26 février 2008
Moi et... ma propension à adorer emmerder le monde, part I.
Le philosophe de Paris I moyen me hait.
C'est un fait empiriquement constaté, quand moi moi moi et mes pines-co débarquons dans les salles de la vénérable Sorbonne, la tension s'installe. Je me sens un peu comme Gargamel en plein village Schtroumph, c'est vous dire la gravité de la situation.
Enfin, quand je parle de moi moi moi et mes pines-co, je parle surtout de moi et de ma petite Lauriane, Céline et Djamila n'étant que les victimes par ricochet de la Gargamel touch: "Mais elles ont l'air normal, ELLES, pourquoi elles traînent avec ces pouffiasses quoiiiiiii, ça me stresse, je défaille, j'ai besoin d'air! Ma "Phénoménologie de l'esprit"! Mon bouquin sur la tradition nihiliste de Nietzsche comparée à l'existentialisme Sartrien à la lumière de l'analyse de Derrida!"...
Lauriane correspond physiquement au cliché de la minette de base: toute petite, blonde, toute fine, blonde, très jolie, blonde, stylée et surtout blonde quoi, mais quelle idée aussi, Hegel ne disait-il pas que toutes les blondes ne sont que de viles incultes. Quant à moi, j'ai une forte tendance à miser sur mon décolleté et je ne suis pas du genre à cacher mes fesses d'obèse derrière des tentes de camping, mais quelle salope quoi, d'ailleurs Lacan ne disait-il pas que la bonne philosophe se devait de correspondre au cliché ambiant: blouse bobo à fleurs, sac en chanvre d'Albanie plein de stickers "Fuck la société, Sarko, le soleil, les fleurs et puis euh ça aussi" et cheveux quelques peu conceptuels et approximatifs, dirons-nous ("T'as vu elle a dit "approximatffff"... J'ai bien aimé le spectacle mais à un moment donné "approximatfff" quoi...") ...
Ajoutez à cela l'ordi rose de Lau, ses stylos Hello Kitty et le générique de "Sex And The City" qui démarre lorsque son téléphone sonne, ma housse d'ordi rose, ma pochette rose, ma trousse rose, mes pochettes Brontibay, ma crème-pour-les-mains-qui-sent-tellement-bon-que-je-m'en-tartine-les-mains-toutes-les-deux-minutes, mes fonds d'écran en mode "Moi, mon chéri, notre vie, notre oeuvre", et vous comprendrez que nous faisons un peu tâche dans le monde des philosophes.
Et EN PLUS, on passe tous nos cours à papoter, à rigoler, à noter la moitié de ce que dit le prof, pendant que tout le monde épluche fiévreusement la bibliographie à la recherche d'un 653e livre à lire pendant la pause.
Alors le philosophe, ou plutôt la philosophe (ben oui, philosophe ou pas toute fille est une rageuse potentielle), a décidé de nous détester.
La philosophe soupire à haute et intelligible voix lorsqu'on ose se baisser pour ramasser un stylo tombé par terre et lui frôler la cheville. Elle prépare un putsch lorsqu'un prof ose accéder à l'une de nos requêtes, alors que franchement, quelle idée de se barrer au bout d'une heure de cours parce qu'on a un cours de droit dans cinq minutes et qu'on essaie tant bien que mal de gérer une bi-licence. Elle appelle les pompiers quand on la bouscule involontairement dans un couloir. Si elle pouvait, elle nous noierait dans la cuvette des toilettes où on se ravale la façade après les cours en cas de RDV amoureux temporellement proche.
Je vous raconte pas l'étouffement de toute cette joyeuse compagnie lorsque j'ai présenté un exposé et qu'ils (et surtout elles) se sont aperçus que 1) Je savais former des phrases un peu plus élaborées que "Genre non mais arrête t'as vu comment c'est trop un truc de ouf!!!", 2) J'arrivais à leur donner un sens cohérent et 3) Un sens assez cohérent pour que le prof me mette 16, soit la meilleure note du TD... Un grand moment de bonheur pour mon admirable personne.
Toutefois, comme je suis gentille et compatissante, j'ai décidé d'épargner la philosophe et de me fondre dans la masse. Moi aussi, je serai une vraie philosophe qui pense que son gilet en chèvre expérimentale du Larzac lui donne le monopole de la tolérance, et qui se permet de vous dévisager des pieds à la tête dès que vous passez devant elle avec vos collants roses assortis à ceux de votre copine blonde.
Je vous présente donc en exclu mon nouveau sac de philosophe...
(Au passage, admirez cette photo de blogueuse influente... Je n'ai pas la tête coupée volontairement, c'est juste que je suis trop grande pour pouvoir me prendre en entier dans le miroir, mais au moins je gagnerai des lecteurs et tout le monde me prendra pour une femme Barbara Gould à sac American Apparel, blouse Les fifilles de Paris, jean Easy Wear et bottes André... C'est pas très Marc Jacobs tout ça, mais que voulez-vous.)
J'ai comme l'impression que c'est loupé pour le sac de philosophe en chanvre d'Albanie... On ne se refait pas :p !
Mathilde, cette philosophe à mèche ou "Ma vie de pouffinette intelligente" ...
