02 décembre 2007
Deux boulets à Beaubourg...
Parce qu'après tout il n'y a pas que Ken dans la vie (PARFAITEMENT, et d'abord il est moche VOILA), et que je ne vois pas pourquoi il serait le seul mec devant lequel je passe pour une grosse débile...
Voici une nouvelle anecdote qui tue, datée d'aujourd'hui même!
Les boulets du jour: Aïssatou, ma Meilleure Amie Chérie, et moi...
Le contexte: Enième dimanche à Beaubourg... Ma best et moi y allons tellement souvent qu'à force on a pris nos habitudes, habitudes auxquelles nous ne dérogeons que très rarement, de vraies mémés!
Parmi ces habitudes, il y a le sandwich au poulet ou au saumon grignoté dans la file d'attente histoire de ne pas perdre de temps, les gâteaux aux amandes en fin d'aprem, cachés dans nos sacs et ramenés à notre table au nez et à la barbe des vigiles qui voudraient nous forcer à manger à la cafétéria avec la plèbe, mais pour qui nous prennent-ils franchement, etc.
Il n'y a pas que des habitudes, il y a aussi des habitués: à Beaubourg, on croise toujours les mêmes étudiants avec qui on échange des plaisanteries dans la file d'attente, les mêmes pauvres hères solitaires qui viennent y chercher un peu de chaleur et regarder les documentaires en ouzbek sur les écrans vidéos, les mêmes filles de terminale qui ricanent et que l'on toise d'un air méprisant parce que NOUS on a un bac+3 et qu'on peut dire d'un air blasé que finalement le bac, c'est VACHEMENT SURFAIT QUOI (mon nouveau mot fétiche, dictionnaire de Mathildou page 765) ...
Et il y a le BGA. Le Beau Gosse Assassien.
L'Assassien est étudiant dans la fac du même nom, et a donc, comme le stipule le dress code implicite de tout vrai Assassien qui se respecte, dress code érigé en philosophie à part entière par la plupart de ses congénères, une tête de minet, des chaussures pointues et une mèche en semi-roulé-boulé faussement décoiffée. Généralement, l'Assassien déclenche l'hilarité de la Mathildou Sorbonnarde (oui, parce que figurez-vous qu'Assas et la Sorbonne c'est un peu le clash Montaigu / Capulet des temps modernes, je vous raconte pas le courage qu'il me faut pour continuer de fréquenter mon Assassienne de Meilleure Amie Chérie :p !). Mais comme en l'espèce celui-là est sexy comme tout, la Mathildou Sorbonnarde lui pardonne son Assassité. Oui, elle est généreuse.
Le drame: Je suis assise entre Meilleure Amie Chérie et le BGA, en train de réviser mon droit des sociétés sur Facebook, cherchez l'erreur. BGA enfile sa veste et fait mine de ranger ses affaires. Aïssatou, cette idiote, me chuchote: "Oh ben merde il s'en va!!!". Bien évidemment, elle a ses écouteurs dans les oreilles et ne se rend pas compte qu'elle a chuchoté tellement fort que la moitié de la bibli l'a entendue. Mortifiée, je pense à me jeter par une fenêtre. Surtout qu'en fin de compte BGA ne s'en va pas du tout. Aïssatou le souligne d'ailleurs très justement, encore plus fort que la première fois: "Ah ben en fait non il s'en va pas.". Merci Aïssatou, c'est pour ce genre de choses que je t'aime tu le sais =).
Une heure plus tard, je décide de ranger les quelques papiers qui se trouvent dans mon trieur... Trieur qui a beaucoup souffert jeudi aprem lorsqu'une nana de ma fac a décidé de nous renverser son café dessus, alors que les coupines et moi étions en pleine session Starbucks. Trieur que j'ai nettoyé moult et moult fois. Mais qui PERSISTE à sentir le café. Pas le café qui vous chatouille agréablement les narines, non, mais le café qui a mariné dans un sac à main pendant trois jours. Résultat, toute la bibliothèque sent le rat mort et toutes mes feuilles sont collées les unes aux autres. Je tente de re-nettoyer le trieur, agonise devant un tel désastre, décide finalement de le jeter dans la poubelle la plus proche et de décoller une à une les feuilles qui s'y trouvaient. Tout ça sous le regard affligé de BGA, qui pense visiblement que les taches sur mes feuilles proviennent d'un extrait de bouse de sanglier ou autre joyeuseté du même genre.
