27 juin 2009
Ces moments de grâce, part I.
Vendredi soir, 20h. Un soir d'été à Paris. Rien d'anormal.
Je sors du cabinet où je fais mon stage, crevée mais de plutôt bonne humeur. Rien d'anormal.
J'ai des dossiers de M2 à envoyer, et comme d'hab je m'y suis prise au dernier moment. Direction la poste du Louvre avant de rentrer chez moi. Rien d'anormal non plus.
Sauf.
Que par un concours de circonstances particulièrement sadique, je suis:
a) affublée d'un énorme orgelet sous l'oeil gauche qui me donne l'air d'un Quasimodo wannabe. Ces derniers jours, je l'ai caché en portant mes Wayfarer du ghetto achetées 6 euros chez un chinois de Châtelet, le comble du mauvais goût, donc. Mais j'en ai eu marre d'avoir une dégaine de femme battue avec mes lunettes de soleil dans le métro, et il faut avouer que le fait de ne pas voir à deux mètres devant moi - ce qui peut arriver quand vous portez des lunettes sous la pluie - a également joué dans cette épineuse décision. Bref, j'ai décidé d'assumer et de promener ma tête de Double Face dans les rues de Paris.
b) confrontée à l'impossibilité de me maquiller du fait de l'oeil de Quasimodo del Paris susmentionné.
c) en sueur, car j'ai décidé de m'habiller tout en noir, de mettre un trench bien épais et de courir dans tout Paris. Le tout sous 27°.
d) mal sapée, car les fringues noires en question sont moches et trahissent la fille qui s'est levée en retard et a pris les premières fringues compatibles avec une activité sérieuse dans son armoire.
e) totalement désolidarisée des choses douées de vie qui me servent de cheveux. Qui, après avoir connu des mois de magnificence et de "pub pour Schwarzkopf" attitude, ne ressemblent à rien, sont décoiffés, gras et dansent la cucaracha sur ma tête.
e) chargée comme un baudet. Un sac à main de pouffiasse en simili-croco noir qui aurait peut-être suffi à contenir ma panoplie pochettes/portable/I-Pod/bouquins/magazines/trucs inutiles mais absolument nécessaires à mon équilibre mental, si je n'y avais pas ajouté mes dossiers de M2 en souffrance, un livre de droit du travail géant que je ramène chaque jour au cabinet alors qu'ils l'ont déjà, dix balles et un Mars. Et EN PLUS DE CA, un sac plus gros que moi rempli du résultat de ma razzia du jour chez la City et Zara.
e) sur le point d'aller acheter des pâtes chez Mezzo di Pasta, des pâtes carbo pleines de sauce et autres charmants lardons et emmental qui interdisent à toute fille soucieuse de préserver les apparences - et de faire croire au monde qu'elle est toujours belle, soignée et qu'elle sent toujours Alien de Mugler - des choses aussi triviales que parler trop près de quelqu'un d'autre. D'ailleurs, dans ces moments-là, je choisis très soigneusement les personnes présentes à mes côtés, et il est rare que l'un de ces chanceux soit affublé d'un chromosome Y.
Tu l'as compris audience, je n'étais pas à mon avantage. J'étais même plutôt dégueu. Même très très dégueu. Dans un moment où normalement, on ne devrait pas sortir de chez soi mais plutôt se terrer dans un grotte telle le Gollum qu'on est.
Mais je sifflotais gaiement dans les couloirs du métro, I-Pod dans les oreilles.
Et là, texto de L.
Mon pote avec qui je refais le monde sur le Champ de Mars, mais aussi - et c'est ça la partie drôle - mon ex.
Le même L que celui avec lequel, trois jours plus tôt, j'ai passé une soirée à arpenter le 7e arrondissement d'un air faussement naturel, genre "Non, je n'ai pas conscience de ma dégaine de Sorbonnarde qui se prend pour Carrie Bradshaw, la la la!". Avec mon béret de parisienne typique savamment penché pour mettre en valeur mes cheveux et mes boucles d'oreilles Swarovski. Mon Darel rose. Ma robe noire Friday's Wear achetée à Barcelone, vous savez, celle qui a de charmants petits boutons sur le devant, des manches ballon et un col rond. (Non, vous n'êtes pas sur le blog de la Princesse la plus hype de la blogosphère, mais pour les déçus, je peux éventuellement appeler la police pour leur faire part de mes mésaventures avec le vendeur TROP MECHANT du Tati Barbès du boulevard Rochechouart.)
Le même L, donc, que celui qui m'a trouvée jolie à une époque, m'a embrassée, m'a vue toute nue. A long time ago, certes, mais quand même.
"Dis, c'est pas toi que je viens de voir descendre du métro là?"
Je ne sais pas encore comment réagir face à cette honte incommensurable. Pour l'heure, j'hésite à le tuer pour qu'il ne divulgue jamais le secret de ce triste jour.
La seule chose que je sais en tout cas, c'est que parfois, ma vie est un tel cliché que je me dépasse moi-même.
Mathilde, la fille qui n'avait plus aucune classe ni aucune crédibilité stylistique.
Listening:
"When love takes over" de David Guetta et Kelly Rowland
"Everyday" de Vetiver
"Daniel" de Bat For Lashes
13 juin 2009
"My mind's made up, I'm cool without you..."
