"Eternal Scrogneugneu Of The Neurotic Mind"

Une fille. Une vie haute en couleurs. L'écriture, comme une drogue. Ainsi naquit Sweet Sunshine!

20 janvier 2009

The cheerleader effect.

Coucou les arrières-faix de truie ladre!

Ca va bien?

Bonne année, bonne santé, parce qu'une vraie rebelle présente ses voeux le 20 janvier et n'a cure des convenances. J'espère que vous avez bien profité de votre réveillon devant "120 minutes de bonheur" à manger du foie gras avec tonton Jean-Jacques, moi j'étais à Barcelone en train de courir dans le métro pour arriver Plaza Catalunya avant minuit, de faire la folle sur la place susmentionnée et de pump it up en boîte sur las Ramblas en embrassant des marseillais.

Les digressions sont mes amies, il faut les aimer aussi.

Le sujet du jour, peuple, est le cheerleader effect, qui inaugurera une nouvelle catégorie.

On pourrait parler du jour historique que nous vivons grâce à l'investiture de Barack Obama, dire qu'on a rarement été aussi émue et qu'on est heureuse, si heureuse, pour l'Amérique et pour le monde, mais on (mon alter ego cheerleader et moi) est un peu connes, d'ailleurs on passe trop de temps sur Facebook, au point qu'on se demanderait presque s'il nous arrive de lire un livre.

Les digressions sont toujours mes amies, il faut les aimer aussi.

Le cheerleader effect, donc.

1092772156

Vous êtes une fille tout ce qu'il y a de plus normal. Vous pensez en toute modestie ne pas ressembler à un troll mort, mais sans pour autant vous prendre pour Halle Berry. Vous êtes intelligente. Vous êtes plutôt sympa. Vous menez une vie tranquille d'étudiante habitant chez ses parents dans la petite ville de Funkytown.

Rien, donc, ne vous prédispose à agir comme une Tiffany tout droit sortie de "Sweet Valley" croisée avec Kimberley Shaw, la psychopathe de Melrose Place.

Sauf.

Élément perturbateur n°1: Cheerleader effect et influence du chromosome Y

Vous vous retrouvez un jour, sans même l'avoir vu venir, à dire à vos copines qui ont eu le malheur de ne pas vous parler pendant dix jours: "MAIS ATTENDS je t'ai pas raconté que j'avais légèrement dérapé avec Untel? Non mais ça c'était après la fois où j'ai passé la soirée chez Untel et avant la fois où j'ai embrassé Untel et Untel! Et puis Untel m'a fait une déclaration aussi, mais comme j'étais déjà en train d'aller voir Untel... Oui Untel d'avant les vacances, pas l'autre!!! Mais suis un peu!" et à vous faire l'effet d'etre une catin, mais à trouver ça bien plus marrant que votre dépression post-résidu-de-basse-fosse-dont-vous-avez-déjà-trop-parlé.

Cheerleader attitude: 6/10

Le lendemain, de façon totalement contradictoire, vous hurlez des: "HIIIIIIIIIII MAIS COMMENT TU LE CONNAIIIIIS!" à vos copines, lorsqu'en amphi, elles parlent à Untel, but ultime de votre existence, que vous regardez comme un poulpe frit depuis le début de l'année. Puis vous enchaînez: "HIIIIIIIIIIIIII MAIS PRESENTE-LE MOIIII!!! DEMAIN!!! Je vais mettre une jolie robe!!!".
Pour ajouter à votre cheerleader attitude, vous êtes pote avec un mec qui dispose d'un véritable fan-club dans l'amphi en question, et vous êtes morte de rire en voyant les regards de haine que vous jettent certaines nanas quand vous gratifiez ce cher enfant d'une bise ou d'un "Tu viens, on va déjeuner?".

Cheerleader attitude: 9/10

Élément perturbateur n°2: Cheerleader effect et relations avec vos congénères féminines

Vous avez plein de copines, c'est un fait. Tellement que vous en revendriez même certaines, genre elle. Vous êtes le genre de fille qui a, toujours, peu importe l'environnement ou le moment, le don de se trouver une bande de filles adorables qui acceptent votre folie et sont même parfois pires que vous. Vous passez des matinées à prendre des petits déjeuners chez Starbucks ou au Colombus Café, des soirées à boire des mojitos dans les cafés de Paris, vous avez des fous rires toute la journée et des idées géniales, genre l'organisation d'un dîner de Noël: "Et même que tout le monde aurait un bonnet et qu'on décorerait ton appart avec plein de petites bougies dorées en forme de sapins!".

