaculée et fourni avec un sourire Ultra-Brite.
Any comment? Non, c'est bien ce que je me disais.
Certaines personnes m'accuseraient de mauvaise foi et diraient que ce que j'appelle "débilité" n'est rien de plus que l'apprentissage des concessions. Elles diraient qu'on peut être une independent woman, une vraie femme Barbara Gould, sans forcément virer Chienne de garde psychorigide. Que quand on aime, certaines choses paraissent aller de soi.
Qu'on peut craquer sur quelqu'un au point de prendre plaisir à jouer au petit couple parfait, au point de lui pardonner ses crimes vestimentaires. Et même au point de ne pas l'assassiner lorsque, dans un moment d'égarement profond, il garde ses chaussettes pendant l'amour.
Et je leur répondrais qu'elles ont raison. Mais qu'en attendant de rencontrer celui qui me donnera envie de rentrer les griffes, je continuerai de me moquer et de krr krr krr sans vergogne.
Krr krr krr.
Mathilde, alias Mrs Walsh... (Pas la peine de chercher à comprendre ma phrase, pas la peine non plus de chercher le rapport entre la photo et l'article, it's just a private joke que vous ne connaissez pas parce que vous êtes JUSTE trop pas VIP de la life. Et puis ça me regarde si j'ai envie de mettre une photo de Brandon Walsh sur mon blog, j'ai toujours trouvé qu'il était beaucoup plus chou et beaucoup plus attirant que ce foutu Dylan McCain. Je suis POUR la réhabilitation de Brandon Walsh, qui maîtrisait le quintuple backflip capillaire bien avant McDreamy.)
Listening:
"Bleeding love" de Leona Lewis
"Chasing pavements" d'Adele
21 mars 2008
Welcome to the real world.
J'aimerais bien.
Etre tiède. Pondérée. Equilibrée.
J'aimerais bien.
Faire parfois des concessions à la vérité. Pour ne pas assumer. Pour ne pas blesser. Je l'ai déjà fait. Et je me demande pourquoi, depuis quelque temps, ça me semble si difficile. Pourquoi je n'arrive pas à admettre l'hypocrisie fondamentale cachée au fond de chacun de nous, et même de ceux qu'on aime. J'aimerais bien accepter les "Il paraît que Mathilde..." ou les "Je pense que Mathilde..." destinés à d'autres personnes que Mathilde. Je me demande pourquoi je me sens si touchée par le moindre mensonge, alors que je n'ai pas toujours le monopole de la franchise et qu'il m'est à moi aussi arrivé de sourire et de poignarder dans le dos, sans forcément penser à mal. Et je me demande pourquoi je suis capable de remettre en cause, de rejeter en bloc, avec une intransigeance qui ne me ressemble pas, et ce au nom d'une sacro-sainte sincérité.
J'aimerais bien.
Etre une femme Barbara Gould: digne, inacessible, forte, mystérieuse, calme. Etre insensible. Ne pas vivre les choses à fond. Ne pas voir dans une ébauche de relation la possibilité de quelque chose de fort, sans pour autant que cela soit synonyme d'un engagement synallagmatique à vie sans possibilité de se rétracter, sans pour autant que cela soit la première étape du pack "3 gosses, un break, une maison dans le 92". Je me demande pourquoi, pourquoi je n'admets pas la tiédeur. Pourquoi je suis une adepte du "Tout ou rien.". Pourquoi je ne conçois pas qu'on puisse se donner à moitié, même si c'est pour peu de temps, sans forcément tomber amoureux, juste pour se donner une chance de le devenir, ou pas, juste histoire de ne rien regretter. Pourquoi je ne suis pas du genre à prendre sereinement les: "Attends t'as quand même pas cru que j'allais perdre mon temps à t'accorder de l'attention, t'as cru que c'était la Schtroumpf Party ou bien?! On est pas dans "One Tree Hill" ici, welcome to the real world. Je suis l'homme moderne et non seulement je ne veux pas me poser, mais en plus je ne t'estime même pas assez pour ne pas me poser. Tout ce que je veux, c'est être juste assez présent dans ta vie pour ne pas que tu m'oublies, te convaincre de ta nullité et te faire pleurer devant les couples heureux. Ah, et te briser le coeur aussi. Ai-je pensé à te signifier que tu étais une grosse merde? J'assume, range-moi donc cette corde et revoyons-nous en 2074, si j'ai le temps.".
Peut-être que je me sentirais moins seule.