Mes enfants,
Saviez-vous que dans la vie de tout cliché vivant qui se demande chaque jour comment elle fait pour être aussi névrosée de toute fille, il est fréquent de passer par des phases "TROP VNR"?
Une Mathilde en phase "TROP VNR" est, dans un premier temps, encore plus lunatique qu'à l'accoutumée. C'est-à-dire qu'elle va se mettre à pleurer à chaudes larmes, va avoir envie de se terrer dans un trou de souris et de s'y rouler en boule, et puis, cinq minutes après, partir d'un grand fou rire en disant des méchancetés et en sautillant dans la rue.
Une Mathilde en phase "TROP VNR" écoute beaucoup, beaucoup de musique, car la musique l'aide et l'apaise. Seulement, elle a un petit problème dû à une légère tendance à interpréter les paroles de chaque chanson comme un message censé l'aider à relever la tête, à avancer, à être TROP VNR et solide comme un wok. Et elle ne choisit que des chansons d'un goût exquis. Par exemple, tout à l'heure, je devisais gaiement avec mes copines C et N sur Facebook en écoutant du Britney Spears, quand soudain, j'ai repensé à la chanson "Lonely". Et soudain, je me suis sentie TROP VNR. Du coup, j'ai copié les paroles à mes copines, TROP VNR. Lesquelles se sont aussitôt empressées de contre-attaquer par des citations des Spice Girls, à base de "Who do you think you are?" et de "If you wanna get with me, better make it fast, now don't go wasting my precious time.". Et le pire, c'est qu'on avait vraiment l'impression d'user d'arguments d'autorité étayant notre VNR attitude.
Avant, les brainstormings existentiels se faisaient à l'aide de citations de Socrate, maintenant, Ginger Spice est un gourou.
La vie est bien triste.
Mathilde, la fille qui justifiait à elle seule l'existence de la pop de pouf.
Listening:
"Better after all" de Jonatha Brooke
23 mai 2009
Le cas du mec surfait.
Exemple typique (oui, aujourd'hui j'attaque directement, sans préavis ni vaseline, et en plus je suis vulgaire) : vous entendez une chanson. Vous savez que c'est de la merde, que ça va marcher parce que c'est de la merde, et vous n'en pouvez déjà plus.
Deux mois plus tard, battage médiatique oblige, au moindre "Watch me crank that Soulja Boy den Superman dat hooo", vous rétorquez gaiement "Now watch me yoooooooou!", choré incluse, et ce où que vous soyez. Et vous savez que, jusqu'à la fin de votre vie, vous sourirez en vous remémorant les innombrables soirées où vous avez beuglé "C'est pour la petite bourgeoisiiiiiiiie qui boiiiiiit du champaaaaaaagne" dans des circonstances plus ou moins dignes.
Exemple n°2: lors d'une soirée Nouvelle Star avec vos copines, vous entendez un son discordant qui vous torture les oreilles trois looongues minutes durant. Vous vous crispez, vous avez honte pour l'émetteur du son en question, vous voudriez juste qu'il se taise.
Sauf que l'émetteur du son en question est un grand blondinet aux yeux bleus au sourire Colgate et à l'air niais. Donc, vous faites "HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII YOAAAAAAAAAAANN HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII HIIIIIIIIIIIIIIIII HIIIIIIIIIIIIIIIII.", et vous vous révoltez avec toute la mauvaise foi du monde lorsque le Yoann en question récolte quatre rouges d'un jury outré.
Vous situez?
Bon.
- Bonjour, je m'appelle Mathilde.
- Bonjour Mathilde.
- J'ai un problème de non-constructivité radicale, que j'ai érigée en mode de vie.
Parmi les nombreuses manifestations de ma non-constructivité, mon amour pour le mec surfait se détache très nettement. Après la Vitaa et la femme Barbara Gould, le surfait mérite bien d'être la star de ce nouvel opus de "Place des Clichés".
Le look du mec surfait
Le mec surfait est, comme son nom l'indique, complètement surfait. C'est-à-dire qu'au-delà de son look, tout son être respire cet état de fait. Le mec surfait est donc parfaitement conforme au cliché du grand brun ténébreux, du minet blond, etc, selon vos préférences. Il a le cheveu savamment pseudo-décoiffé, la dent blanche et brillante (une petite étoile apparaît d'ailleurs à côté de sa bouche à chaque fois qu'il sourit), les traits réguliers et sans défaut.
Le problème du mec surfait, c'est que tout lui va. S'il est habillé de façon soignée et élégante, vous vous liquéfiez en le regardant et vous n'avez qu'une envie, le déshabiller contre un mur. S'il porte de vieilles fringues pourries, vous le trouvez attendrissant, attachant, vous le trouveriez même un peu moins surfait grâce à tout ce naturel, et vous n'avez qu'une envie, le déshabiller contre un mur.
Le mec surfait est donc, par essence, un mec dangereux pour vos hormones, d'autant plus que vous êtes consciente de sa surfaititude et que vous craquez quand même.
L'attitude du mec surfait
La surfaititude, c'est tout un art. Un art dont le mec surfait maîtrise toutes les nuances, toutes les circonvolutions et tous les détours. Raisonnons par le biais d'exemples concrets.
