06 octobre 2009
Marie-France M, cette mère courage.
Coucou mes petits poulets!
Mais oui, c'est bien moi, qui reviens, si sûre de moi, avec ce regard qui s'éteint et des mots stupides et tristes.
(Là, pour le coup, les personnes qui auront reconnu la chanson sont juste folles. Sérieusement.)
BREF.
Je suis une fille gentille, innocente, débonnaire, mais surtout attentionnée.
Subséquemment, le 2 octobre, l'instance maternelle fêtant son anniversaire, j'ai aidé l'instance paternelle à choisir un restaurant sympa pour l'occasion.
En fait, quand je dis "aidé", ça veut dire que j'ai regardé mon père d'un air d'autoroute et que j'ai dit "Bon Papa c'est bon on réserve ici ça a l'air trop sympa tu trouves pas? Non mais si c'est trop sympa viens on réserve. Non mais dis-moi si t'es pas d'accord hein je veux pas imposer un choix, ah bonsoir monsieur, vous avez une table pour 7 pour demain soir? OK allez salut. C'est bon ça te va Papa? Parce que sinon on change? Mais ça a l'air vraiment sympa.".
En plus, y avait des mariachis. Et une boule à facettes en plein milieu du restau.
A ce stade, audience, j'aurais du me douter de quelque chose. Mais non, je me suis éloignée d'un bon pas, avec la sensation du devoir accompli, telle un Quinn Mallory au terme d'une mission rondement menée.
(Là, si vous avez reconnu la référence, vous êtes de sombres geeks.)
(Si vous avez reconnu les deux références, je ne peux plus rien pour vous, et à ce stade je vous conseille la pendaison. Ou le vaccin contre la grippe A, plus trendy et tout aussi efficace.)
Le lendemain soir, 23h, arrivée au Chihuahua après deux heures dans les bouchons. L'ambiance est très conviviale, fun, la nourriture délicieuse, les cocktails excellents, l'endroit est un peu bruyant pour une soirée familiale et les mariachis assez mauvais, mais globalement, j'adhère, les instances familiales aussi, tout va bien.
Et soudain, il est minuit et demie.
Et LA, les mariachis s'évanouissent, les tables disparaissent petit à petit et l'endroit se transforme en discothèque à l'ambiance endiablée.
Vous savez ce qui est pire que de se retrouver dans une boîte (latino, passant donc du reggaeton, de la bachata et de la salsa à gogo) avec vos parents quand vous avez 21 ans et que vous savez que s'ils n'étaient pas là vous seriez déjà sur le podium, un mojito à la main, à chanter "One, two, three, four, uno, dos, tres, quatro, I know you want me, you know I want you!" en dansant comme une pouffiasse?
Se retrouver dans une boîte (latino, passant donc du reggaeton, de la bachata et de la salsa à gogo) avec vos parents quand vous avez 21 ans et que vous savez que s'ils n'étaient pas là vous seriez déjà sur le podium, un mojito à la main, à chanter "One, two, three, four, uno, dos, tres, quatro, I know you want me, you know I want you!" en dansant comme une pouffiasse, ET APPRENDRE QU'IL Y A UN FUTUR MARIE DANS L'ASSISTANCE.
ET REALISER AVEC EFFROI QUE FUTUR MARIE = ENTERREMENT DE VIE DE GARCON.
Et voir débarquer une jeune femme blonde du nom de Betty, vêtue (mais pas pour longtemps) d'une tenue de policewoman des plus distinguées, le tout au son des Pussycat Dolls.
Je peux vous dire que jamais je ne me suis autant concentrée sur une assiette d'enchiladas.
PS: Soyez rassurés, il y a un happy end: ma mère a eu droit à une autre fête le lendemain. Et a prouvé encore une fois qu'elle était la meilleure mère du monde en me consolant sur tout le chemin du retour à la maison pendant que je m'autoflagellais et envisageais de partir vivre dans une hutte de Papouasie-Nouvelle Guinée.
Mathilde, cette fille indigne.
Listening:
"One foot boy" de Mika
12 septembre 2009
Ted M and Marshall E.
On a eu beau essayer les cigarettes au chocolat, pousser des cris hystériques, danser sur "Love is wicked", la nostalgie a fini par nous rattraper.
Après tout, on a beau dire "farewell party" parce qu'on est over-franglophones-et-hype-of-the-lifestyle, ça veut quand même dire que tu t'en vas.
Tu t'en vas, dans cette ville de la perfide Albion où on chantait "Madame rêve" il y a à peine plus d'un an en faisant des photos conceptuelles avec des crayons géants.