Mathilde, qui se demande si la bonne résolution à prendre en ce début de printemps ne serait pas de renoncer à des idéaux dépassés tels que l'amitié ou l'amour. Qui est désolée de vous imposer un article si opposé au ton habituel de ce blog. Et qui vous promet qu'elle redeviendra joyeuse et idiote comme à son habitude au prochain épisode.
Listening:
"Wake up in New York" de Craig Armstrong
07 mars 2008
Vis ma vie de Cher Horowitz du pauvre, ou pas, part I.
Vous le savez maintenant, ma vie est un vaste sketch. Pas une semaine ne se passe sans que je me demande où sont ces putains de caméras.
Mais même lorsque mes journées semblent tout droit tirées d'un épisode de "Clueless", mon talent d'innovation et de réinvention des classiques demeure...
Je veux dire, n'est-ce pas la quintessence du staïle de se séparer de son cher et tendre et de sortir le sourire qui tue de la nana qui s'en fiche au lieu de se mettre à chouiner et à se rouler par terre en chantant du Sheryfa Luna à tue-tête comme dans toute bonne série américaine qui se respecte?
Quoi de plus hype que de sortir du métro dans un hairflip digne des plus grandes, genre "Je te regarde d'un air méprisant, je doublebacklipe de la main en réajustant ma mèche et je te montre à quel point je m'en tape de ta life et à quel point je suis belle, géniale et drôle, et non j'ai pas envie de pleurer, OK?" ?
Et puis dans les séries américaines, les héroïnes éplorées ont toujours des copines qui viennent les consoler avec un pot de glace et des concombres (pour se faire des masques sur les yeux, pervers que vous êtes, on est sur un blog tout public ici hein!). Sauf qu'en ce qui me concerne, celui qui intègrera dorénavant la liste des ex inutiles et déviants ne mérite absolument pas que je me morfonde devant un pot d'Häägen-Dasz Macadamia Nut Brittle. Il n'a pas le potentiel Häägen-Dasz, il est plutôt de la classe inférieure, le genre de mec pour lequel on mange des Kinder Chocolat. Et encore.
Mes coupines à moi ne me disent pas: "Oh ma pauvre choupinette, c'est vrai que John-Wolf est un mec génial, et que ta vie est un drame sans lui, mais tu t'en remettras, la vie est un fleuve dont les méandres sont impénétrables et tout.". Elles ne sont pas overglam, justes, pondérées et de bonne foi. Non non non. Les miennes sont plutôt du genre à donner des coups dans le vide en criant "Héééé mais on s'en tape de lui c'est un gueux! Un putain de plébéien de la pire espèce!!! Un pauvre connard inutile!!! On va lui péter les dents!!! A ta place je lui mettrais des coups de tête!!!"... Oui, elles se prennent même pour Zizou...
Je ne vais pas en boîte pour boire et oublier, et je ne suis pas victime d'un tragique accident de voiture en roulant trop vite, histoire que mon beau chevalier servant regrette mon absence et soit là à mon réveil d'un long coma d'au moins un demi-épisode. Moi j'suis plutôt du genre à me la jouer fille sérieuse qui va à Beaubourg se transcender en étudiant le principe de subsidiarité en droit européen. Ben oui.
Parce que drama queen ou pas, une vraie princesse des temps modernes ne se morfond pas lorsqu'il n'y a pas de quoi.
Et elle repart aussitôt pour de nouvelles aventures chocolatées =) !
Mathilde, chantonnant "See, I won't change my life, cause I'm just fine!"...
Listening:
"Dis-moi" des BB Brunes
26 février 2008
Moi et... ma propension à adorer emmerder le monde, part I.
Le philosophe de Paris I moyen me hait.
C'est un fait empiriquement constaté, quand moi moi moi et mes pines-co débarquons dans les salles de la vénérable Sorbonne, la tension s'installe. Je me sens un peu comme Gargamel en plein village Schtroumph, c'est vous dire la gravité de la situation.
Enfin, quand je parle de moi moi moi et mes pines-co, je parle surtout de moi et de ma petite Lauriane, Céline et Djamila n'étant que les victimes par ricochet de la Gargamel touch: "Mais elles ont l'air normal, ELLES, pourquoi elles traînent avec ces pouffiasses quoiiiiiii, ça me stresse, je défaille, j'ai besoin d'air! Ma "Phénoménologie de l'esprit"! Mon bouquin sur la tradition nihiliste de Nietzsche comparée à l'existentialisme Sartrien à la lumière de l'analyse de Derrida!"...