Le mec surfait, c'est ce mec que vous voyez tous les jours à la bibliothèque et qui a un faux air d'Edward Cullen. Tel un Chuck Bass, il a les yeux plissés en permanence, est toujours seul, et a l'air perdu et classe même quand il mange un immonde sandwich de chez Subway devant le Panthéon. Après son repas, il fait une petite pause avant de retourner bosser, et s'adosse donc contre un mur, une jambe repliée contre le mur susmentionné, avec son I-Pod dans les oreilles et les mains dans les poches. Vous SAVEZ qu'il est ridicule. Et pourtant, c'est plus fort que vous, vous fondez, et l'hystérie s'empare de vous: "Oh regarde, Edward Cullen écoute son I-Pod, DINGUE!".
Le mec surfait, c'est ce serveur que vous rencontrez en allant réserver un bar pour le bal de promo que vous organisez pour les gens de votre master (OUI, je l'ai fait, OUI, et ça promet d'être grand, vous raconterai). Il a les cheveux longs, un T-shirt moulant de 2 Be 3, parle à voix basse et, lorsque vous lui posez une question, vous répond "Attends, je finis de servir ce verre de vin rosé!" en secouant lascivement ses cheveux. Même sa façon de tourner les pages de son agenda est une invitation à la débauche. Au lieu de vous foutre de lui, vous bafouillez, minaudez, et la surfaititude a accompli son oeuvre de destruction.
La vie amoureuse du mec surfait
Ne cherchez pas, vous ne l'aurez jamais. L'inaccessibilité fait partie du personnage.
Le mec surfait aime
Des trucs de mec surfait, genre fumer d'un air mélancolique à la terrasse d'un café, jouer de la guitare, cultiver son éternelle barbe de trois jours, assortir son pull bleu à ses yeux bleus ou son pull rouge à sa peau mate et faire comme s'il ne s'apercevait pas de l'effet qu'il fait, INCARNER LE MAL ET LA TENTATION.
Les citations du mec surfait
N'importe quelle phrase commençant par "Ouaiiiiiiiis tu voiiiiiiiiis...", prononcée d'un air langoureux et torturé en se passant une main dans les cheveux. N'importe quelle phrase rendant nécessaire l'utilisation d'une bassine.
En résumé, le mec surfait, c'est ce mec qu'on adore détester et dénigrer en disant qu'il n'a aucun charme, que c'est tellement facile, et qu'on préfère un mec un peu moins "tout ce que la fille lambda aime". C'est ce mec qu'on est fière de snober, ou mieux, d'avoir comme ami, parce qu'il nous donne l'impression d'être trop fortes, trop rebelles de la vie et trop au-dessus de ces basses considérations.
Jusqu'au soir où, au détour d'une soirée sur les quais de Seine, vous expérimentez la communion avec une bande de jeunes artistes aux cheveux longs autour d'un pique-nique improvisé, en vous disant que ces mecs sont somme toute charmants. En vous disant qu'il pourrait être bien de vous ouvrir à autre chose.
Avant de croiser un blond à Ray-Ban faussement décoiffé qui boit négligemment un verre de vin en observant le soleil se coucher.
A ce moment-là, vous réalisez que vous êtes irrécupérable et que vous feriez mieux de vivre dans un teen movie.
Mathilde, la quasi-irréductible.
Kellan Lutz, alias Emmett Cullen dans "Twilight". Je suis si faible.
Listening:
"Love story" de Taylor Swift (une chanson digne d'une vraie addict à la surfaititude!)
29 avril 2009
"Over dreams, I have picked out a perfect come true..."
Entendu lors d'un dîner avec L, mon - nouvellement - ami et plus ou moins ex,
- qui est grand, beau, avec des yeux d'une couleur inconnue au bataillon devant lesquels j'ai eu beaucoup de mal à cesser de me liquéfier
- qui est intelligent, cultivé, ambitieux, drôle et gentil (pour peu qu'on ne tente pas d'envahir son espace vital en ayant l'outrecuidance de faire des trucs comme lui dire au bout d'un mois qu'on est contente de le connaître, faut quand même pas déconner)
-qui est à ce jour l'homme que j'ai le plus aimé et le seul dont je me sois
dit en le pensant réellement que je l'aimerais toute ma vie
- qui a le don de m'énerver et ne rentre absolument pas dans mon jeu de névrosée ("Ah ben OK, tu penses que notre relation vaut pas la peine que je me prenne la tête? Ben on arrête alors!", "Si tu veux.", "Non ben en fait non.")
- qui traîne un lourd passé d'handicapé émotionnel sévère, d'ailleurs à ce stade on parlerait plus de paraplégie émotionnelle en fait:
"C'est cool, ma copine commence à bosser à temps plein l'an prochain, ça va nous permettre d'épargner.".
Le tout en passant sur ce charmant pont St Michel illuminé par le soleil couchant, pont dont j'ai bien failli me jeter en entendant ça dans la bouche d'un mec autrefois surnommé Valmont par ses potes.
Comme quoi, y a jamais de vrais connards, juste des filles qui sont capables de les changer en devenant The One. Ou pas.
VDM.
Mathilde, qui n'est pas l'exception mais la règle.