Tu t'en vas, et moi je te revois le jour de la rentrée de 6e, et les débiles de notre école qui nous demandaient si on était soeurs parce que quand même deux noires dans une même promotion ça faisait un peu beaucoup quoi. Et tes lettres écrites à l'encre turquoise et tes ronds géants sur les "i". Je repense à tous tes mecs pourris, et à mon innocence de l'époque, parce qu'à ce moment-là c'était moi la sage du duo, quand je ne chantais pas "Singing in the rain" en doudoune argentée sous le préau du collège. Je repense à ton dernier mec pourri, juste avant The One. Je repense à vous deux, il y a cinq ans et demi, à vous deux maintenant, et je souris en me disant que j'ai de la chance de vous avoir sous les yeux et de croire encore en l'amour grâce à vous.
Tu t'en vas, et moi je repense à toi, et à nos debriefs quotidiens d'ados amoureuses débiles découvrant la vie, à toi m'apportant de la glace comme un vrai cliché de meilleure amie de film américain le jour de la première de mes nombreuses ruptures, me traînant hors de
Beaubourg, jusqu'au Starbucks le plus proche, me forçant à avaler un
Mocha Blanc et un muffin noisette et chocolat et à regarder "How I met
your mother" jusqu'à ce que j'arrête de pleurer le jour de la plus
douloureuse d'entre elles. A toi, qui as vu arriver, rester plus ou moins longtemps, repartir, parfois revenir, Steeve, Jean-Loup, Lucas, les autres, et même le légendaire Philippe de la soirée d'élection de Miss et Mister Assas, et as été présente à mes côtés à chaque fois, sans jamais me juger.
Tu t'en vas, et moi je repense à nos quatre ans de droit, à nos blagues juridiques, à nos fous rires sur la Constitution, à nos clashs sur les arrêts du GAJA, à nos debriefs post-partiels, à moi regardant les gens d'un air perplexe dans les amphis d'Assas, à mes potes te réclamant dans les amphis de la Sorbonne, à toi et moi tous les dimanches à Beaubourg, à notre capacité d'évaluer le temps d'attente dans la queue en une seconde et demie, à nos sandwiches au saumon ou au poulet, aux gâteaux aux amandes, aux cassos du dimanche et à toi toujours plus sérieuse que moi.
Tu t'en vas, et moi je repense à toi, admirable, tellement admirable, supportant mes névroses, mes crises de larmes, ma folie, mes excès, me pardonnant mon injustice envers toi, ma peur perpétuelle de te perdre.
Tu t'en vas, et moi je repense à toi, à ton intelligence, à ton ambition, à ta force, à ton courage, à ta classe, à ta beauté, à ta générosité, à ta loyauté, et à la chance que j'ai d'avoir quelqu'un comme toi dans ma vie.
Tu t'en vas, et moi je repense à tant de choses que cet article risque fort d'être sans fin.
Tu t'en vas, et moi je repense à nous dans ta voiture cette nuit avec ta soeur et tes cousines, écoutant Kelly Clarkson et "Colorblind" et Soulja Boy.
Tu t'en vas, alors que je ne sais pas encore comment je vais supporter la vie sans toi, ma meilleure amie qui es sans doute la meilleure partie de moi.
Tu t'en vas, et je t'imagine réussissant brillamment ton LLM, je me vois pleurer de joie à ton mariage, être la tata gâteau de Marouane et Lina, je suis heureuse, si heureuse pour toi, et j'espère l'être encore plus dans les années à venir.
Je t'aime, je t'aime, je t'aime.
Mathilde, qui est très fière de son petit cheval sauvage qui court le monde après son destin.
Listening:
"Sweetest goodbye" de Maroon 5
16 août 2009
Génération révolution.
En fait mon gros problème dans la vie c'est la tendance de certains de mes amis à vivre dans un monde post-68 complètement rebelle, sans foi ni loi.
Ils souffrent des stigmates du féminisme et d'autres trucs complètement insensés, genre la révolution sexuelle.
Et je ne sais pas si je peux supporter des discours empreints de tant d'immoralité.
"Tu sais, je pense que si tu n'as pas de relation stable c'est parce que t'es une fille facile en fait... Parce que le mec qui t'a dans son lit tout de suite n'a plus à s'intéresser à toi par la suite, c'est normal, t'as perdu toute pudeur, toute fraîcheur, tout mystère à ses yeux... Tu comprends, le sexe c'est une fin, c'est un achèvement, c'est un aboutissement, tu apprends à connaître la personne, tu tombes amoureuse, et le sexe est un moyen de célébrer cet amour tu vois."