Et là, je suis tellement choquée par l'infini potentiel d'auto-affichage dont je dispose que j'éclate de rire. Un rire nerveux, incontrôlable. Aïssatou me chuchote "BGA te regarde comme si t'étais une psycho!", ce qui a pour effet de me faire rire encore plus fort, et de l'entraîner dans mon fou rire. Nous avons donc passé la journée à rigoler comme des débiles, et je ne vous parle pas des moments ou BGA avait le malheur de poser les yeux sur l'une de nous...
Conclusion? Y a des moments où je me demande juste OU SONT CES FOUTUES CAMERAS.
Je SAIS, je suis d'une laideur assez insurmontable sur la photo.
Mais premièrement elle date d'un an et demi et j'ose espérer que j'ai embelli depuis, deuxièmement je me venge de Meilleure Amie Chérie en l'affichant sur mon blog, troisièmement cette photo me rappelle l'une de nos nombreuses sessions BNF du mardi ou du dimanche (et on en a des histoires à raconter la-dessus aussi :p !), et quatrièmement elle me permet de rendre hommage à feu mon joli trieur violet, que vous pouvez apercevoir à l'époque où il ne sentait pas le rat d'égoût.
Mathilde, qui se prépare comme il se doit pour le gala super hype d'Assas, auquel elle assistera vendredi soir telle une Capulet courageuse et rebel of the system!
Listening:
"Just fine" de Mary J. Blige, parce que ma best ne fait pas que m'afficher, elle me fait aussi découvrir des trucs géniaux!
13 septembre 2007
Un boulet en pleine Kenitude...
Je suis sado-masochiste.
(Petite pause dramatique, le temps de faire mon petit effet. C'est bon, vous vous demandez quelle mouche m'a encore piquée et si j'ai définitivement cédé au côté obscur de ma personnalité? L'objectif est atteint? OK, fin de la pause dramatique. Cordialement.)
Je vous vois saliver, bande de petits pervers, imaginant déjà un article plein de fouets, de menottes et autres joyeusetés (je sens que je vais avoir pleiiin de recherches Google sympa maintenant :p) ... Mais point du tout, mon sado-masochisme se traduit de plusieurs autres façons qui n'ont rien de sexuel. Pas trop déçus?
Sado, pour l'infini potentiel de ma langue de vipère, qui me fait régulièrement sortir des phrases comme "Non décidément je comprends pas pourquoi il parle à une fille aussi dégueu, ça doit être sa vieille cousine grosse et moche, c'est la seule explication." ou "Mais j'en ai raaaaanafoutre que tu traînes avec une sale pute crasseuse, tu fais ce que tu veux hein, moi je dis ça je dis rien, non j'suis pas jalouse, j'essaie de te protéger, voilà tout..."... Maso, parce que je me rends compte que ça me dérange de moins en moins de m'afficher sur mon blog et de passer pour une psychopathe vous raconter mes cruchasseries, à vous, mes gentils lecteurs adorés (meuuuh non, je n'ai pas DU TOUT l'intention de vous lécher les bottes pour que l'un de vous m'offre mes futures low boots les 3 Suisses, m'enfin!) ...
Le boulet du jour: moi, je suis ma plus grande source d'inspiration :p !
Le contexte: Un jour de printemps, peut-être un mois avant le début des partiels. Fin du TD de droit administratif, TD géré par notre idole, la chargée de TD la plus stylée et la plus intelligente du monde, qui nous donne envie de foncer bosser à la BU pour devenir, nous aussi, des presque-trentenaires canon capables de réciter le GAJA à tout moment et de tout savoir des aventures de Dame Lamotte et autres Denoyez et Chorques.
Le drame: Lauriane et moi faisons notre entrée dans la BU de la rue Broca, BU qui est habituellement THE place to be pour les filles à mèche Sorbonnardes de deuxième année. Ce jour-là, cependant, elle est miraculeusement vide. Enfin, presque... Un jeune homme est plongé dans ses bouquins... C'est le splendide Ken (pour ceux qui ne me lisaient pas sur Skyblog et ne connaissent donc pas Ken, l'une des quelques stars de mon amphi, Ken est un grand brun légèrement métrosexuel aux yeux bleus et au teint mat qui, comme son nom l'indique, est limite trop beau pour être vrai). Lau et moi choisissons une table vide, mais je me rends compte qu'il y a deux places libres juste à côté de Ken. Comme ma Lau est une vraie amie qui supporte avec patience mes cruchasseries, elle se lève et m'accompagne. Ken a de fait tout le loisir de nous voir retraverser la bibliothèque (quasiment vide, je vous le rappelle) jusqu'à sa table. Je prends mon courage à deux mains et tente un: "Excuse-moi, y a quelqu'un à côté de toi?". Il lève ses grands yeux bleus vers moi (et là, vous vous en doutez bien, je pleure intérieurement devant tant de canontitude) et me dit que la place est libre. Je m'assieds donc, toute guillerette, Lauriane à côté de moi, résignée.