Listening :
"A song for you" de Donny Hathaway (impossible de trouver la version originale sur YouTube, alors tant qu'à faire je vous remets la magnifique reprise de Lary, mon chouchou de la Nouvelle Star saison 7)
"15 step" de Radiohead
25 avril 2009
Dans la vie y a des gens qui ont de vrais problèmes tu vois.
Ces temps-ci, audience, j'ai l'impression d'être un estomac vivant.
A tel point que lors de mes mini-vacances entre potes à Lyon, lorsque le mec de ma copine Alexia qui nous accueillait gentiment chez lui m'a demandé si j'avais faim et que j'ai répondu "Non.", il s'est exclamé "Ah bon?".
Vous raconte pas comme c'est dur d'avoir l'air d'une fée évanescente et classe quand, pendant une soirée où tout le monde mange des chips et des bretzels, vous hurlez "Hééééééééééééééééééé qui m'accompagne prendre un kebab?" et partez à l'aventure dans les rues de Lyon City à 23h pour revenir ensuite avec un air illuminé et empreint de paix intérieure.
Bref.
En bonne boulimique donc, en sortant du boulot ce matin, je me suis dit "Tiens, et si j'allais me faire un McBacon, après tout, ça ne serait que le 189e de la semaine!".
Et là, un drame de plus.
Spotted, mes deux voisines de table, Jennifer et Kelly:
Jennifer: Faut que je te parle d'un truc hyper important, je sais pas quoi faire...
Kelly: Je t'écoute!
Jennifer: Ben tu vois, au début Chéri voulait pas que je me coupe les cheveux, et moi je voulais alors on s'engueulait vachement à ce sujet et tout. Et puis bon, ensuite je me suis dit que j'en avais marre de le décevoir à cause de mes cheveux tu vois, et j'ai décidé de pas les couper tu vois. Et hier, il m'a demandé si le coiffeur allait m'en couper beaucoup, alors qu'il sait que je veux plus les couper... Je suis perdue, tu penses que c'est un test?
Kelly: J'en sais rien je suis perplexe...
Jennifer: Non parce que je suis sûre de moi tu vois, je veux plus les couper et je changerai plus d'avis, alors je comprends pas trop ce qu'il essaie de me dire tu vois.
Kelly: Trop dur.
L'espèce humaine en général et les filles en particulier me dépriment. Tout simplement.
Mathilde, qui, sur ces bonnes paroles, s'en va digérer son KFC de ce soir. See you, le monde.
Listening :
"Boom boom pow" des Black Eyed Peas
29 mars 2009
Oui ben pourquoi pas hein.
Gens,
Fendons-nous tous ensemble d'un LOL dominical.
"Je pense que tu es trop attachée à moi en fait, je sens un décalage
dans notre relation. Tu es une fille géniale, mais j'y arrive pas, va savoir pourquoi. Vaut
mieux qu'on se sépare. Mais par contre j'aimerais bien que tu attendes un peu avant de sortir avec un autre mec, ça me ferait de la peine que tu
trouves quelqu'un tout de suite. Ca te dérange pas?"
"Ah mais je t'ai pas dit que j'avais déjà une copine quand on s'est connus? Ben tu le sais maintenant! Pourquoi tu le prends mal? T'abuses un peu non? Vous les filles, vous êtes d'un binaire! Je peux très bien avoir des sentiments pour vous deux et ne vouloir en perdre aucune, non?"
"Comment ça, tu estimes qu'après trois ans passés ensemble, certes en dents de scie mais quand même, tu es en droit d'attendre de moi que je te donne de mes nouvelles de temps en temps au lieu de décider du jour au lendemain que je ne t'adresserai plus jamais la parole? M'enfin, est-ce qu'on est sortis ensemble toi et moi, d'abord? On sait très bien pourquoi ça a duré aussi longtemps hein... Non non je t'aimais pas non. C'est pour ça que je veux plus te parler ni te voir tu comprends, oui oui, parce que tu m'es indifférente. Tellement indifférente que je ne peux plus supporter ta présence. Mais je t'aimais pas à part ça, et j'ai aucune rancoeur envers toi. D'ABORD."
"Mais non, j'avais pas du tout remarqué que notre relation était ambigüe!!! Je veux dire, ça fait un mois que tu me regardes comme un poulpe mort et que moi je te fais allusion sur allusion, mais je l'avais vraiment pas vu venir tu sais! Mais pas du tout! MAIS ABSOLUMENT PAS! Mais non je me fous pas de toi!"
Est-ce que je suis la seule à me demander ce qui est arrivé au bon vieux "C'est pas toi, c'est moi." ?
Mathilde, la fille qui avait visiblement un don pour bien choisir.
Listening :
"One 2 3 four" de Martin Solveig
"Not fair" et "He wasn't there" de Lily Allen
27 mars 2009
Zac Efron ou l'expérience de la plénitude.
Bonsoir, mes petits poulets adorés!
(Vous dis-je pour vous faire oublier de façon subreptice que j'avais promis d'écrire l'article sur ma folle journée à la poursuite de Zac Efron mardi, qu'on est vendredi, et qu'on ne peut décidément se fier à personne dans ce monde cruel.)
Comment allez-vous mes roudoudous en sucre?