"Non mais c'est normal qu'elle ait des ambitions professionnelles moins importantes depuis qu'elle est avec lui, elle veut pas que le fossé soit trop grand entre eux... Ben oui je pense que c'est compréhensible de faire des sacrifices pour qu'une relation marche tu vois, moi aussi à sa place je renoncerais à partir un an à l'étranger, et puis elle peut très bien s'en sortir avec des études un peu moins brillantes, ça dépend de ce sur quoi repose ton épanouissement..."
"Je m'inquiète vachement pour lui tu sais, il part à l'étranger deux ans, il va revenir il aura quoi, 27-28 ans, il sera toujours pas marié, mais il réalise pas qu'à ce moment-là les seules filles encore dispo seront les folles qui ont raté leur vie sentimentale, enfin tu vois pas les folles mais celles dont personne n'aura voulu quoi..."
"Ben moi je suis un peu d'accord avec sa théorie, c'est vrai que toi tu tiens à ton indépendance mais tu verras, tu comprendras quand tu seras en couple."
NO FUTURE.
Mathilde, qui se demande où elle était le jour où l'amish lifestyle est redevenu à la mode.
Listening:
"Airport taxi reception" de Sondre Lerche
"Uprising" de Muse
25 avril 2009
Dans la vie y a des gens qui ont de vrais problèmes tu vois.
Ces temps-ci, audience, j'ai l'impression d'être un estomac vivant.
A tel point que lors de mes mini-vacances entre potes à Lyon, lorsque le mec de ma copine Alexia qui nous accueillait gentiment chez lui m'a demandé si j'avais faim et que j'ai répondu "Non.", il s'est exclamé "Ah bon?".
Vous raconte pas comme c'est dur d'avoir l'air d'une fée évanescente et classe quand, pendant une soirée où tout le monde mange des chips et des bretzels, vous hurlez "Hééééééééééééééééééé qui m'accompagne prendre un kebab?" et partez à l'aventure dans les rues de Lyon City à 23h pour revenir ensuite avec un air illuminé et empreint de paix intérieure.
Bref.
En bonne boulimique donc, en sortant du boulot ce matin, je me suis dit "Tiens, et si j'allais me faire un McBacon, après tout, ça ne serait que le 189e de la semaine!".
Et là, un drame de plus.
Spotted, mes deux voisines de table, Jennifer et Kelly:
Jennifer: Faut que je te parle d'un truc hyper important, je sais pas quoi faire...
Kelly: Je t'écoute!
Jennifer: Ben tu vois, au début Chéri voulait pas que je me coupe les cheveux, et moi je voulais alors on s'engueulait vachement à ce sujet et tout. Et puis bon, ensuite je me suis dit que j'en avais marre de le décevoir à cause de mes cheveux tu vois, et j'ai décidé de pas les couper tu vois. Et hier, il m'a demandé si le coiffeur allait m'en couper beaucoup, alors qu'il sait que je veux plus les couper... Je suis perdue, tu penses que c'est un test?
Kelly: J'en sais rien je suis perplexe...
Jennifer: Non parce que je suis sûre de moi tu vois, je veux plus les couper et je changerai plus d'avis, alors je comprends pas trop ce qu'il essaie de me dire tu vois.
Kelly: Trop dur.
L'espèce humaine en général et les filles en particulier me dépriment. Tout simplement.
Mathilde, qui, sur ces bonnes paroles, s'en va digérer son KFC de ce soir. See you, le monde.
Listening :
"Boom boom pow" des Black Eyed Peas
18 décembre 2008
"J'sais pas si c'est normal, d'avoir le coeur toujours trop haut..."
5h41 du mat.
Je ne pense pas dormir cette nuit.
Il y a ce stress, tout le temps, cette peur de ne pas y arriver. Ce manque de confiance en moi et en mes capacités de réussite.
Il y a cet homme, ce gamin. Dont je suis amoureuse. Qui a - enfin - réussi à me lasser assez pour que je m'en détache, sortons les Celebrations et le Champomy, il était temps. Qui me tord encore les entrailles à des moments où je ne m'y attends pas et me rend plus coléreuse et haineuse que je ne l'ai jamais été, mais qui, la plupart du temps, et de façon très surprenante, éveille chez moi un désintérêt sans bornes, alors que quelque chose en moi devrait me donner l'envie de me battre, encore, pour lui. Je suis sûre d'aller dans la bonne direction, mais je ne comprends pas trop ce qui se passe, ni ce que je ressens.
