28 mars 2008
Ou comment finir en cardigan à faire des club sandwiches.
KIKOU KIKOU LES DJEUNES!!! CA VA??? CA PULSE??? CA GROOVE??? EVERYBODY IN THE CLUB THE ROOF IS ON FIRE ET TOUT?
Cette petite entrée en matière digne du DJ du Macumba Club de Carquefou pour vous dire que je vais mieux, que je vais bien, que tout va bien, et que finalement je ne me retirerai pas dans un couvent du Guatemala pour aller jouer de la flûte de Pan, même si je portais vachement bien le poncho à l'époque où c'était hype.
Je suis sûre que votre vie reprend un sens maintenant.
Fin de la parenthèse. Retour aux choses sérieuses. Et à une question d'une importance absolument capitale.
Comment sait-on qu'on est potentiellement amoureuse?
Non ne fuyez pas, non vous ne vous êtes pas trompés de blog et NON vous n'êtes pas sur http://sofashionptitebellegossedu74lolmdr.skyblog.com. C'est juste qu'au vu du comportement de certaines de mes amies (et certainement pas du mien, pour qui me prenez-vous), j'ai fait un constat aussi accablant qu'implacable, qui pourrait être résumé ainsi: "Aussi independent woman sois-tu, sache que tu es perdue quand le gueux t'a eue.".
En d'autres termes, on est potentiellement amoureuse quand on devient débile.
Situation numéro 1: Tu es une femme soumise, degré 2 sur l'échelle de Mathildou
Hier soir, j'appelle l'une de mes meilleures amies (que je ne citerai pas; je dirai juste qu'elle est blonde, que je la cite environ 6 fois par page sur ce blog et que son prénom commence par Lau et finit par R-I-A-N-E). On parle de droit européen et de tous nos trucs de futures glam women qui gagneront des montagnes de fric et vivront dans un 500 m2 dans le 6e arrondissement parce que le 8e c'est tellement surfait tu vois quoiiii. On parle de "la Nouvelle Star", elle m'explique qu'à presque 20 ans je devrais envisager d'arrêter de pleurer devant M6 et de vouloir me taper au moins un mec du casting tous les ans. Et là, c'est le drame: "Bon Math, faut que je te laisse là, Z va arriver et faut que j'aille acheter des bières."...
Je m'insurge. OK, Z est adorable. OK, Z et elle s'aiment et forment un très joli couple. Certes, certes, certes. Mais aller chercher les bières??? Et pourquoi pas les Knacki Balls et les pizzas tant qu'à faire???
Situation n°2: Tu es une femme soumise, degré 4 sur l'échelle de Mathildou
Il y a un mois, une fille que je ne citerai pas, mais qui pourrait bien être la propriétaire de ce blog, rentre chez elle avec celui qui est alors son cher et tendre. Cher et tendre a faim. Cher et tendre a un estomac dont la capacité est proportionnelle à sa ressemblance avec Matt Pokora (oui, je sais). La chère et tendre de Cher et tendre aurait - comme d'habitude - mangé des Chocapic ou autre truc nourrissant et équlibré si elle avait été seule, mais elle décide d'avoir l'air d'une parfaite petite femme d'intérieur. La voilà donc aux fourneaux, avec de nouvelles plaques high-tech qui font peur et qu'elle n'a jamais utilisées. Elle ne se décourage pas, même si elle doit composer le SOS Maman avant d'arriver à allumer les plaques susmentionnées, même si sa nouvelle robe absolument canon risque de ne pas résister à la préparation du chef d'oeuvre culinaire que sont les spaghetti bolognaise. Elle virevolte gaiement dans sa cuisine, pendant que Cher et tendre prépare des lardons en virevoltant également. Et elle n'est pas même traumatisée de voir que Cher et tendre est capable de manger des lardons avec des spaghettis bolo. Ils ressemblent aux gens qu'on voit dans les pubs, ceux qui rigolent dans leur cuisine en faisant des plats high-tech. Et le pire, c'est qu'elle aime bien ça.
Bon, il s'avère après update que la fille en question n'était pas vraiment amoureuse de l'homme virevoltant. Mais elle était quand même assez attachée à lui pour virevolter avec lui, alors que d'habitude ses prouesses culinaires se résument à "Cracottes + Nutella + Special K au chocolat + ...".