Cheerleader attitude: 8/10

Et pourtant, vous avez une forte tendance à vous transformer en harpie lorsqu'une fille vous insupporte. Vous maîtrisez à merveille l'air hautain et le haussement de sourcil méprisant. Et que dire de votre incroyable talent pour les moqueries cruelles et l'ironie mordante? Vous n'hésitez pas à montrer clairement votre aversion envers la personne concernée, à la tourner en ridicule ouvertement et à la traiter de morue dégénérée à tête de luciole. La morue en question fait l'objet de moult et moult discussions avec vos amis et même votre pauvre frère qui a la patience d'écouter vos histoires jusqu'à des heures indues, ainsi que de plans diaboliques et autres tortures savamment orchestrées. Vous pratiquez à l'occasion la méchanceté de cheerleader en groupe, et ça vous fait mourir de rire.

Cheerleader attitude: 10/10

Vous avez à coeur d'exaspérer encore plus les gens qui ont quelque chose contre vous.

On vous reproche d'être snob? Vous criez à la cantonade que le prolétariat nous perdra, vous chantez "Au Noooord, c'étaient les cooorons!" et faites l'apologie d'un capitalisme effréné. On vous reproche d'être superficielle? Vous venez en cours avec un cache-oreilles rose et des low boots qui font un bruit d'enfer sur les parquets de la vénérable Sorbonne, parlez d'une voix suraigüe et demandez à la Terre entière: "Qui vient voir "Twilight" avec moi?".

En fait, au-delà de tout cheerleader effect, vous êtes surtout une fille qui assume carrément son côté fifille, et qui emmerde ceux qui sont assez idiots et incapables de second degré pour la réduire à ça.

Sur ce, mes petits grippeminauds (les insultes du Moyen-Âge sont également mes amies), je vous dis à bientôt pour d'autres théories passionnantes!

Mathilde, qui fait encore une fois sa Cher Horowitz du pauvre.

Listening :

"Sweet about me" de Gabriella Cilmi
"Infinity 2008" de Guru Josh Project

28 mars 2008

Ou comment finir en cardigan à faire des club sandwiches.

KIKOU KIKOU LES DJEUNES!!! CA VA??? CA PULSE??? CA GROOVE??? EVERYBODY IN THE CLUB THE ROOF IS ON FIRE ET TOUT?

Cette petite entrée en matière digne du DJ du Macumba Club de Carquefou pour vous dire que je vais mieux, que je vais bien, que tout va bien, et que finalement je ne me retirerai pas dans un couvent du Guatemala pour aller jouer de la flûte de Pan, même si je portais vachement bien le poncho à l'époque où c'était hype.

Je suis sûre que votre vie reprend un sens maintenant.

Fin de la parenthèse. Retour aux choses sérieuses. Et à une question d'une importance absolument capitale.

Comment sait-on qu'on est potentiellement amoureuse?

Non ne fuyez pas, non vous ne vous êtes pas trompés de blog et NON vous n'êtes pas sur http://sofashionptitebellegossedu74lolmdr.skyblog.com. C'est juste qu'au vu du comportement de certaines de mes amies (et certainement pas du mien, pour qui me prenez-vous), j'ai fait un constat aussi accablant qu'implacable, qui pourrait être résumé ainsi: "Aussi independent woman sois-tu, sache que tu es perdue quand le gueux t'a eue.".

En d'autres termes, on est potentiellement amoureuse quand on devient débile.

Situation numéro 1: Tu es une femme soumise, degré 2 sur l'échelle de Mathildou

Hier soir, j'appelle l'une de mes meilleures amies (que je ne citerai pas; je dirai juste qu'elle est blonde, que je la cite environ 6 fois par page sur ce blog et que son prénom commence par Lau et finit par R-I-A-N-E). On parle de droit européen et de tous nos trucs de futures glam women qui gagneront des montagnes de fric et vivront dans un 500 m2 dans le 6e arrondissement parce que le 8e c'est tellement surfait tu vois quoiiii. On parle de "la Nouvelle Star", elle m'explique qu'à presque 20 ans je devrais envisager d'arrêter de pleurer devant M6 et de vouloir me taper au moins un mec du casting tous les ans. Et là, c'est le drame: "Bon Math, faut que je te laisse là, mon chéri va arriver et faut que j'aille acheter des bières."...