Il y a cet énervement, aussi, cette déception. Oui, j'ai beaucoup d'amis, oui, je les aime de tout mon coeur, mais non, je ne vis pas dans un monde où les gens sont capables de faire la part des choses entre amitié et relation-fusionnelle-cro-bien-où-on-comprend-cro-la-life-oh-la-la-tu-sais-je-te-souhaite-vraiment-de-connaître-cette-sensation. Dans le vrai monde, j'arrête d'idéaliser mes amis, et je me rends compte que grandir, c'est accepter leur part de pathétique. Et grandir, c'est aussi réaliser à quel point ceux qui réalisent l'exploit de ne pas jouer aux Mariés Fiers de l'Etre sont précieux, et les remercier pour ça.
Je réussis l'exploit d'être encore moins mesurée que d'habitude. Je passe du rire aux larmes, avec une intensité qui m'effraie. Je me demande si je ne suis pas en train de devenir folle, mais je le vis plutôt bien.
Parce que je suis fatiguée, sur les nerfs, mais vivante. Et heureuse.
Grâce à ces moments où mes émotions me dépassent.
Ces moments où j'ai juste une immense envie de dire "Je t'aime, je ne sais pas ce que je ferais sans toi, merci d'être là.". Ces moments où un mot, un sourire, une intonation de voix, une vanne, un petit trait de caractère débile, une manchette de chemise moche qui dépasse, ou d'ailleurs une copine qui porte la même chemise de cow-girl que moi le même jour, m'émeuvent. Ces moments où je me dis que finalement, mon petit coeur d'égocentrique a bien plus de ressources qu'on pourrait le croire.
Il déborde, tout le temps. Mes parents qui me prennent la tête, qui m'appellent douze fois pour savoir si je n'ai pas disparu mystérieusement entre 18h et 18h01 / si j'ai bien dormi / si j'ai eu mon train / si je mange. Mon PETIT frère qui m'engueule quand je sèche un cours. Mon Pou et notre mauvaise foi: "Nan mais t'es d'accord c'est pas ma faute si en fait je veux pas lui parler? C'est pas moi qui suis méchante hein?". Mes amies qui s'inquiètent pour moi, alors même que je leur dis qu'elles m'emmerdent. Mes tarées de nouvelles copines qui transforment chaque journée en aventure.
Cette nuit, je ne dors pas.
Je rôde dans ma chambre dans un pyjama ridicule, j'essaie de ne pas me ronger les ongles.
J'écoute "Angels we have heard on high" de Josh Groban et Brian McKnight. J'ai des frissons, envie de pleurer, c'est plus fort que moi. Je ferme les yeux.
Je suis vivante, je suis heureuse.
(Eh mais comment elle est pas drôle elle en ce moment! Quid des kikou?
Quid des lol? Quid des moqueries et des nanani? Quid des dramas et des
nanana? Vraiment, on nous ment.)
Mathilde, tout simplement. C'est déjà bien assez.
Listening :
"Angels we have heard on high" de Josh Groban et Brian McKnight
"You raise me up" de Josh Groban et l'African Children's Choir
25 novembre 2008
Un vieil adage disait: "Master I, je deviens une fille bien." .
Pense définitivement que cette année scolaire fera de moi un cas encore plus désespéré que je ne le suis déjà.
Arrive en cours en retard sous prétexte que c'est vraiment inhumain de me faire commencer à 9h30 un vendredi matin, alors que, c'est bien connu, je ne vais PAS en cours le vendredi. NI le samedi. Décide que pour la peine, je vais non seulement arriver en retard, mais en plus m'arrêter pour prendre un café. Croise, comme tous les vendredi matin, ces fumistes de Meriem et Natacha au Colombus Café. 9h50, nous sommes dans l'amphi, toutes les trois assises devant nos ordis, nos gobelets dans une main aux ongles vernis en rouge ou en rose, mode juristes prétentieuses on. 10h20. Alexia débarque l'air de rien, la bouche en coeur, vient se poser à côté de nous et sort aussitôt son portable pour envoyer des textos. Le plus souvent, elles les envoie à Meriem, ou à moi. Qui sommes juste à côté d'elle. En train de nous envoyer des textos. Que nous lui renvoyons à elle, histoire qu'elle soit au courant que Machinette a une tête de souriceau et que Machinet est magnifique ce matin, d'ailleurs t'as vu ce petit pull so cute ou bien?