(Mensonge, où t'arrêteras-tu?)
Last week-end: Je me balade aux Halles en tentant d'éviter la plèbe qui peuple ce lieu de perdition, quand soudain, mon oeil est attiré par une affiche devant la Fnac, affiche qui LE représente. Lui, l'homme (OUI, 22 ans cette année alors hein) que je partage avec toutes les adolescentes décérébrées du monde, LUI, l'homme qui virevolte comme personne avec son ballon de basket et sa mèche, LUI, ZAC. Attendu dans la Fnac susmentionnée deux jours plus tard. Je réfléchis. Je me dis que j'ai passé l'âge pour ces conneries. Je me dis que j'ai cours lundi. Que je n'irai PAS faire le pied de grue des heures durant avec des Kévina. Je me dis qu'il y a des limites.
Lundi, 9h: Je me réveille, saute du lit, et me prépare en 20 minutes chrono, en prenant toutefois soin de mettre un joli pull, des fois que Zac me repèrerait. On sait jamais hein.
Lundi, 10h05: Arrivée à PlèbeLand; La Fnac est ouverte depuis cinq minutes, il restera bien une invit pour moi, les filles ne sont quand même pas dingues à ce point.
Lundi, 10h10: Mais quelle naïveté. Pour avoir une place, m'informe un vigile, il fallait venir à 7h du mat. La fille qui me suit dans la queue partage mon désespoir. Nous pactisons. Elle a des contacts, m'apprend que Zac se trouve dans tel hôtel, et me propose d'aller l'espionner. Toutefois, nous décidons de repasser au Forum dans l'aprem avant d'en arriver à cette extrémité, just in case. TOUT VA BIEN.
Lundi, 16h: Back devant la Fnac, nous nous postons devant une entrée secrète, supputant qu'il passera par là avant d'aller à la conférence de presse ou pour en sortir. L'air faussement nonchalant, l'appareil prêt à fixer ce moment de grâce pour la postérité, nous devisons gaiement en sursautant dès que quelqu'un passe et en guettant toutes les voitures d'un air suspect.
Lundi, 18h (oui, 18h) : Toujours pas de Zac à notre entrée secrète, nous décidons de rejoindre le peuple qui se presse autour de la Fnac. Les filles sont au bord de l'hystérie, certaines pleurent, elles sont ridicules et je ne me prive pas de me moquer. BON, CERTES, je suis là avec elles, mais je suis digne et snob jusqu'au bout, MOI.
Lundi, 18h15: Soudain, une avalanche de cris, alors que ce pauvre Zac n'est même pas là. Je ricane devant cette démonstration de connerie organisée, en disant à l'une de mes compagnes de la journée que certaines devraient se faire piquer, toujours digne et snob.
Lundi, 18h16: Zac nous fait l'honneur de passer nous faire un coucou avant de s'en aller. Tout du moins, je le comprends à la scène de guerre qui se déroule sous mes yeux ébahis. Des gamines se marchent dessus, hurlent, pleurent de plus belle. Je les toise, complètement estomaquée.
Lundi, 18h16 et 30 secondes: Zac passe à ma hauteur. Mais impossible de le voir avec cette foule...
Et là, je ne suis plus très sûre de ce qui s'est passé.
Les rumeurs disent qu'une noire d'environ 1m75, vêtue d'un paletot digne de la plus grosse chagasse parisienne qui soit, âgée d'au moins cinq ans de plus que la moyenne des gueuses présentes sur les lieux, est montée sur un rayonnage de la Fnac, a viré sans remords tous les logiciels hors de prix qui s'y trouvaient et s'est accrochée au rayonnage susmentionné en se foulant à moitié un doigt au passage.
Les rumeurs disent que cette même fille a vu Zac Efron, là, à un mètre d'elle, et qu'elle n'a pensé ni à prendre son appareil photo, ni au fait qu'elle risquait de tomber à tout moment.
Les rumeurs disent que cette fille, qui avait passé la journée à ricaner, a juste été capable d'écarquiller les yeux, de lever les bras, et de crier "AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!!! ZAAAAAAAAAAAAAAAAAAAC!!!".
Les rumeurs disent que lorsque Zac s'est retourné de son côté et a souri, elle a manqué d'inonder la Fnac. Tout simplement.
Les rumeurs disent qu'elle est, bien évidemment, tombée de son perchoir à la seconde où l'hystérie post-Zac n'a plus été assez puissante pour la maintenir debout sans les mains sur une étagère instable, achevant son doigt par la même occasion, qu'elle a sauté sur toutes les filles qu'elle a trouvées en criant "Hiiii, hiiii, hiiiii, je l'ai vuuuuu, il est trop beau, il est tellement beau, je vais mourir, il est trop beau, j'arrive plus à respirer, hiiiiiiiiiiiiiiiii!", et que sur le chemin du retour à la fac elle a croisé environ dix autres morues hurlantes comme elle.
