26 septembre 2007
Vis ma vie de princesse qui attire les crapauds qui se transforment pas en princes charmants (y a de l'arnaque dans l'air) ...
Dans la vie d'une Mathildou, il y a la famille, les amis, la fac, le shopping et "High School Musical", entre autres.
Il y a aussi l'amûûûr, avec un grand A. A comme Affreux (L), A comme Amitié (malheureusement, ça va souvent ensemble chez moi :-/), A comme Addiction...
Mais aussi A comme Aaaaaarghhpouaaaaahcestquoicesgaaaars.
Cas n°1: le gueux
Spécimen le plus fréquemment rencontré par notre héroïne. Spécimen le plus fréquemment rencontré par la plupart des nanas, en fait. Le gueux officie souvent aux alentours des gares (mais qui a dit "Châtelet-les-Halles" et "Gare du Nord"?). Le gueux se caractérise le plus souvent par son mode d'expression proche du langage des espions les plus chevronnés, un savant mélange de "Psssst pssst!" et autres "Ksss ksss!", mon préféré étant sans doute le bruit de baiser, vous savez, celui qu'on fait lorsqu'on veut appeler son chien. Lorsque le gueux voit que je ne lui accorde pas d'attention (surprenant!), il s'énerve et m'assène un "Pfff, casse-toi, t'es moche de toute façon!" (et pourquoi tu m'as accostée alors, petit plébéien?).
Mes exemples perso de gueux: Celui qui m'a dit que j'étais une traîtresse qui se la racontait parce qu'elle traînait avec une sale blanche (Lauriane en l'espèce), après m'avoir dit: "Quand je vais te niquer, tu verras si on va pas se connaître!", tout ça parce que j'avais dédaigné sa proposition de faire ma connaissance, formulée de la plus délicate façon qui soit: m'attraper par le bras et me tirer vers lui. Celui qui a attrapé Fanny par les cheveux en sortant du Six Seven et nous a dit: "Vous, les filles, vous aimez qu'on soit violents avec vous de toute façon.". Celui qui, lorsque j'avais 13 ans, m'a quasiment fait pleurer dans un magasin de CD en m'engueulant parce que je ne voulais pas lui parler et en menaçant de me suivre jusque chez moi. Celui qui a tenté de m'embrasser en plein Forum des Halles DEUX FOIS à quelques mois d'intervalle, sans se rappeler qu'il m'avait déjà rencontrée. Celui qui a dit à Aïssatou: "C'est pas parce que tu bois de la Vittel qu'il faut te la péter.". Et tous leurs congénères. Bonne pendaison à vous les gars.
Cas n°2: le blédard
Débarquant de lointaines contrées, il est tout heureux de rencontrer une jeune femme qui n'est visiblement pas d'origine bourguignonne. Mieux, il croit avoir trouvé sa future femme. Il me raconte sa vie d'un air désespéré, me demande s'il peut être mon ami d'un air désespéré (bah bien sûr, tu me suis parce que tu veux être mon ami, normal!), me donne son numéro d'un air désespéré, et si j'étais moins machiavélique je me sentirais presque coupable de lui donner un faux prénom et un faux numéro, parce qu'il pense sincèrement qu'on va garder contact.
Mes exemples perso de blédards: Point d'exemple ici, mais juste une dédicace à ma best, Aïssatou, qui s'est fait alpaguer avec un "Salut ma pouce!" du plus bel effet :p.
Cas n°3: le TC double M (Trentenaire Charmant Mais Maqué)
Il y a trentenaire et trentenaire. Ceux qui s'intéressent à moi sont généralement plutôt sexy, mais mariés et pères de 18 gosses. Faut croire que même en doudoune j'ai la dégaine d'une petite jeunette dévergondée avec laquelle s'encanailler. Ils sont généralement plus évolués que les deux cas évoqués plus haut, et je dois reconnaître qu'un compliment autre que "Hééé pssst t'es bien charmante t'as vu ksss kss!", ça fait toujours plaisir. C'est même tout à fait séduisant. Jusqu'au moment où je pense à Bobonne qui attend son homme en regardant "la Roue de la Fortune" ou un truc du genre. Et là, j'ai juste envie de foutre des claques au malotru qui me dévore des yeux.