Traîne dans les rues du Ve arrondissement en me plaignant à longueur de temps que j'ai faim, froid, que je suis fatiguée, que je ne suis pas fatiguée, que j'ai envie d'un muffin, qui prend un muffin avec moi, que je ne suis pas très contente, mais qu'en fait TU SAIS PAS QUOI JE T'AI PAS RACONTE. Déclare d'un ton tragique que je vais me suicider si le bus n'arrive pas dans les cinq prochaines secondes / si je ne trouve pas le bouquin que je veux à la bibli / si je suis obligée de remplacer les bottes que j'ai trouées à force de les porter 365 jours par an. Ivan, ce garçon innoçent que je n'ai pas encore blasé, tente de me raisonner: "Mais enfin Mathilde, tu vas quand même pas te suicider pour ça!!!". Me dis qu'il est vraiment trop chou, et pas encore assez habitué à ma psycho attitude pour savoir que mon sens de l'exagération n'a d'égal que ma cyclothymie. Pauvre de lui, s'il savait.
Fais ma fifille à pochette Brontibay. Pousse des cris de souris et insupporte tout le monde à force de tout trouver "choupi". Fais des blagues sur le droit de la sécurité sociale. Chantonne en imitant l'alerte incendie de la fac, choré à l'appui. Me moque, beaucoup. Ris, encore davantage.
Découvre des personnes géniales.
En plus, c'est la saison des Mocha Pralinés chez Starbucks. Que demande le peuple?
Fais un peu peur. Me demande encore ce que je tentais de faire au moment de la photo.
Mathilde, cette étudiante modèle.
Listening :
"Je veux des violons" de Little
08 novembre 2008
Yes, we can. Yes, he did.
06 juillet 2008
Non mais à part ça, ça va hein.
Kikou mes petits gnous!
Bien ou bien?
Je sais, je vous snobe. JE SAIS, je ne suis qu'une vile pouf, QUID de mon lectorat, QUID de ma vie de blogueuse influente wannabe, QUID, QUID, QUID? Vous en êtes tout chamboulés je le sais, vous êtes bien braves.
Je voudrais bien écrire tous les jours et vous raconter que je vais à des soirées de lancement de nouveaux trombones phosphorescents so hype organisées par e-buzzing ou je ne sais quelle autre boîte qui ne vous prend pas du tout pour des écrans publicitaires, ou alors que j'ai acheté une super robe en chaton de Finlande et que j'hésite à la porter pour mon prochain goûter chez Ladurée, ou alors que j'ai mangé une pomme ou testé un nouveau mascara.
Sauf que je suis trop occupée à être un sketch vivant, désolée. Oui, j'avais dit que j'arrêterais pour mes 20 ans, mais c'est bien connu, on ne peut pas me faire confiance.
Pour parler des 20 ans en question, par exemple, j'étais a priori tout à fait bien partie pour faire ma femme Barbara Gould.
Après une petite fiesta familiale le jour J, j'ai organisé, deux semaines plus tard, une petite sauterie avec mes gentils coupains que j'aime.
J'avais TOUT prévu. Choisi une robe tout ce qu'il y a de plus glamour. Viré les instances parentales, fraternelles et ma cousine de la maison pour y loger, entre autres, une certaine gueuse PROVINCIALE. Trouvé un DJ en la personne du chéri de la grosse qui me sert de meilleure amie. Joué les Bree Van de Kamp en préparant un emploi du temps calibré au millimètre près. Echafaudé des plans B, C, D au cas où. Fait mes courses. Rangé la maison. Piqué une ou deux crises de nerfs au passage. La psychorigidité était mon amie et j'étais bien contente. Mes amis, que j'insultais quotidiennement, à grand renfort de mails assassins du style "Bon PUTAIN tu me dis si t'arrives à 20h46 ou 20h48 là???", l'étaient moins, mais depuis quand se préoccupe-t-on de ces gueux, je vous le demande.
Résultat? J'ai passé la soirée à batailler avec mon four. Je n'ai quasiment rien mangé de ce que j'avais préparé avec amour telle une fille de 2008 pas bonne à marier. Mes invités ont fait la fête DEVANT chez moi (le tapage nocturne était leur ami) et nous avons tous fini dans un état quelque peu décadent, affalés dans ma cuisine à 7h du mat à parler maturité sexuelle autour d'un plat de nems et de pizzas, le tout arrosé au champagne. Accessoirement, j'ai passé la nuit, la matinée et le début de l'aprem à jouer au Cluedo, ou pas, avec un être de sexe masculin, et NON je n'ai pas DU TOUT été gênée en constatant qu'après ma nuit de débauche j'avais la dégaine d'une fille de joie avec ma robe remise n'importe comment, mon maquillage de panda et ma coupe de cheveux conceptuelle.