Je m'insurge. OK, son chéri est adorable. OK, ils s'aiment et forment un très joli couple. Certes, certes, certes. Mais aller chercher les bières??? Et pourquoi pas les Knacki Balls et les pizzas tant qu'à faire???

Situation n°2: Tu es une femme soumise, degré 4 sur l'échelle de Mathildou

Il y a un mois, une fille que je ne citerai pas, mais qui pourrait bien être la propriétaire de ce blog, rentre chez elle avec celui qui est alors son cher et tendre Lapinou. Lapinou a faim. Lapinou a un estomac dont la capacité est proportionnelle à sa ressemblance avec Matt Pokora (oui, je sais). La chère et tendre de Lapinou aurait - comme d'habitude - mangé des Chocapic ou autre truc nourrissant et équlibré si elle avait été seule, mais elle décide d'avoir l'air d'une parfaite petite femme d'intérieur. La voilà donc aux fourneaux, avec de nouvelles plaques high-tech qui font peur et qu'elle n'a jamais utilisées. Elle ne se décourage pas, même si elle doit composer le SOS Maman avant d'arriver à allumer les plaques susmentionnées, même si sa nouvelle robe absolument canon risque de ne pas résister à la préparation du chef d'oeuvre culinaire que sont les spaghetti bolognaise. Elle virevolte gaiement dans sa cuisine, pendant que Lapinou prépare des lardons en virevoltant également. Et elle n'est pas même traumatisée de voir que Lapinou est capable de manger des lardons avec des spaghettis bolo. Ils ressemblent aux gens qu'on voit dans les pubs, ceux qui rigolent dans leur cuisine en faisant des plats high-tech. Et le pire, c'est qu'elle aime bien ça.

Bon, il s'avère après update que la fille en question n'était pas vraiment amoureuse de l'homme virevoltant. Mais elle était quand même assez attachée à lui pour virevolter avec lui, alors que d'habitude ses prouesses culinaires se résument à "Cracottes + Nutella + Special K au chocolat + ...".

Situation n°3: Tu es une femme soumise, degré 452 sur l'échelle de Mathildou

Une fille, que l'on ne citera pas parce qu'elle pourrait être n'importe laquelle d'entre nous, craque sur un grand-beau-qui-pourrait-pourquoi-pas-être-un-futur-prince-charmant. Et elle se fait un film digne d' "Un jour, une histoire": golden girl surfant sur les vagues de la réussite la semaine, Bree Van de Kamp le week-end, organisant des garden parties dans sa maison parfaite de Neuilly-sur-Seine tout en s'occupant de ses trois bébés à totote avec Monsieur, vêtu comme il se doit d'une chemise blanche immaculée et fourni avec un sourire Ultra-Brite.

Any comment? Non, c'est bien ce que je me disais.

Certaines personnes m'accuseraient de mauvaise foi et diraient que ce que j'appelle "débilité" n'est rien de plus que l'apprentissage des concessions. Elles diraient qu'on peut être une independent woman, une vraie femme Barbara Gould, sans forcément virer Chienne de garde psychorigide. Que quand on aime, certaines choses paraissent aller de soi.

Qu'on peut craquer sur quelqu'un au point de prendre plaisir à jouer au petit couple parfait, au point de lui pardonner ses crimes vestimentaires. Et même au point de ne pas l'assassiner lorsque, dans un moment d'égarement profond, il garde ses chaussettes pendant l'amour.

Et je leur répondrais qu'elles ont raison. Mais qu'en attendant de rencontrer celui qui me donnera envie de rentrer les griffes, je continuerai de me moquer et de krr krr krr sans vergogne.

Krr krr krr.

Copie_de_2

Mathilde, alias Mrs Walsh... (Pas la peine de chercher à comprendre ma phrase, pas la peine non plus de chercher le rapport entre la photo et l'article, it's just a private joke que vous ne connaissez pas parce que vous êtes JUSTE trop pas VIP de la life. Et puis ça me regarde si j'ai envie de mettre une photo de Brandon Walsh sur mon blog, j'ai toujours trouvé qu'il était beaucoup plus chou et beaucoup plus attirant que ce foutu Dylan McCain. Je suis POUR la réhabilitation de Brandon Walsh, qui maîtrisait le quintuple backflip capillaire bien avant McDreamy.)

Listening:

"Bleeding love" de Leona Lewis
"Chasing pavements" d'Adele




« Accueil  1