Mes exemples perso de TC double M: Celui qui est venu me voir à Beaubourg et m'a dit à quel point j'étais attirante et sensuelle, qu'il avait envie de me faire monter au 7e ciel et de me faire profiter de son amour infini de la Femme. Je vous laisse imaginer le tableau: lui me disant clairement que si j'avais envie de faire l'amour avec un Homme, un vrai, je n'avais qu'à l'appeler; et moi, étudiante tentant de m'instruire un dimanche matin d'hiver, bouquin de droit constitutionnel à la main, pas du tout à mon avantage puisque je me rappelle que ce jour-là je portais un jean rentré dans mes bottes d'Inuït hivernales, un pull moulant et un foulard noué en turban sur la tête. Le tout sans maquillage. Celui qui m'a alpaguée rue de Rivoli pas plus tard que cet aprem, en me disant que j'étais une "petite bulle de charme", avant de m'avouer qu'il avait envie de me revoir même s'il tenait beaucoup à sa femme :-/ ...
A ce stade, une question se pose: qu'est-ce qui cloche chez moi???
Mathilde, qui ne demande pas forcément un Ken, mais juste un Brent (le Brent étant le pote un peu plus normal de Ken, celui qui est juste chou et gentil, dico de Mathilde, page 412 :p) ...
Listening:
"Beautiful girls" de Sean Kingston
"4 in the morning" de Gwen Stefani
18 septembre 2007
Session shopping: Zara et Guess
Ne suis-je pas sooooooo glaaaaaaam so stylish of the supasky en D'Artagnan des temps modernes ^^ ?
Pour celles qui ont suivi la désormais légendaire saga des low boots de Mathilde, NON, je ne porte pas les splendides bottes les 3 Suisses que je vais m'offrir dans un futur très proche, mais une autre paire que j'ai trouvée dans un petit magasin rue de Tecktonik (anciennement rue de Rivoli, à l'époque où elle était fréquentée par des personnes normales pensant que la danse et la spasmophilie ne vont pas ensemble).
Je suis donc actuellement en pleine auto-persuasion pour me convaincre que je ne suis pas une pouffiasse compulsive et que j'ai bel et bien besoin de deux paires de low boots.
Et le pire, c'est que ça marche :p !
16 septembre 2007
"Je t'emmerde, je t'emmerde et je t'emmerde..."
Face à l'infinie poésie que dégage mon charmant titre, piqué au non moins poète MC Jean Gab1, je vous sens perdus, chers lecteurs habitués à mon incommensurable gentillesse. Mais l'actualité Puesque étant ce qu'elle est, et mon actualité personnelle, influencée par certains phénomènes périodiques qui me mettent naturellement de mauvaise humeur, étant elle aussi ce qu'elle est, je pense que j'avais besoin d'exprimer ce qui sera ma grande résolution de la rentrée 2007.
J.N.M.P.P.L.T.P.L.G.
Je. Ne. Me. Prends. Plus. La. Tête. Pour. Les. Gueux.
Pour les gens qui maîtrisent le Mathildou, je n'entends pas "gueux" au sens du dalleux made in Châtelet-les-Halles qui vous adresse un élégant "Kss kss..." lorsque vous passez devant lui... Je parle des boulets que toute fille est amenée à rencontrer au cours de son existence.
J'ai connu trop de cons.
Trop de mous du bulbe. Trop de faux amis qui vous oublient dès que vous quittez le lycée. Trop d'opportunistes qui vous utilisent. Trop d'handicapés émotionnels. Trop d'indécis qui vous aiment puis ne vous aiment plus mais vous aiment encore ah mais non mais si. Trop de mecs aux chevilles enflées qui croient que tout leur est dû parce que "Attends, je suis trop beau, comment peux-tu ne pas avoir follement envie de moi?" (pour ceux qui en doutent, oui, il existe des mecs qui pensent comme ça, j'ai pu le constater en live). Trop de mecs qui pensent que vous devriez les bénir d'accorder de l'attention à une pauvre fille telle que vous (et si vous pouviez baiser le sol sur leur passage aussi, ce serait encore mieux).
Et j'en ai juste marre.
Le monde regorge de vrais gentils. De mecs (un minimum) équilibrés. Je le sais, j'en connais. Et je ne vois pas pourquoi je n'aurais pas droit à des relations simples et sincères avec ces mecs gentils et (un minimum) équilibrés. Ni pourquoi je devrais continuer à tourner dans "Vis ma vie de maso".
On en revient donc à ce slogan qui sera bientôt culte (parfaitement, il deviendra culte) ...
Je. Ne. Me. Prends. Plus. La. Tête. Pour. Les. Gueux.