Pour un peu, on se serait cru dans un clip, mais on a bien rigolé et passé une soirée d'anthologie. OUI OUI OUI. Et même que j'ai eu, entre autres merveilleux cadeaux, un Darel rose pouf, que j'exhibe éhontément ci-dessous.
Les mauvaises langues vous diront qu'en ouvrant mon cadeau, j'ai dit quelque chose comme "NON MAIS HIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ROOOOOOOOOOOO DAREEEEEEEEEEEEEEEEL GNEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII VOUS ETES TROP CHOUUUU!!!", mais c'est FAUX.
Environ trois cent ans après, j'ai fini par dessaouler et j'ai réussi à dormir plus de trois heures d'affilée. Je me disais, "Math, CA SUFFIT, sois une fille bien. Tu iras conduire tous les matins à 8h, tu économiseras et tu tricoteras devant "Le rêve de Diana" comme il se doit.".
Depuis, je passe mes nuits sur MSN et Facebook, mes après-midi à dormir et mes soirées à faire ma pseudo-parisienne qui se croit dans "Sex & The City" et ne s'habille que dans des couleurs pouvant potentiellement aller avec son Darel, quitte à faire une croix sur la moitié de sa garde-robe. Je fais ma FAP de temps en temps avec mon Copain Catin préféré, et je choque les gens qui m'entourent en gueulant "Mais t'es qu'un connard de toute façon, t'étais prêt à me piquer MON mec, mais en attendant c'est MOI qui ai profité de sa grosse (carte de Cluedo) !!!" en plein restau. Je continue ma vie de drama queen en réussissant à avoir des envies de meurtre envers mon (supposé) nouveau mec au bout de cinq jours d'idylle, et je vais me calmer en dépensant de l'argent que je n'ai pas chez Newlook, tout ça pour acheter un short de pouf de clip américain ET une robe virginale de Laura Ingalls (la logique est aussi mon amie).
Et je vous avoue qu'il y a des moments où ma vie ressemble tellement à un soap opera que je préfère ne pas vous la raconter, pour ne pas que vous me preniez pour une sombre Bridget Jones à un centime d'euro. Subséquemment, je vous snobe.
Bon alors là j'ai pas trop d'idée de conclusion percutante, alors je vous propose de faire semblant de me croire quand je prétends avoir des scrupules à vous raconter ma vie de Bridget alors que je le fais depuis des années.
Je vous propose également de faire semblant de ne pas remarquer qu'en fait si j'écris pas c'est tout simplement parce que j'ai la flemme. D'ac?
Soyez compréhensifs, y a Koh-Lanta qui recommence en plus... Je peux pas TOUT gérer. Leave Mathildou alone-quoiiii, comme dirait l'autre.
Super Connasse, Super Scripte, Ani-chérie et Copain Catin Préféré...
Lau, Céline et moi!
Mathilde, qui démarre cette nouvelle décennie sur les chapeaux de roues...
Listening:
"Say goodbye to love" de Kenna, parce que c'est un concentré de bonne humeur, et "Lollipop" de Lil Wayne, parce que c'est grâce à cette chanson qu'Aïssatou et moi avons pu inventer la danse du plumeau et la danse du balai au lieu de faire le ménage, et parce que j'aime, tout simplement.
21 mars 2008
Welcome to the real world.
J'aimerais bien.
Etre tiède. Pondérée. Equilibrée.
J'aimerais bien.
Faire parfois des concessions à la vérité. Pour ne pas assumer. Pour ne pas blesser. Je l'ai déjà fait. Et je me demande pourquoi, depuis quelque temps, ça me semble si difficile. Pourquoi je n'arrive pas à admettre l'hypocrisie fondamentale cachée au fond de chacun de nous, et même de ceux qu'on aime. J'aimerais bien accepter les "Il paraît que Mathilde..." ou les "Je pense que Mathilde..." destinés à d'autres personnes que Mathilde. Je me demande pourquoi je me sens si touchée par le moindre mensonge, alors que je n'ai pas toujours le monopole de la franchise et qu'il m'est à moi aussi arrivé de sourire et de poignarder dans le dos, sans forcément penser à mal. Et je me demande pourquoi je suis capable de remettre en cause, de rejeter en bloc, avec une intransigeance qui ne me ressemble pas, et ce au nom d'une sacro-sainte sincérité.
