"Eternal Scrogneugneu Of The Neurotic Mind"

Une fille. Une vie haute en couleurs. L'écriture, comme une drogue. Ainsi naquit Sweet Sunshine!

06 octobre 2009

Marie-France M, cette mère courage.

Coucou mes petits poulets!

Mais oui, c'est bien moi, qui reviens, si sûre de moi, avec ce regard qui s'éteint et des mots stupides et tristes.

(Là, pour le coup, les personnes qui auront reconnu la chanson sont juste folles. Sérieusement.)

BREF.

Je suis une fille gentille, innocente, débonnaire, mais surtout attentionnée.

Subséquemment, le 2 octobre, l'instance maternelle fêtant son anniversaire, j'ai aidé l'instance paternelle à choisir un restaurant sympa pour l'occasion.

En fait, quand je dis "aidé", ça veut dire que j'ai regardé mon père d'un air d'autoroute et que j'ai dit "Bon Papa c'est bon on réserve ici ça a l'air trop sympa tu trouves pas? Non mais si c'est trop sympa viens on réserve. Non mais dis-moi si t'es pas d'accord hein je veux pas imposer un choix, ah bonsoir monsieur, vous avez une table pour 7 pour demain soir? OK allez salut. C'est bon ça te va Papa? Parce que sinon on change? Mais ça a l'air vraiment sympa.".

En plus, y avait des mariachis. Et une boule à facettes en plein milieu du restau.

A ce stade, audience, j'aurais du me douter de quelque chose. Mais non, je me suis éloignée d'un bon pas, avec la sensation du devoir accompli, telle un Quinn Mallory au terme d'une mission rondement menée.

(Là, si vous avez reconnu la référence, vous êtes de sombres geeks.)

(Si vous avez reconnu les deux références, je ne peux plus rien pour vous, et à ce stade je vous conseille la pendaison. Ou le vaccin contre la grippe A, plus trendy et tout aussi efficace.)

Le lendemain soir, 23h, arrivée au Chihuahua après deux heures dans les bouchons. L'ambiance est très conviviale, fun, la nourriture délicieuse, les cocktails excellents, l'endroit est un peu bruyant pour une soirée familiale et les mariachis assez mauvais, mais globalement, j'adhère, les instances familiales aussi, tout va bien.

Et soudain, il est minuit et demie.

Et LA, les mariachis s'évanouissent, les tables disparaissent petit à petit et l'endroit se transforme en discothèque à l'ambiance endiablée.

Vous savez ce qui est pire que de se retrouver dans une boîte (latino, passant donc du reggaeton, de la bachata et de la salsa à gogo) avec vos parents quand vous avez 21 ans et que vous savez que s'ils n'étaient pas là vous seriez déjà sur le podium, un mojito à la main, à chanter "One, two, three, four, uno, dos, tres, quatro, I know you want me, you know I want you!" en dansant comme une pouffiasse?

Se retrouver dans une boîte (latino, passant donc du reggaeton, de la bachata et de la salsa à gogo) avec vos parents quand vous avez 21 ans et que vous savez que s'ils n'étaient pas là vous seriez déjà sur le podium, un mojito à la main, à chanter "One, two, three, four, uno, dos, tres, quatro, I know you want me, you know I want you!" en dansant comme une pouffiasse, ET APPRENDRE QU'IL Y A UN FUTUR MARIE DANS L'ASSISTANCE.

ET REALISER AVEC EFFROI QUE FUTUR MARIE = ENTERREMENT DE VIE DE GARCON.

Et voir débarquer une jeune femme blonde du nom de Betty, vêtue (mais pas pour longtemps) d'une tenue de policewoman des plus distinguées, le tout au son des Pussycat Dolls.

Je peux vous dire que jamais je ne me suis autant concentrée sur une assiette d'enchiladas.

PS: Soyez rassurés, il y a un happy end: ma mère a eu droit à une autre fête le lendemain. Et a prouvé encore une fois qu'elle était la meilleure mère du monde en me consolant sur tout le chemin du retour à la maison pendant que je m'autoflagellais et envisageais de partir vivre dans une hutte de Papouasie-Nouvelle Guinée.

Copie_de_Maman_et_moi

Mathilde, cette fille indigne.

Listening:

"One foot boy" de Mika 

Posté par Mathilde M à 16:08 - La vie palpitante de Mathilde M - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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