Les rumeurs disent qu'arrivée devant la fac, alors que ses éminents camarades sortaient d'un cours de droit social international et européen, l'air au bord du suicide, elle a commncé à sauter partout, son vocabulaire réduit à "ZAAAAAAAAAAAAAAAAAC MAIS ZAAAAAAAAAAAAAC MAIS TU TE RENDS COMPTE MAIS JE L'AI VU JE VAIS MOURIR C'EST BON MAIS HIIIII MAIS HAAAAAAAAAA. Heu j'ai vraiment mal au doigt là par contre mais HIIIIIIIIIIIIII ZAAAAAAAC IL EST TROP BEAAAAAAAAU.".
Les rumeurs disent enfin qu'elle se fait une rétrospective HSM permanente depuis et qu'elle est juste insupportable.
Les gens sont d'un médisant!
Mathilde, qui se dit qu'au moins, elle ne peut décemment PLUS faire pire.
Par souci d'honnêteté, je me dois de préciser que j'ai failli mourir d'amour en cherchant la photo qui illustrerait cet article, et que ma vie n'aura pas de sens tant que je ne serai pas mariée à un quelconque minet niaiseux aux yeux bleus. Cordialement.
Listening :
"Breaking free", extrait du premier volet d' "High School Musical" of course.
11 février 2009
Moi et... la St Valentin.
Mes chers enfants,
Si vous me lisez à peu près régulièrement, si tant est qu'on puisse parler de régularité sur un blog mis à jour en moyenne deux fois par mois, vous vous doutez que j'ai un rapport particulier avec une certaine institution commerciale qui permet à des millions de couples à travers le monde de jouer à "NOUS on est les plus amoureux NOUS, hein mon Biquet en sucre?" et à des millions de célibataires à travers le monde d'avoir l'impression d'être exclus de la société.
Si vous voulez tout savoir, en bientôt 21 ans d'existence j'ai passé DEUX St Valentin maquée. La première, avec THE ONE AND ONLY S l'Affreux, reste un excellent souvenir. On a échangé des cadeaux en se faisant des câlins, bien au chaud, pendant que la pluie tombait sur les fenêtres, en se promettant de s'aimer toute la vie, on était jeunes, on était niaiseux, c'était bien, c'était beau, c'était Bosch. La deuxième, c'était l'année dernière. J'ai demandé d'un air faussement blasé à mon cher et tendre de l'époque s'il voulait qu'on fasse quelque chose pour l'occasion, il a répliqué en me demandant si moi j'avais envie de faire quelque chose pour l'occasion, j'ai contre-attaqué en lui disant que c'était trop nul trop commercial hyper naze bouh mais que si vraiment il avait envie de faire quelque chose pourquoi pas mais que c'était trop nul trop commercial hyper naze bouh. Du coup, on a rien fait. Oui, je suis idiote.
Cette année, après avoir passé l'année la plus foireuse de ma vie sur moult points, notamment celui de ma vie sentimentale, j'avais prévu de me foutre royalement de la St Valentin, des projets tous plus chou les uns que les autres de mes copines et du monde en général. Mais j'avais oublié que je n'étais pas la seule névrosée de mon entourage...
Fin janvier, je suis conviée à une soirée de contre-St Valentin par Céline, ma copine Pue. Je dis: "OK.". Début février, mon autre Céline, ma copine Sorbonnarde, récemment célibataire, m'annonce que le 14, nous passerons la soirée à pump it up et qu'il faut qu'on trouve un endroit où faire nos Discobitches jusqu'au bout de la night. Je dis:"OK.". Je propose à deux autres copines sans Valentin de nous accompagner. Elles me traitent de tous les noms, s'indignent, je ne suis qu'une connasse, qu'est-ce que je crois, est-ce qu'elles ont l'air si desperate, bla bla bla. Et puis, elles disent: "OK.".
Pour finir, au lieu de passer une St Valentin à roucouler avec un Biquet en sucre, je la passerai avec mes merveilleuses amies, à shaker mon booty, à boire des mojitos et à arpenter Paris en lançant plein de théories foireuses comme si j'avais découvert le secret de la construction des pyramides de Gizeh.
Ce qui, ai-je envie de dire, se rapproche assez de ce qu'une Mathilde appelle une soirée réussie.
En conclusion, la St Valentin 2009 sera sans doute un joli souvenir, et peu importe qu'elle ne le soit pas grâce à un quelconque chromosome Y.
Après tout, l'élément principal, à savoir l'amour, sera présent, et c'est le plus important.
Mathilde, qui pense de toute façon qu'elle n'appréciera une St Valentin en couple que lorsqu'elle sera mariée avec Edward Cullen. Tout est Edward Cullen. AAAAAAAAAH. (Pardon, c'est plus fort que moi.)
Listening :
"Like a hobo" de Charlie Winston
"Lullabye" de Justin Nozuka
"Oceano" de Josh Groban (JOOOOOOOOOOOOSH, partenaire de mes journées et de mes nuits de drama queen, si tu savais comme je t'aime!)
"Lucky" de Jason Mraz et Colbie Caillat (mon coup de coeur de ces derniers mois)
07 février 2009
"Tout est Edward Cullen." ou comment un énième film niais me mena à ma perte.
Je vis un drame intérieur.