J'aimerais bien.
Etre une femme Barbara Gould: digne, inacessible, forte, mystérieuse, calme. Etre insensible. Ne pas vivre les choses à fond. Ne pas voir dans une ébauche de relation la possibilité de quelque chose de fort, sans pour autant que cela soit synonyme d'un engagement synallagmatique à vie sans possibilité de se rétracter, sans pour autant que cela soit la première étape du pack "3 gosses, un break, une maison dans le 92". Je me demande pourquoi, pourquoi je n'admets pas la tiédeur. Pourquoi je suis une adepte du "Tout ou rien.". Pourquoi je ne conçois pas qu'on puisse se donner à moitié, même si c'est pour peu de temps, sans forcément tomber amoureux, juste pour se donner une chance de le devenir, ou pas, juste histoire de ne rien regretter. Pourquoi je ne suis pas du genre à prendre sereinement les: "Attends t'as quand même pas cru que j'allais perdre mon temps à t'accorder de l'attention, t'as cru que c'était la Schtroumpf Party ou bien?! On est pas dans "One Tree Hill" ici, welcome to the real world. Je suis l'homme moderne et non seulement je ne veux pas me poser, mais en plus je ne t'estime même pas assez pour ne pas me poser. Tout ce que je veux, c'est être juste assez présent dans ta vie pour ne pas que tu m'oublies, te convaincre de ta nullité et te faire pleurer devant les couples heureux. Ah, et te briser le coeur aussi. Ai-je pensé à te signifier que tu étais une grosse merde? J'assume, range-moi donc cette corde et revoyons-nous en 2074, si j'ai le temps.".
Peut-être que je me sentirais moins seule.
Mathilde, qui se demande si la bonne résolution à prendre en ce début de printemps ne serait pas de renoncer à des idéaux dépassés tels que l'amitié ou l'amour. Qui est désolée de vous imposer un article si opposé au ton habituel de ce blog. Et qui vous promet qu'elle redeviendra joyeuse et idiote comme à son habitude au prochain épisode.
Listening:
"Wake up in New York" de Craig Armstrong
16 janvier 2008
Partiels time...
Deuxième journée de partiels, et déjà, je deviens folle...
4h30: J'entends le réveil sonner, envisage de pleurer, profite pendant quelques trop fugaces secondes de l'étreinte rassurante de ma couette géante (l'amour de ma vie, je l'aime tellement que depuis que je l'ai je suis INCAPABLE de me réveiller à l'heure, tout est de sa faute, y compris mon retard chronique, je suis une victime, plaignez-moi!), me rendors cinq minutes...
5h: Bon allez, en avant! Je ne me suis pas levée à une heure aussi matinale pour rien. Haut les coeurs, hisse et ho, Santiano, tout ça tout ça. Un petit tour sur Facebook avant de bosser... Peut-être que j'ai loupé quelque chose de capital entre minuit et 5h??? Si ça se trouve il s'est passé un truc de ouf et je ne le saurai jamais!!! C'est la fin de toute vie sociale!!! La pendaison!!! Non non, le Facebookage matinal s'impose.
5h30: Une heure que je suis debout dans mon affreux pyjama de loque et je n'ai toujours pas fini mes révisions. J'ai ma première épreuve de la journée à 9h et j'ai trois matières au programme ce mardi, bref, j'ai tout mon temps, rêvassons un peu en écoutant "So close".
5h35: Rêvasseries finies, au boulot.
6h35: Fiouuuu!!! Tellement de boulot! Tellement d'intelligence transcendentale! Que je suis brillante! Pour la peine je fais une pause, le temps de me préparer... J'en ai pour 25 minutes à tout casser.
7h20: Je révise mon droit des sociétés tout en me maquillant ET en me brossant les cheveux ET en préparant mon sac. Oui, je sais, je vous impressionne.
7h30: Dernier Facebookage matinal. Quoi??? Comment ça, le train est à 7h36? Rooo ça vaaaa, j'ai carrément le temps quoi.
8h20: Arrivée à la fac, je suis seule dans l'amphi, j'ai presque trois quarts d'heure de révisions devant moi, génial.
8h25: J-P et Djamila débarquent... "Bon les gens on se parle pas on révise MARDE!" Dix minutes plus tard: "Eh Djami je te parle pas mais tu me dis si qui tu sais arrive hein? HI HI HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII bon attends je me tais je révise. Je te parle pas de toute façon. QUOIIIII IL EST LA? Non mais rien à foutre je le vois pas de toute façon, seul le libre-arbitre dans la philosophie grecque m'intéresse alors la ferme, t'arrêtes de me déconcentrer làààà?" ...