Lauriane correspond physiquement au cliché de la minette de base: toute petite, blonde, toute fine, blonde, très jolie, blonde, stylée et surtout blonde quoi, mais quelle idée aussi, Hegel ne disait-il pas que toutes les blondes ne sont que de viles incultes. Quant à moi, j'ai une forte tendance à miser sur mon décolleté et je ne suis pas du genre à cacher mes fesses d'obèse derrière des tentes de camping, mais quelle salope quoi, d'ailleurs Lacan ne disait-il pas que la bonne philosophe se devait de correspondre au cliché ambiant: blouse bobo à fleurs, sac en chanvre d'Albanie plein de stickers "Fuck la société, Sarko, le soleil, les fleurs et puis euh ça aussi" et cheveux quelques peu conceptuels et approximatifs, dirons-nous ("T'as vu elle a dit "approximatffff"... J'ai bien aimé le spectacle mais à un moment donné "approximatfff" quoi...") ...
Ajoutez à cela l'ordi rose de Lau, ses stylos Hello Kitty et le générique de "Sex And The City" qui démarre lorsque son téléphone sonne, ma housse d'ordi rose, ma pochette rose, ma trousse rose, mes pochettes Brontibay, ma crème-pour-les-mains-qui-sent-tellement-bon-que-je-m'en-tartine-les-mains-toutes-les-deux-minutes, mes fonds d'écran en mode "Moi, mon chéri, notre vie, notre oeuvre", et vous comprendrez que nous faisons un peu tâche dans le monde des philosophes.
Et EN PLUS, on passe tous nos cours à papoter, à rigoler, à noter la moitié de ce que dit le prof, pendant que tout le monde épluche fiévreusement la bibliographie à la recherche d'un 653e livre à lire pendant la pause.
Alors le philosophe, ou plutôt la philosophe (ben oui, philosophe ou pas toute fille est une rageuse potentielle), a décidé de nous détester.
La philosophe soupire à haute et intelligible voix lorsqu'on ose se baisser pour ramasser un stylo tombé par terre et lui frôler la cheville. Elle prépare un putsch lorsqu'un prof ose accéder à l'une de nos requêtes, alors que franchement, quelle idée de se barrer au bout d'une heure de cours parce qu'on a un cours de droit dans cinq minutes et qu'on essaie tant bien que mal de gérer une bi-licence. Elle appelle les pompiers quand on la bouscule involontairement dans un couloir. Si elle pouvait, elle nous noierait dans la cuvette des toilettes où on se ravale la façade après les cours en cas de RDV amoureux temporellement proche.
Je vous raconte pas l'étouffement de toute cette joyeuse compagnie lorsque j'ai présenté un exposé et qu'ils (et surtout elles) se sont aperçus que 1) Je savais former des phrases un peu plus élaborées que "Genre non mais arrête t'as vu comment c'est trop un truc de ouf!!!", 2) J'arrivais à leur donner un sens cohérent et 3) Un sens assez cohérent pour que le prof me mette 16, soit la meilleure note du TD... Un grand moment de bonheur pour mon admirable personne.
Toutefois, comme je suis gentille et compatissante, j'ai décidé d'épargner la philosophe et de me fondre dans la masse. Moi aussi, je serai une vraie philosophe qui pense que son gilet en chèvre expérimentale du Larzac lui donne le monopole de la tolérance, et qui se permet de vous dévisager des pieds à la tête dès que vous passez devant elle avec vos collants roses assortis à ceux de votre copine blonde.
Je vous présente donc en exclu mon nouveau sac de philosophe...
(Au passage, admirez cette photo de blogueuse influente... Je n'ai pas la tête coupée volontairement, c'est juste que je suis trop grande pour pouvoir me prendre en entier dans le miroir, mais au moins je gagnerai des lecteurs et tout le monde me prendra pour une femme Barbara Gould à sac American Apparel, blouse Les fifilles de Paris, jean Easy Wear et bottes André... C'est pas très Marc Jacobs tout ça, mais que voulez-vous.)
J'ai comme l'impression que c'est loupé pour le sac de philosophe en chanvre d'Albanie... On ne se refait pas :p !
Mathilde, cette philosophe à mèche ou "Ma vie de pouffinette intelligente" ...
Listening:
"Monster hospital" et "Combat baby" de Metric (I'm lovin'it, lovin' it, lovin' it!)
16 février 2008
Vis ma vie de blogueuse influente...
C'est un fait, je n'ai point d'inspiration ces derniers temps. Premièrement parce que je suis tellement heureuse d'avoir fini ces fucking partiels que même bloguer me paraît un effort insurmontable, deuxièmement parce que lorsque j'ai envie d'écrire, je sens que je vire un peu trop "Mon coeur, mon amour", et j'ai pas envie qu'on me jette des tomates, des couteaux ou des bichons (c'est des p'tites biches).