31 janvier 2009: Je vais voir "Twilight" au cinéma avec Julie. Début de la fin. J'expérimente un orgasme visuel de deux heures, les deux mains sur le coeur, me retiens de crier "Hiiiiiiiiiii!" à chaque apparition d'Edward/Robert Pattinson et manque de m'évanouir au moment où il embrasse ENFIN cette pouf de Bella/Kristen Stewart. A la sortie du ciné, nous enchaînons par un verre au N'importe quoi, où je passe deux heures à répéter inlassablement "Non mais Edward Cullen. Non mais tu permets? J'essaie de réfléchir à ma vie maintenant que je suis amoureuse d'Edward Cullen. Non mais Edward Cullen. Mais moi aussi je veux sortir avec un vampire de toute façon, les humains c'est tellement surfait. Et puis Edward Cullen. Pourquoi on reste là à boire des cocktails alors qu'EDWARD CULLEN? EDWARD CULLEN!!!".
1er février 2009: Texto de ma Choupette, aussitôt avertie de mon traumatisme puisque ça fait des mois et des mois qu'elle me parle de "Twilight": "Je te surkiffe de partager mon délire d'Edward Cullen. Je t'aime. Je savais que je pouvais compter sur toi.".
3 février 2009: Suite aux commentaires de mes amis sains d'esprit, désespérés de voir tous mes statuts Facebook consacrés à mon amour pour Edward Cullen et à mon envie de m'exiler avec lui au sommet d'un séquoia, je sombre définitivement: "Un jour j'arrêterai de parler d'Edward Cullen en disant son nom entier comme si sa transcendance ne pouvait se limiter au simple énoncé de son prénom, et un jour j'arrêterai aussi de parler d'Edward Cullen comme s'il existait réellement.", leur réponds-je très sérieusement.
4 février 2009: Je dévore le premier bouquin en une journée. A-t-on encore besoin de commenter?
6/7 février 2009: Echange par walls interposés avec N, cette mauvaise engeance, suite à une soirée de folaï passée chez notre pote I.
Mathilde M wrote: Message
bien reçu, stop. Etais trop profondément enfoncée dans un sommeil
post-cuite pour le voir, stop. Viens donc de le lire, accompagnée de la
poutre dans mon cerveau, stop. Espère que tu es dans un meilleur état
que moi, stop. Débrief ASAP avec M et A, stop.
Natacha S wrote: Suis dans un état étonnamment bon. Cependant, ma vision du monde est officiellement brouillée par Ed Cullen, je t'expliquerai. Je me passerai cependant des arbres, qui je le sais, te sont si chers.
Mathilde M wrote: NON je ne suis pas en train d'éplucher les groupes FB consacrés à qui tu sais en me demandant lequel traduit le plus mon sentiment, entre "You know you're in love with qui tu sais when" et "I have trouble dealing with the fact that qui tu sais is fictional"...
Mathilde M wrote: Est-ce que tu pourrais arrêter de dire que je télécharge actuellement la BO de ce que tu sais ou bien? Ca me vexe!
Natacha S wrote: C'est moi qui délire ou pendant mon absence excessivement longue tu m'as accusé à maintes reprises de harcèlement? Ça ne te dérange pas de réduire ma réputation à néant par des mensonges éhontés? Petite coureuse de remparts va!
Mathilde M wrote: Heu tu m'excuseras de lutter contre les fausses rumeurs que tu fais circuler sur mon compte, comme par exemple celle qui dit que j'ai à présent des photos d'EC sur mon ordi telle la skyblogueuse de base. Tu n'es qu'une ennemie de la couronne, un arrière-faix de truie ladre! PS: Je vois que t'as rejoint le groupe... Niak.
Natacha S wrote: N'ai même pas besoin de photos, Ed Cullen est définitivement dans ma vie. Tout est Ed Cullen, Ed Cullen est partout.
Mathilde M wrote: Je suis en train d'agoniser de rire devant ton "Tout est Edward Cullen.". Je pense que ça va devenir une devise.
Mathilde, qui a trouvé un nouveau but dans l'existence. (Et une nouvelle raison de se dire qu'elle n'est qu'une midinette.)
Listening :
"Full moon" des Black Ghosts
"Flightless bird, American mouth" d'Iron and Wine
Quitte à jouer les morues, autant le faire jusqu'au bout en écoutant la BO en boucle, non?
20 janvier 2009
The cheerleader effect.
Coucou les arrières-faix de truie ladre!
Ca va bien?
Bonne année, bonne santé, parce qu'une vraie rebelle présente ses voeux le 20 janvier et n'a cure des convenances. J'espère que vous avez bien profité de votre réveillon devant "120 minutes de bonheur" à manger du foie gras avec tonton Jean-Jacques, moi j'étais à Barcelone en train de courir dans le métro pour arriver Plaza Catalunya avant minuit, de faire la folle sur la place susmentionnée et de pump it up en boîte sur las Ramblas en embrassant des marseillais.
Les digressions sont mes amies, il faut les aimer aussi.
Le sujet du jour, peuple, est le cheerleader effect, qui inaugurera une nouvelle catégorie.
On pourrait parler du jour historique que nous vivons grâce à l'investiture de Barack Obama, dire qu'on a rarement été aussi émue et qu'on est heureuse, si heureuse, pour l'Amérique et pour le monde, mais on (mon alter ego cheerleader et moi) est un peu connes, d'ailleurs on passe trop de temps sur Facebook, au point qu'on se demanderait presque s'il nous arrive de lire un livre.