Je les exècre, je les abhorre, je les honnis. Je les annihile, je les zappe, je les renvoie dans les limbes de l'oubli. Je les écrase symboliquement avec le talon de mes nouvelles low boots (il fallait bien une parenthèse cruche :p).
Et je leur souhaite de finir sur un char à danser la tecktonik à la prochaine Techno Parade en jean slim fluo et crête assortie.
Mathilde, en mode sérénité dominicale :p ...
PS: Article dédicacé à mes Pues Vanessa et Aurélie, qui elles non plus Ne. Se. Prendront. Plus. La. Tête. Pour. Les. Gueux.
PS 2: Article également dédicacé aux vrais mecs bien que je compte parmi mes amis et qui me donnent confiance en leurs congénères...
PS 3: J'ai dit que je zappais les gueux, mais il y en a quand même un qui demeurera dans ma vie quoi qu'il advienne. Tu. Te. Reconnaîtras. Boo. Même si t'es le roi des Affreux et le champion des oui mais non mais en fait si. (L)
Listening:
"Garçon" de Koxie
Je rigole, vous m'avez prise pour une djeunzzz en mal d'hymnes fédérateurs permettant d'égayer ma pré-pubère existence ou quoi?
"Wannabe" des Spice Girls (Koxie, remballe ta moto, c'est CA le girl power :p !)
13 septembre 2007
Un boulet en pleine Kenitude...
Je suis sado-masochiste.
(Petite pause dramatique, le temps de faire mon petit effet. C'est bon, vous vous demandez quelle mouche m'a encore piquée et si j'ai définitivement cédé au côté obscur de ma personnalité? L'objectif est atteint? OK, fin de la pause dramatique. Cordialement.)
Je vous vois saliver, bande de petits pervers, imaginant déjà un article plein de fouets, de menottes et autres joyeusetés (je sens que je vais avoir pleiiin de recherches Google sympa maintenant :p) ... Mais point du tout, mon sado-masochisme se traduit de plusieurs autres façons qui n'ont rien de sexuel. Pas trop déçus?
Sado, pour l'infini potentiel de ma langue de vipère, qui me fait régulièrement sortir des phrases comme "Non décidément je comprends pas pourquoi il parle à une fille aussi dégueu, ça doit être sa vieille cousine grosse et moche, c'est la seule explication." ou "Mais j'en ai raaaaanafoutre que tu traînes avec une sale pute crasseuse, tu fais ce que tu veux hein, moi je dis ça je dis rien, non j'suis pas jalouse, j'essaie de te protéger, voilà tout..."... Maso, parce que je me rends compte que ça me dérange de moins en moins de m'afficher sur mon blog et de passer pour une psychopathe vous raconter mes cruchasseries, à vous, mes gentils lecteurs adorés (meuuuh non, je n'ai pas DU TOUT l'intention de vous lécher les bottes pour que l'un de vous m'offre mes futures low boots les 3 Suisses, m'enfin!) ...
Le boulet du jour: moi, je suis ma plus grande source d'inspiration :p !
Le contexte: Un jour de printemps, peut-être un mois avant le début des partiels. Fin du TD de droit administratif, TD géré par notre idole, la chargée de TD la plus stylée et la plus intelligente du monde, qui nous donne envie de foncer bosser à la BU pour devenir, nous aussi, des presque-trentenaires canon capables de réciter le GAJA à tout moment et de tout savoir des aventures de Dame Lamotte et autres Denoyez et Chorques.
Le drame: Lauriane et moi faisons notre entrée dans la BU de la rue Broca, BU qui est habituellement THE place to be pour les filles à mèche Sorbonnardes de deuxième année. Ce jour-là, cependant, elle est miraculeusement vide. Enfin, presque... Un jeune homme est plongé dans ses bouquins... C'est le splendide Ken (pour ceux qui ne me lisaient pas sur Skyblog et ne connaissent donc pas Ken, l'une des quelques stars de mon amphi, Ken est un grand brun légèrement métrosexuel aux yeux bleus et au teint mat qui, comme son nom l'indique, est limite trop beau pour être vrai). Lau et moi choisissons une table vide, mais je me rends compte qu'il y a deux places libres juste à côté de Ken. Comme ma Lau est une vraie amie qui supporte avec patience mes cruchasseries, elle se lève et m'accompagne. Ken a de fait tout le loisir de nous voir retraverser la bibliothèque (quasiment vide, je vous le rappelle) jusqu'à sa table. Je prends mon courage à deux mains et tente un: "Excuse-moi, y a quelqu'un à côté de toi?". Il lève ses grands yeux bleus vers moi (et là, vous vous en doutez bien, je pleure intérieurement devant tant de canontitude) et me dit que la place est libre. Je m'assieds donc, toute guillerette, Lauriane à côté de moi, résignée.