Situation n°3: Tu es une femme soumise, degré 452 sur l'échelle de Mathildou
Une fille, que l'on ne citera pas parce qu'elle pourrait être n'importe laquelle d'entre nous, craque sur un grand-beau-qui-pourrait-pourquoi-pas-être-un-futur-prince-charmant. Et elle se fait un film digne d' "Un jour, une histoire": golden girl surfant sur les vagues de la réussite la semaine, Bree Van de Kamp le week-end, organisant des garden parties dans sa maison parfaite de Neuilly-sur-Seine tout en s'occupant de ses trois bébés à totote avec Monsieur, vêtu comme il se doit d'une chemise blanche immaculée et fourni avec un sourire Ultra-Brite.
Any comment? Non, c'est bien ce que je me disais.
Certaines personnes m'accuseraient de mauvaise foi et diraient que ce que j'appelle "débilité" n'est rien de plus que l'apprentissage des concessions. Elles diraient qu'on peut être une independent woman, une vraie femme Barbara Gould, sans forcément virer Chienne de garde psychorigide. Que quand on aime, certaines choses paraissent aller de soi.
Qu'on peut craquer sur quelqu'un au point de prendre plaisir à jouer au petit couple parfait, au point de lui pardonner ses crimes vestimentaires. Et même au point de ne pas l'assassiner lorsque, dans un moment d'égarement profond, il garde ses chaussettes pendant l'amour.
Et je leur répondrais qu'elles ont raison. Mais qu'en attendant de rencontrer celui qui me donnera envie de rentrer les griffes, je continuerai de me moquer et de krr krr krr sans vergogne.
Krr krr krr.
Mathilde, alias Mrs Walsh... (Pas la peine de chercher à comprendre ma phrase, pas la peine non plus de chercher le rapport entre la photo et l'article, it's just a private joke que vous ne connaissez pas parce que vous êtes JUSTE trop pas VIP de la life. Et puis ça me regarde si j'ai envie de mettre une photo de Brandon Walsh sur mon blog, j'ai toujours trouvé qu'il était beaucoup plus chou et beaucoup plus attirant que ce foutu Dylan McCain. Je suis POUR la réhabilitation de Brandon Walsh, qui maîtrisait le quintuple backflip capillaire bien avant McDreamy.)
Listening:
"Bleeding love" de Leona Lewis
"Chasing pavements" d'Adele
21 mars 2008
Welcome to the real world.
J'aimerais bien.
Etre tiède. Pondérée. Equilibrée.
J'aimerais bien.
Faire parfois des concessions à la vérité. Pour ne pas assumer. Pour ne pas blesser. Je l'ai déjà fait. Et je me demande pourquoi, depuis quelque temps, ça me semble si difficile. Pourquoi je n'arrive pas à admettre l'hypocrisie fondamentale cachée au fond de chacun de nous, et même de ceux qu'on aime. J'aimerais bien accepter les "Il paraît que Mathilde..." ou les "Je pense que Mathilde..." destinés à d'autres personnes que Mathilde. Je me demande pourquoi je me sens si touchée par le moindre mensonge, alors que je n'ai pas toujours le monopole de la franchise et qu'il m'est à moi aussi arrivé de sourire et de poignarder dans le dos, sans forcément penser à mal. Et je me demande pourquoi je suis capable de remettre en cause, de rejeter en bloc, avec une intransigeance qui ne me ressemble pas, et ce au nom d'une sacro-sainte sincérité.
J'aimerais bien.
Etre une femme Barbara Gould: digne, inacessible, forte, mystérieuse, calme. Etre insensible. Ne pas vivre les choses à fond. Ne pas voir dans une ébauche de relation la possibilité de quelque chose de fort, sans pour autant que cela soit synonyme d'un engagement synallagmatique à vie sans possibilité de se rétracter, sans pour autant que cela soit la première étape du pack "3 gosses, un break, une maison dans le 92". Je me demande pourquoi, pourquoi je n'admets pas la tiédeur. Pourquoi je suis une adepte du "Tout ou rien.". Pourquoi je ne conçois pas qu'on puisse se donner à moitié, même si c'est pour peu de temps, sans forcément tomber amoureux, juste pour se donner une chance de le devenir, ou pas, juste histoire de ne rien regretter. Pourquoi je ne suis pas du genre à prendre sereinement les: "Attends t'as quand même pas cru que j'allais perdre mon temps à t'accorder de l'attention, t'as cru que c'était la Schtroumpf Party ou bien?! On est pas dans "One Tree Hill" ici, welcome to the real world. Je suis l'homme moderne et non seulement je ne veux pas me poser, mais en plus je ne t'estime même pas assez pour ne pas me poser. Tout ce que je veux, c'est être juste assez présent dans ta vie pour ne pas que tu m'oublies, te convaincre de ta nullité et te faire pleurer devant les couples heureux. Ah, et te briser le coeur aussi. Ai-je pensé à te signifier que tu étais une grosse merde? J'assume, range-moi donc cette corde et revoyons-nous en 2074, si j'ai le temps.".