Les digressions sont toujours mes amies, il faut les aimer aussi.
Le cheerleader effect, donc.
Vous êtes une fille tout ce qu'il y a de plus normal. Vous pensez en toute modestie ne pas ressembler à un troll mort, mais sans pour autant vous prendre pour Halle Berry. Vous êtes intelligente. Vous êtes plutôt sympa. Vous menez une vie tranquille d'étudiante habitant chez ses parents dans la petite ville de Funkytown.
Rien, donc, ne vous prédispose à agir comme une Tiffany tout droit sortie de "Sweet Valley" croisée avec Kimberley Shaw, la psychopathe de Melrose Place.
Sauf.
Élément perturbateur n°1: Cheerleader effect et influence du chromosome Y
Vous vous retrouvez un jour, sans même l'avoir vu venir, à dire à vos copines qui ont eu le malheur de ne pas vous parler pendant dix jours: "MAIS ATTENDS je t'ai pas raconté que j'avais légèrement dérapé avec Untel? Non mais ça c'était après la fois où j'ai passé la soirée chez Untel et avant la fois où j'ai embrassé Untel et Untel! Et puis Untel m'a fait une déclaration aussi, mais comme j'étais déjà en train d'aller voir Untel... Oui Untel d'avant les vacances, pas l'autre!!! Mais suis un peu!" et à vous faire l'effet d'etre une catin, mais à trouver ça bien plus marrant que votre dépression post-résidu-de-basse-fosse-dont-vous-avez-déjà-trop-parlé.
Cheerleader attitude: 6/10
Le lendemain, de façon totalement contradictoire, vous hurlez des: "HIIIIIIIIIII MAIS COMMENT TU LE CONNAIIIIIS!" à vos copines, lorsqu'en amphi, elles parlent à Untel, but ultime de votre existence, que vous regardez comme un poulpe frit depuis le début de l'année. Puis vous enchaînez: "HIIIIIIIIIIIIII MAIS PRESENTE-LE MOIIII!!! DEMAIN!!! Je vais mettre une jolie robe!!!".
Pour ajouter à votre cheerleader attitude, vous êtes pote avec un mec qui dispose d'un véritable fan-club dans l'amphi en question, et vous êtes morte de rire en voyant les regards de haine que vous jettent certaines nanas quand vous gratifiez ce cher enfant d'une bise ou d'un "Tu viens, on va déjeuner?".
Cheerleader attitude: 9/10
Élément perturbateur n°2: Cheerleader effect et relations avec vos congénères féminines
Vous avez plein de copines, c'est un fait. Tellement que vous en revendriez même certaines, genre elle. Vous êtes le genre de fille qui a, toujours, peu importe l'environnement ou le moment, le don de se trouver une bande de filles adorables qui acceptent votre folie et sont même parfois pires que vous. Vous passez des matinées à prendre des petits déjeuners chez Starbucks ou au Colombus Café, des soirées à boire des mojitos dans les cafés de Paris, vous avez des fous rires toute la journée et des idées géniales, genre l'organisation d'un dîner de Noël: "Et même que tout le monde aurait un bonnet et qu'on décorerait ton appart avec plein de petites bougies dorées en forme de sapins!".
Cheerleader attitude: 8/10
Et pourtant, vous avez une forte tendance à vous transformer en harpie lorsqu'une fille vous insupporte. Vous maîtrisez à merveille l'air hautain et le haussement de sourcil méprisant. Et que dire de votre incroyable talent pour les moqueries cruelles et l'ironie mordante? Vous n'hésitez pas à montrer clairement votre aversion envers la personne concernée, à la tourner en ridicule ouvertement et à la traiter de morue dégénérée à tête de luciole. La morue en question fait l'objet de moult et moult discussions avec vos amis et même votre pauvre frère qui a la patience d'écouter vos histoires jusqu'à des heures indues, ainsi que de plans diaboliques et autres tortures savamment orchestrées. Vous pratiquez à l'occasion la méchanceté de cheerleader en groupe, et ça vous fait mourir de rire.
Cheerleader attitude: 10/10
Vous avez à coeur d'exaspérer encore plus les gens qui ont quelque chose contre vous.
On vous reproche d'être snob? Vous criez à la cantonade que le prolétariat nous perdra, vous chantez "Au Noooord, c'étaient les cooorons!" et faites l'apologie d'un capitalisme effréné. On vous reproche d'être superficielle? Vous venez en cours avec un cache-oreilles rose et des low boots qui font un bruit d'enfer sur les parquets de la vénérable Sorbonne, parlez d'une voix suraigüe et demandez à la Terre entière: "Qui vient voir "Twilight" avec moi?".
En fait, au-delà de tout cheerleader effect, vous êtes surtout une fille qui assume carrément son côté fifille, et qui emmerde ceux qui sont assez idiots et incapables de second degré pour la réduire à ça.
Sur ce, mes petits grippeminauds (les insultes du Moyen-Âge sont également mes amies), je vous dis à bientôt pour d'autres théories passionnantes!
Mathilde, qui fait encore une fois sa Cher Horowitz du pauvre.
Listening :
"Sweet about me" de Gabriella Cilmi
"Infinity 2008" de Guru Josh Project