9h: Début du partiel n°1. Chance extrême, je tombe sur l'une des parties du cours que je connais le mieux. Mes idées s'enchaînent naturellement, le plan me vient facilement, je suis super inspirée, je ne mettrai jamais 4h pour faire ça... Résultat, je me paie le luxe de dormir une heure et demie, et de QUAND MEME parvenir à boucler mon commentaire avant l'heure. La classe armoricaine. Et à mon avis, j'aurai encore plus la classe lorsque j'aurai 2,5.
13h: Pause. Je me goinfre comme une vache depuis hier, mais j'ai une excuse, je suis en période d'examens. Papotages avec Céline, Lauriane et Margot. "Bon je vous parle pas lààà, je mange mon sandwich et je retourne bosser, nan mais vous êtes trop pas sérieuses... Quoi elle a fait quoi cette pétasse? Et tu trouves pas que l'autre elle est trop moche avec sa gueule de hobbit? Beurk. Mais je vous parle paaaaaaaaaaas, allez vous pendre!!!"
13h30: "Je vous parle paaaaaaaaaas!"
13h45: "De toute façon rien à foutre de la philosophie de Locke, j'ai envie de dire qu'on l'étudie depuis la terminale alors fuck Locke quoi. Rebel of the system."
14h: Début du partiel n°2. "Mais putaiiiiin on en a tellement rien à taper de Locke, venez on s'en va! On se rebelle!!! Yeaaah! Non mais non je pars pas tu rigoles toi! T'as cru que je voulais redoubler ma 3e année??? Je suis sérieuse moi, pas comme toi, fais tourner le Coca au lieu de me déconcentrer."
17h: Fin du partiel n°2, Céline, Margot et moi avons une heure pour traverser le Ve arrondissement de Paris, direction l'interro de droit des sociétés à laquelle nous aurons 1,75 de toute façon parce que même quand on croit avoir tout compris la chargée de TD nous apprend que nous sommes des incultes-qui-ne-connaissent-même-pas-l'arrêt-Machin-de-1459-sur-l'exception-relative-au-statut-du-dirigeant-qui-fait-que-TOUT-ce-que-nous-avons-appris-auparavant-ne-sert-à-rien.
18h: Début de l'interro de la mort. Chance extrême once again, les questions sont plutôt simples, et tombent sur le peu de trucs que je connais bien...
18h30: ...mais comme je suis une inculte, j'aurai 0,25 de toute façon. Je rends ma copie blasée de la vie et m'écroule sur ma table en attendant la fin du TD.
19h: Pétage de plombs irrémédiable. C'est le drame.
19h02: Margot, Céline et moi, on joue à calculer nos pourcentages d'amour avec les mecs qu'on connaît. Ambiance 5e D garantie: "Ah ah ah, j'ai 71% avec Ken, quand je vous dis qu'il m'aime lui! Et même qu'avec mon chéri j'ai plus de 80%!!! C'est bon signe!!!" ...
19h25: "Les filles, on se casse?", "Héééééé c'est quoi ce crayon de couleur magique!!! Y a toutes les couleurs dedans!!!", "Quoi t'en avais pas quand t'étais petite? Même gamine t'étais pas hype ma chère Mathilde! Et d'abord moi avec mon crayon magique je peux écrire "responsabilité des dirigeants de la SARL" de toutes les couleurs!", "Héééé je suis trop jalouse, moi je m'en fous je fais un soleil et des étoiles sur ma fiche de TD!!!", "Bon les filles on se casse?", "Putain elle saoule l'autre thon catalane avec ses questions, tu m'étonnes qu'elle ait 18, avec sa vieille gueule elle a pas d'autre échappatoire dans la vie que le droit des sociétés quoi...", "Vous croyez qu'on va redoubler?", "Merde je me suis trompée dans mon dessiiiiiin!!! Mon oeuvre! Mes étoiles!!!", "Moi j'ai bien envie qu'on se casse, je dis ça je dis rien.", "Ben moi j'ai mon crayon magique de toute façon alors hein."...
Et demain, ça repart pour un tour...
Que du bonheur, moi je vous le dis.
Mathilde, qui envisage de s'offrir une camisole de force ou d'arrêter ses études et de devenir poinçonneuse de tickets de métro.
Listening:
"Monsoon" de Tokio Hotel (Allez savoir pourquoi j'idolâtre cette chanson depuis des mois...)