Vous me trouvez cruche? Le pire reste à venir. Non seulement je me suis encore plus grillée que je ne l'étais déjà avec ma technique pourrie, mais en plus j'ai passé DEUX HEURES à côté de lui sans lui dire un mot. En même temps, difficile de parler quand on est en plein orgasme visuel. Orgasme visuel qui est également devenu tactile, lorsque son coude a commencé à effleurer le mien par mégarde. Evidemment, je n'ai rien foutu, et au lieu de bosser j'ai regardé les cours de Ken en m'extasiant sur son sérieux (vous connaissez beaucoup de gens qui photocopient 72 bouquins juste pour préparer une fiche de TD???) et en agonisant encore et encore.
Moralité: J'ai beau rire en relisant mes journaux intimes de l'époque du lycée et me dire que j'ai quand même fait un bout de chemin depuis, il y a des moments où j'ai toujours 16 ans...
Mathilde, incapable de résister à une bouille de minet...
Listening:
"La femme chocolat" d'Olivia Ruiz
12 septembre 2007
Coup de coeur cinématographique: Hairspray!
Today, après un déjeuner japonais avec Lau et Djami (un jour je deviendrai un maki géant à force d'en manger par douzaines), je suis allée voir "Hairspray" avec Aïssatou, la meilleure best de toutes les best du monde entier.
Il faut savoir que nous attendions ce moment depuis juillet, puisque lorsque nous avons vu la bande-annonce du film en allant voir "Les Simpson", nous avons commencé à nous extasier en nous trémoussant à moitié sur nos sièges. Et aujourd'hui, enfin, nous avons vu le film qui nous attirait tant, et ça a été un vrai coup de coeur pour nous deux !
Le pitch: Dans les années 60, Tracy (Nikki Blonsky), une adolescente joyeuse et déterminée à devenir une star malgré ses kilos en trop, passe une audition pour rejoindre la troupe du show télé préféré des ados, le Corny Collins Show. D'abord rejetée par l'affreuse directrice de la chaîne, Velma Von Tussle (Michelle Pfeiffer), Tracy parvient à décrocher une place dans l'émission en étant l'une des premières blanches à danser à la façon des noirs. Très vite, tout s'enchaîne: Tracy devient célèbre; se rapproche de Link Larkin (Zac Efron), le playboy du lycée dont elle est folle amoureuse, et qui est lui aussi membre de la troupe de Corny Collins (James Marsden); elle se fait surtout des amis noirs, notamment Seaweed (Elijah Kenney), un danseur qui lui ouvre de nouveaux horizons. Mais la soudaine ascension de la jeune fille, qui rêve de gloire, mais aussi de mélange entre noirs et blancs, ne plaît pas à tout le monde, notamment à Velma Von Tussle, qui déteste que Tracy fasse de l'ombre à sa cruche de fille, Amber (Brittany Snow), petite amie attitrée de Link et star du show malgré son manque de talent...
Pourquoi j'ai aimé: Parce que c'est un film rafraîchissant à la gloire de la différence, un film dont la légèreté s'accorde parfaitement avec la gravité de la question de la ségrégation raciale. Parce que malgré le côté comédie musicale pleine de bons sentiments, le film est tout sauf gnangnan. Parce que les chansons sont sympa et entraînantes. Parce que Nikki Blonsky, dans le rôle de l'adorable Tracy, est un vrai bijou de peps et d'énergie. Parce que Zac Efron est tout simplement tordant en star du lycée narcissique mais pas stupide, et que je pense sincèrement que ce jeunot, qui est déjà très mignon, va devenir un sex-symbol d'ici quelques années, j'envisage donc de tomber amoureuse de lui d'ici peu, ça reste à négocier. Parce que John Travolta en maman poule vaut le détour. Parce que Queen Latifah est géniale en black mama des sixties. Parce que la midinette en moi bave devant James Marsden depuis genre 7 ans.
Alors sortez vos tubes de laque et vos robes d'inspiration sixties, et si ce n'est pas encore fait, craquez pour "Hairspray"!
10 septembre 2007
La minute gaga ou extasiez-vous amis lecteurs...
Mani, le plus jeune de mes adorables petits cousins américains, n'a que 6 mois, mais c'est déjà un super bon parti...