Listening:
"Monster hospital" et "Combat baby" de Metric (I'm lovin'it, lovin' it, lovin' it!)
16 février 2008
Vis ma vie de blogueuse influente...
C'est un fait, je n'ai point d'inspiration ces derniers temps. Premièrement parce que je suis tellement heureuse d'avoir fini ces fucking partiels que même bloguer me paraît un effort insurmontable, deuxièmement parce que lorsque j'ai envie d'écrire, je sens que je vire un peu trop "Mon coeur, mon amour", et j'ai pas envie qu'on me jette des tomates, des couteaux ou des bichons (c'est des p'tites biches).
Troisièmement, parce que lorsque je n'ai rien à raconter d'intéressant, je me tais.
Ce qui n'est pas le cas de la blogueuse glam-hype de base, qui poste de la merde tous les jours, fidèle au poste. La nana se lève, et elle se dit: "Tiens, aujourd'hui je vais raconter de la merde, écrire platement, sans la moindre maîtrise de notre belle langue française. Pour ce faire, je vais dévoiler au monde comment je fais pour ressembler à un thon à la catalane alors que je passe mon temps à me tartiner la gueule de divers produits offerts par E-buzzing.". Alors j'ai envie de dire pourquoi pas moi?
Aujourd'hui je vais donc vous parler de mes secrets de beauté.
Secret de beauté numéro 1: ma crème de la mort qui tue.
Je suis complètement infidèle au niveau de la crème, mais ces derniers temps j'ai craqué pour la crème au chocolat de Sephora, talonnée par la crème senteur vanille et crème brûlée... J'ai l'impression d'être un gâteau quand j'en mets, I'm lovin' it. Ca sent bon, et puis ça sent bon aussi, et puis c'est de la bonne crème et tout. Et en plus ça sent bon.
Secret de beauté numéro 2: mon oeil de biche.
J'utilise un crayon noir et je me fais un petit trait sur la paupière, et ça me fait un oeil de biche. Ensuite, je mets mon petit mascara Gemey-Maybelline comme dans la pub, sauf que j'ai pas les cils qui montent jusqu'au ciel après, c'est un peu de l'arnaque, mais j'ai de jolis yeux quand même. C'est bien. Et en plus j'ai de jolis yeux.
Secret de beauté numéro 3: ma brosse à brushing.
Vous aurez du mal à le croire, mais ma méchitude n'est pas naturelle. Alors pour que ma mèche soit bien méchée, je m'éclate avec ma brosse à brushing tous les matins. Ca brushe, ça pulse, c'est bien, c'est beau, c'est Bosch, et puis comme ça je suis bien brushinguée.
Une fois que je suis belle, je peux sortir et aller à la fac et être belle dans mon paletot en soie de veau marengo et ma robe en thon suédois.
Bon alors maintenant que j'ai écrit mon article pourri, j'attends vos 150 commentaires me disant "Oh, tu es belle, comment fais-tu pour appliquer ton crayon de manière perpendiculaire? Faut-il mettre son gloss en parallépipède?", commentaires auxquels je pourrai répondre "Il faut mettre son gloss en parallépipède, m'enfin!!! Sinon comment tu fais pour l'assortir avec le mascara vert anis de l'hiver 2009?".
Finalement, c'est peut-être le fait de laisser libre cours à mon incommensurable méchanceté et de me moquer de la Terre entière qui m'inspire le plus... :p
Mathilde, cette connasse fielleuse... :p
Listening:
"Oh!" de Micky Green
03 février 2008
Marquer des points, part I.
Lui (en mode bla bla bla bla bla, comme d'hab) : Tu vois, c'est un peu comme dans "High School Musical"... (fredonne l'une des chansons du film, puis la regarde d'un air inquiet, attendant qu'elle se moque de lui)
Elle (n'osant y croire) : Tu... Tu... Tu aimes "High School Musical"? Vraiment?
Lui (perplexe, se demandant si elle est devenue folle à force de faire la queue sous la pluie pour une putain d'expo - qu'elle va voir juste pour lui faire plaisir, soit dit en passant, admirez sa bonté et son sens de l'abnégation) : Ben oui, c'est sympa et puis certaines chansons sont géniales...
Elle (agonisant, se retenant de plaquer ses mains sur ses joues en criant "Roooooooooooooooooooooooo!!!") : ROOOOOOOOO T'ES TEEEEEEEEEEEEEEELLEMENT CHOUUUUUUU!!! C'EST FOUUU D'ETRE AUSSI CHOUUUUU!!! TROP CHOUUUUUUU!!! ROOOO!!!
(Vous pensiez vraiment qu'elle se retiendrait ^^ ?)
Les mecs, parfois, la séduction, ça ne tient à rien...
C'est plus compliqué si votre chère et tendre a deux ans d'âge mental et pique des crises en plein Beaubourg parce que "Le Candy Up c'est pas boooon et le chocolat du distributeur non pluuuus je veux du Nesquickeuuuuh!!!"...
Mais on y arrive toujours, à force de persévérance :p !
Mathilde, en mode "Je me noie dans tes yeux bleus et je suis ridicule mais putain qu'est-ce que t'es chou...".
Listening:
"I knew I loved you" de Savage Garden