Vous me trouvez cruche? Le pire reste à venir. Non seulement je me suis encore plus grillée que je ne l'étais déjà avec ma technique pourrie, mais en plus j'ai passé DEUX HEURES à côté de lui sans lui dire un mot. En même temps, difficile de parler quand on est en plein orgasme visuel. Orgasme visuel qui est également devenu tactile, lorsque son coude a commencé à effleurer le mien par mégarde. Evidemment, je n'ai rien foutu, et au lieu de bosser j'ai regardé les cours de Ken en m'extasiant sur son sérieux (vous connaissez beaucoup de gens qui photocopient 72 bouquins juste pour préparer une fiche de TD???) et en agonisant encore et encore.
Moralité: J'ai beau rire en relisant mes journaux intimes de l'époque du lycée et me dire que j'ai quand même fait un bout de chemin depuis, il y a des moments où j'ai toujours 16 ans...
Mathilde, incapable de résister à une bouille de minet...
Listening:
"La femme chocolat" d'Olivia Ruiz
27 août 2007
Un boulet chez Zara...
Je suis un génie.
Oui, un génie. Même que c'est ma Choupette qui l'a dit dans le blog de Sab. Bon, d'accord, c'est pas le terme qu'elle a employé, mais j'ai su transcender sa parole plébéienne, tel le génie que je suis.
(Choupette ne me tue pas, oui oui je sors.)
Enfin, je sortirai après vous avoir annoncé que cette chère Aurélie, non contente de dire que le monde entier devrait se prosterner devant moi (viens on fait genre tu le penses, allez, un peu de solidarité Puesque, m'enfin!), s'est révélée être une véritable source d'inspiration pour moi, un rayon de soleil dans cette vallée de larmes, et tout et tout... Car grâce à elle, a lieu aujourd'hui la création d'une nouvelle catégorie: "L'anecdote qui tue", une nouvelle catégorie grâce à laquelle vous pourrez apprécier l'étendue de mon génie, chers lecteurs. Ne me remerciez pas, c'est naturel, je pense qu'admirer un être supérieur tel que moi peut vous aider à progresser dans la vie. Oui, je suis un génie altruiste.
Inaugurons donc cette nouvelle catégorie avec...
Le boulet du jour: moi, pour bien commencer!
Le contexte: J'ai toujours été excellente en langues, et j'adore ça. J'ai eu 15 au bac d'anglais, 18 à celui d'italien, et j'ai été limite contrariée de n'avoir eu "que" 14 en espagnol. Bref, NORMALEMENT, les langues étrangères, c'est mon point fort.
Le drame: Un bel après-midi de juillet. Je me balade dans un centre commercial de Boulogne avec mon affreux collègue OFUPien et nouveau compagnon d'errances sans but, j'ai nommé Julien. Au rez-de-chaussée, je l'entraîne chez Zara, mais face à son enthousiasme débordant, je préfère ne pas m'éterniser. Escalator. Premier étage du centre commercial. Zara again. Je m'écrie: "Attends, on y retourne, j'ai vu un truc sympa!". Toujours aussi raaaavi d'assister à ma frénésie de shopping, Julien me dit: "Mathilde, c'est le rayon hommes ici." avec l'air du mec qui hésite entre se pendre et me jeter par dessus la rambarde.
Très sûre de moi, je me tourne vers lui et lui réponds: "Mais t'es bête ou quoi, Zara Home c'est de l'autre côté!"...
J'ai une super bonne excuse justifiant un tel accès de connerie de ma part. En fait, mon cerveau est tellement actif, tellement supérieur, que parfois, il bugue. TOUT A FAIT.
Et je ne souffrirai pas la moindre contradiction, ni la moindre allusion au fait que cette réplique est digne d'un loup-garou de ma connaissance qui élève la dinde attitude au rang d'art (hein les coupines, hein les coupines, bon j'arrête j'ai dit que je serais gentille avec elle maintenant, hein que je suis gentille, hein que je suis gentille?). Sinon...
Sinon je sais pas quoi mais un truc qui me ferait très très peur si j'étais vous. J'suis comme ça, moi :p.
Mathilde, la pionnière qui réinventait le génie :p !
Listening:
"Bartender" de T-Pain & Akon