Il est so fashion of the life et n'hésite pas à tenter les fantaisies capillaires les plus inattendues...
Il a de la conversation et agrémentera vos soirées de "Da da da!" et autres "Vvvv!" très pertinents...
Il n'aime pas qu'on le prenne pour un djeunzzz à casquette de base...
Une vraie bombasse de bébé! La preuve, il est déjà sollicité de toutes parts...
... ou alors il a juste une cousine machiavélique qui le couvre délibérément de gloss M.A.C. à longueur de journée...
Bref, George, Brad, Jude et consorts peuvent aller se rhabiller...
Parce que le plus beau, c'est lui (est-ce que George, Brad, Jude et consorts seraient aussi canon sans dents, hein? ah ah, ça c'est de l'argument imparable :p) !
Mathilde, tout simplement accro à sa baby bombasse de cousin =) !
Listening:
"D.A.N.C.E." de Justice
05 septembre 2007
Coup de coeur gastronomique: le Barramundi!
Le Barramundi
La découverte: Céline et moi cherchons désespérément un endroit sympa où fêter l'anniversaire de Lauriane. Soucieuse de trouver un endroit encore plus glaaaaaaaam que le Bouuuund, Céline tape "restaurant lounge" sur Google. Et là, c'est la révélation: le Barramundi sera le prochain lieu de glaaaamisation du GROUPE.
Le test: Hier soir, en GROUPE. Ce fut une soirée riche en rebondissements, entre une surprise gâchée par le RER A et ses malaises de voyageur inopinés, l'errance sur le boulevard des Capucines à la recherche de la rue Taitbout, le dîner avec Lindsay de "L'île de la tentation" à la table d'à côté (et la tentative de matage intensif qui a suivi, n'est-ce pas Céline :p) et la promenade dans Paris endormi sur des talons soudain devenus des objets de torture... Une de ces soirées improbables qui se révèlent inoubliables =) !
Le Barramundi est tellement louuuunge que la photo du restau devrait servir à illustrer le mot "louuunge" dans mon dictionnaire personnel. Lumières tamisées, déco ethnique aux couleurs sobres, canapés confortables et bar illuminé, le Barramundi vous propose un cadre tout simplement MA-GNI-FIQUE. Gros coup de coeur pour l'incroyable bande-son, qui vous transporte sans que vous vous en aperceviez, vers des contrées lointaines où tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté (bon OK je me tais :p) ... En ce qui concerne la clientèle, elle est typiquement parisienne, so hype so fashion so glam, comme on peut s'y attendre dans ce genre d'endroits.
Le site Internet du restaurant parle de cuisine méditerranéenne. Moi, perso, je ne vois pas trop où se trouve la Méditerranée dans le poulet tandoori, mais le Barramundi est incontestablement un lieu où se régaler. Les cocktails sont géniaux, les entrées sont tout simplement des oeuvres d'art (mon tartare de saumon a failli me faire pleurer :p), et les plats sont très raffinés (même leur steak au poivre est hype, c'est dire). En ce qui concerne les prix, c'est un restau qui est loin d'être donné, mais si on est raisonnable, on peut s'en sortir pour moins de 30 euros (sauf que je ne suis pas raisonnable, et que mon Sex on the beach, mon tartare de saumon et mon steak au poivre servi avec un gratin de ravioles - gratin que je n'ai pas mangé, je suis courageuse mais pas téméraire - m'ont donc coûté un peu plus cher :p) ...
En bref: On dit OUI au Barramundi et c'est tout. 15/20
L'adresse: 3 rue Taitbout, près de l'Opéra Garnier, 9e arrondissement de Paris (RER A, métro 7)
02 septembre 2007
La plus belle fac du monde...
1er octobre 2007: les choses sérieuses commencent...
Le dernier article de ma Choupette m'a rappelé que cette année, tous les étudiants de troisième année jouaient plus ou moins leur avenir, c'est l'heure des choix, l'heure de la compétition, l'heure de se démarquer...
L'heure d'aller à la BU pour bosser AVANT les vacances de Noël, et, quand on y est, de bosser effectivement au lieu de guetter Ken pendant des heures :p ...