Peut-être que je me sentirais moins seule.
Mathilde, qui se demande si la bonne résolution à prendre en ce début de printemps ne serait pas de renoncer à des idéaux dépassés tels que l'amitié ou l'amour. Qui est désolée de vous imposer un article si opposé au ton habituel de ce blog. Et qui vous promet qu'elle redeviendra joyeuse et idiote comme à son habitude au prochain épisode.
Listening:
"Wake up in New York" de Craig Armstrong
07 mars 2008
Vis ma vie de Cher Horowitz du pauvre, ou pas, part I.
Vous le savez maintenant, ma vie est un vaste sketch. Pas une semaine ne se passe sans que je me demande où sont ces putains de caméras.
Mais même lorsque mes journées semblent tout droit tirées d'un épisode de "Clueless", mon talent d'innovation et de réinvention des classiques demeure...
Je veux dire, n'est-ce pas la quintessence du staïle de se séparer de son cher et tendre et de sortir le sourire qui tue de la nana qui s'en fiche au lieu de se mettre à chouiner et à se rouler par terre en chantant du Sheryfa Luna à tue-tête comme dans toute bonne série américaine qui se respecte?
Quoi de plus hype que de sortir du métro dans un hairflip digne des plus grandes, genre "Je te regarde d'un air méprisant, je doublebacklipe de la main en réajustant ma mèche et je te montre à quel point je m'en tape de ta life et à quel point je suis belle, géniale et drôle, et non j'ai pas envie de pleurer, OK?" ?
Et puis dans les séries américaines, les héroïnes éplorées ont toujours des copines qui viennent les consoler avec un pot de glace et des concombres (pour se faire des masques sur les yeux, pervers que vous êtes, on est sur un blog tout public ici hein!). Sauf qu'en ce qui me concerne, celui qui intègrera dorénavant la liste des ex inutiles et déviants ne mérite absolument pas que je me morfonde devant un pot d'Häägen-Dasz Macadamia Nut Brittle. Il n'a pas le potentiel Häägen-Dasz, il est plutôt de la classe inférieure, le genre de mec pour lequel on mange des Kinder Chocolat. Et encore.
Mes coupines à moi ne me disent pas: "Oh ma pauvre choupinette, c'est vrai que John-Wolf est un mec génial, et que ta vie est un drame sans lui, mais tu t'en remettras, la vie est un fleuve dont les méandres sont impénétrables et tout.". Elles ne sont pas overglam, justes, pondérées et de bonne foi. Non non non. Les miennes sont plutôt du genre à donner des coups dans le vide en criant "Héééé mais on s'en tape de lui c'est un gueux! Un putain de plébéien de la pire espèce!!! Un pauvre connard inutile!!! On va lui péter les dents!!! A ta place je lui mettrais des coups de tête!!!"... Oui, elles se prennent même pour Zizou...
Je ne vais pas en boîte pour boire et oublier, et je ne suis pas victime d'un tragique accident de voiture en roulant trop vite, histoire que mon beau chevalier servant regrette mon absence et soit là à mon réveil d'un long coma d'au moins un demi-épisode. Moi j'suis plutôt du genre à me la jouer fille sérieuse qui va à Beaubourg se transcender en étudiant le principe de subsidiarité en droit européen. Ben oui.
Parce que drama queen ou pas, une vraie princesse des temps modernes ne se morfond pas lorsqu'il n'y a pas de quoi.
Et elle repart aussitôt pour de nouvelles aventures chocolatées =) !
Mathilde, chantonnant "See, I won't change my life, cause I'm just fine!"...
Listening:
"Dis-moi" des BB Brunes