Troisièmement, parce que lorsque je n'ai rien à raconter d'intéressant, je me tais.
Ce qui n'est pas le cas de la blogueuse glam-hype de base, qui poste de la merde tous les jours, fidèle au poste. La nana se lève, et elle se dit: "Tiens, aujourd'hui je vais raconter de la merde, écrire platement, sans la moindre maîtrise de notre belle langue française. Pour ce faire, je vais dévoiler au monde comment je fais pour ressembler à un thon à la catalane alors que je passe mon temps à me tartiner la gueule de divers produits offerts par E-buzzing.". Alors j'ai envie de dire pourquoi pas moi?
Aujourd'hui je vais donc vous parler de mes secrets de beauté.
Secret de beauté numéro 1: ma crème de la mort qui tue.
Je suis complètement infidèle au niveau de la crème, mais ces derniers temps j'ai craqué pour la crème au chocolat de Sephora, talonnée par la crème senteur vanille et crème brûlée... J'ai l'impression d'être un gâteau quand j'en mets, I'm lovin' it. Ca sent bon, et puis ça sent bon aussi, et puis c'est de la bonne crème et tout. Et en plus ça sent bon.
Secret de beauté numéro 2: mon oeil de biche.
J'utilise un crayon noir et je me fais un petit trait sur la paupière, et ça me fait un oeil de biche. Ensuite, je mets mon petit mascara Gemey-Maybelline comme dans la pub, sauf que j'ai pas les cils qui montent jusqu'au ciel après, c'est un peu de l'arnaque, mais j'ai de jolis yeux quand même. C'est bien. Et en plus j'ai de jolis yeux.
Secret de beauté numéro 3: ma brosse à brushing.
Vous aurez du mal à le croire, mais ma méchitude n'est pas naturelle. Alors pour que ma mèche soit bien méchée, je m'éclate avec ma brosse à brushing tous les matins. Ca brushe, ça pulse, c'est bien, c'est beau, c'est Bosch, et puis comme ça je suis bien brushinguée.
Une fois que je suis belle, je peux sortir et aller à la fac et être belle dans mon paletot en soie de veau marengo et ma robe en thon suédois.
Bon alors maintenant que j'ai écrit mon article pourri, j'attends vos 150 commentaires me disant "Oh, tu es belle, comment fais-tu pour appliquer ton crayon de manière perpendiculaire? Faut-il mettre son gloss en parallépipède?", commentaires auxquels je pourrai répondre "Il faut mettre son gloss en parallépipède, m'enfin!!! Sinon comment tu fais pour l'assortir avec le mascara vert anis de l'hiver 2009?".
Finalement, c'est peut-être le fait de laisser libre cours à mon incommensurable méchanceté et de me moquer de la Terre entière qui m'inspire le plus... :p
Mathilde, cette connasse fielleuse... :p
Listening:
"Oh!" de Micky Green
03 février 2008
Marquer des points, part I.
Lui (en mode bla bla bla bla bla, comme d'hab) : Tu vois, c'est un peu comme dans "High School Musical"... (fredonne l'une des chansons du film, puis la regarde d'un air inquiet, attendant qu'elle se moque de lui)
Elle (n'osant y croire) : Tu... Tu... Tu aimes "High School Musical"? Vraiment?
Lui (perplexe, se demandant si elle est devenue folle à force de faire la queue sous la pluie pour une putain d'expo - qu'elle va voir juste pour lui faire plaisir, soit dit en passant, admirez sa bonté et son sens de l'abnégation) : Ben oui, c'est sympa et puis certaines chansons sont géniales...
Elle (agonisant, se retenant de plaquer ses mains sur ses joues en criant "Roooooooooooooooooooooooo!!!") : ROOOOOOOOO T'ES TEEEEEEEEEEEEEEELLEMENT CHOUUUUUUU!!! C'EST FOUUU D'ETRE AUSSI CHOUUUUU!!! TROP CHOUUUUUUU!!! ROOOO!!!
(Vous pensiez vraiment qu'elle se retiendrait ^^ ?)
Les mecs, parfois, la séduction, ça ne tient à rien...
C'est plus compliqué si votre chère et tendre a deux ans d'âge mental et pique des crises en plein Beaubourg parce que "Le Candy Up c'est pas boooon et le chocolat du distributeur non pluuuus je veux du Nesquickeuuuuh!!!"...
Mais on y arrive toujours, à force de persévérance :p !
Mathilde, en mode "Je me noie dans tes yeux bleus et je suis ridicule mais putain qu'est-ce que t'es chou...".
Listening:
"I knew I loved you" de Savage Garden