Ces deux dernières années, la Sorbonne m'a fait vivre des moments difficiles. Des crises de larmes en plein amphi (ah non, ça c'étaient les quelques gueux pour lesquels je me suis inutilement pris la tête), des journées passées à me dire que j'étais moche et obèse (ah non, ça c'étaient les filles à mèche de la rue Broca), des nuits blanches passées à rédiger un commentaire de l'arrêt SMITOM tout en finissant une dissert de philo sur la tolérance et en me demandant pourquoi je fais une bi-licence droit-philo au lieu de vivre des rentes que je n'ai pas (ah non, ça c'était juste moi et ma fainéantise chronique :p).
Des journées à me liquéfier sur les bancs de l'amphi en calculant qu'il reste très exactement 156 minutes et 58 secondes avant la fin du supplice... Des pauses-déjeuner passées à trouver de bonnes excuses pour ne pas aller en cours de philo générale, puis à décider d'y aller, pour se barrer au bout d'une heure... Des semaines passées à culpabiliser parce qu'on ne bosse pas alors que les partiels commencent très exactement dans un mois...
Mais la Sorbonne, c'est aussi la joie d'étudier dans une fac mythique entre toutes, de découvrir de nouveaux horizons, et SURTOUT de se rendre compte qu'on ne s'est pas trompée et qu'on a bel et bien trouvé sa voie.
C'est aussi les moments que j'ai passés à prendre l'un de mes chargés de TD en filature pour savoir si "oui ou non il s'embrouille avec sa chérie", à trouver des surnoms plus méchants les uns que les autres pour certains de mes camarades, à me goinfrer de panini au chocolat...
C'est la rencontre avec Céline, le premier jour de première année, quand je suis venue l'alpaguer telle la sans-amis de base, c'est le regretté rituel des jeudi midi avec elle, Thomas et Romain au Marijan, c'est sa perpétuelle affliction face à mes stylos pouffesques, face à mes fringues pouffesques, face à mes sacs pouffesques...
C'est ma petite Lauriane et toute sa folie, et ce jeudi où, trois jours après la rentrée, elle est venue nous offrir des bonbons à Céline et moi, devenant ainsi le troisième tiers de la triplette la plus stylée au monde, et tous ses cris de souris au téléphone, et sa tête de tueuse lorsqu'elle arrive en cours, et sa montre Hello Kitty, et les quais de Seine, et le Smith, et la catinerie, et la crise des "Us", et tellement d'autres beaux souvenirs que je ne sais même pas par où commencer...
C'est mon Romain, ses jolis yeux, son sourire à tomber par terre, ses conneries, son "Tu t'es pas transformée en cheeseburger?" à mon retour des USA, ses Maxiki, ce sont les petits-déjeuners-pseudo-révisions à Port-Royal, les heures passées à refaire le monde, les squattages au Frog et en règle générale dans tous les cafés de Paris, les crises existentielles avec les ex...
C'est Anthony et ses analyses fort pertinentes de ma vie sentimentale, Anthony et sa chambre tellement bien rangée qu'on a limite honte de poser son sac plein de bordel par terre, Anthony et sa choupitude, Anthony et sa patience légendaire face à ses tarées de copines...
C'est l'arrivée de Djamila et de ses nanani nanana tac tac bang bang, entre séances de matage intensif de la star de l'amphi 1, j'ai nommé Trench, concours de celle qui finira ses DM la dernière et qui dormira le plus en cours et autres équipées palpitantes chez Conforama...
C'est Ani, nos discussions interminables sur tout et n'importe quoi, les déjeuners du mercredi rue Mouffetard ou boulevard St Michel, le petit banc devant le grand escalier de St Hip, les heures passées à errer sans but de Port-Royal à la place d'Italie en passant par le jardin du Luxembourg, les interrogations sur Ken et ses mystères :p ...
Membres du GROUPE, sachez que vous retrouver hier m'a fait chaud au coeur. Parce que j'adore torturer Djamila au sujet de sa vie amoureuse, faire passer notre pauvre Tonio pour un méchant de la pire espèce, faire enrager Lau en lui disant qu'on organise sa soirée d'anniversaire à la gare de Creil, simuler des crises cardiaques face au changement de vie de Céline, me moquer de ma sagesse de l'été, siffler une bouteille de champ' à quatre heures de l'après-midi, critiquer encore et encore... Et en ce qui concerne Romain et Ani, sachez que vous me manquez énormément! J'espère vous voir très vite pour avoir encore plein de beaux souvenirs à ajouter aux anciens =) !
Mathilde, qui espère que cette nouvelle année à la Sorbonne sera aussi géniale que les deux précédentes!
Listening:
"Over my head (Cable car)" de The Fray















