"Eternal Scrogneugneu Of The Neurotic Mind"

Une fille. Une vie haute en couleurs. L'écriture, comme une drogue. Ainsi naquit Sweet Sunshine!

31 août 2009

Conditionnement mon ami.

Copie_de_chuck_blair_OMFG

I'm a drama queen...

Mais après tout, comme dirait l'autre, c'est pas moi, c'est Shawn.

Et aussi Colbie Caillat. Et Pete Yorn. Et Priscilla Ahn. Raul Midon et James Morrison. Et les comédies musicales. Et la radio pop indé de Deezer qui est juste le MAL. Et Melody Gardot et "Colorblind" des Counting Crows. ET LA RADIO POP INDE DE DEEZER QUI EST JUSTE LE MAL. Et "Runaway" des Corrs.

Et "One Tree Hill" et "Dawson" et "Newport Beach" et Edward Cullen et Zac Efron. "Love actually" et "Coup de foudre à Notting Hill" et "Il était une fois". Et
Ted Mosby et la scène où Chuck Bass dit "I love you" à Blair Waldorf en lui offrant des macarons Pierre Hermé.

Et Paris sous la pluie, et Paris sous le soleil, et Paris le matin, et Paris la nuit. Et la place de la Concorde et les arènes de Jussieu. Et St Germain des Prés et le Trocadéro et le Luxembourg et le pont des Arts. Et San Francisco et Marrakech et la mer à Barcelone.

Au fond, je suis une victime.

Mathilde ou les ravages de 21 ans de lavage de cerveau.

Listening:

"Fallin' for you" de Colbie Caillat 
"Girl like you" de Pete Yorn

Posté par Mathilde M à 00:14 - Les chichis de fifille sont mes amis - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 juin 2009

Ces moments de grâce, part I.

Vendredi soir, 20h. Un soir d'été à Paris. Rien d'anormal.

Je sors du cabinet où je fais mon stage, crevée mais de plutôt bonne humeur. Rien d'anormal.

J'ai des dossiers de M2 à envoyer, et comme d'hab je m'y suis prise au dernier moment. Direction la poste du Louvre avant de rentrer chez moi. Rien d'anormal non plus.

Sauf.

Que par un concours de circonstances particulièrement sadique, je suis:

a) affublée d'un énorme orgelet sous l'oeil gauche qui me donne l'air d'un Quasimodo wannabe. Ces derniers jours, je l'ai caché en portant mes Wayfarer du ghetto achetées 6 euros chez un chinois de Châtelet, le comble du mauvais goût, donc. Mais j'en ai eu marre d'avoir une dégaine de femme battue avec mes lunettes de soleil dans le métro, et il faut avouer que le fait de ne pas voir à deux mètres devant moi - ce qui peut arriver quand vous portez des lunettes sous la pluie - a également joué dans cette épineuse décision. Bref, j'ai décidé d'assumer et de promener ma tête de Double Face dans les rues de Paris.

b) confrontée à l'impossibilité de me maquiller du fait de l'oeil de Quasimodo del Paris susmentionné.

c) en sueur, car j'ai décidé de m'habiller tout en noir, de mettre un trench bien épais et de courir dans tout Paris. Le tout sous 27°.

d) mal sapée, car les fringues noires en question sont moches et trahissent la fille qui s'est levée en retard et a pris les premières fringues compatibles avec une activité sérieuse dans son armoire.

e) totalement désolidarisée des choses douées de vie qui me servent de cheveux. Qui, après avoir connu des mois de magnificence et de "pub pour Schwarzkopf" attitude, ne ressemblent à rien, sont décoiffés, gras et dansent la cucaracha sur ma tête.

e) chargée comme un baudet. Un sac à main de pouffiasse en simili-croco noir qui aurait peut-être suffi à contenir ma panoplie pochettes/portable/I-Pod/bouquins/magazines/trucs inutiles mais absolument nécessaires à mon équilibre mental, si je n'y avais pas ajouté mes dossiers de M2 en souffrance, un livre de droit du travail géant que je ramène chaque jour au cabinet alors qu'ils l'ont déjà, dix balles et un Mars. Et EN PLUS DE CA, un sac plus gros que moi rempli du résultat de ma razzia du jour chez la City et Zara.

e) sur le point d'aller acheter des pâtes chez Mezzo di Pasta, des pâtes carbo pleines de sauce et autres charmants lardons et emmental qui interdisent à toute fille soucieuse de préserver les apparences - et de faire croire au monde qu'elle est toujours belle, soignée et qu'elle sent toujours Alien de Mugler - des choses aussi triviales que parler trop près de quelqu'un d'autre. D'ailleurs, dans ces moments-là, je choisis très soigneusement les personnes présentes à mes côtés, et il est rare que l'un de ces chanceux soit affublé d'un chromosome Y.

Vous l'avez compris, je n'étais pas à mon avantage. J'étais même plutôt dégueu. Même très très dégueu. Dans un moment où normalement, on ne devrait pas sortir de chez soi mais plutôt se terrer dans une grotte telle le Gollum qu'on est.

Mais je sifflotais gaiement dans les couloirs du métro, I-Pod dans les oreilles.

Et là, texto de L.

Mon pote avec qui je refais le monde sur le Champ de Mars, mais aussi - et c'est ça la partie drôle - mon ex.

Le même L que celui avec lequel, trois jours plus tôt, j'ai passé une soirée à arpenter le 7e arrondissement d'un air faussement naturel, genre "Non, je n'ai pas conscience de ma dégaine de Sorbonnarde qui se prend pour Carrie Bradshaw, la la la!". Avec mon béret de parisienne typique savamment penché pour mettre en valeur mes cheveux et mes boucles d'oreilles Swarovski. Mon Darel rose. Ma robe noire Friday's Project achetée à Barcelone, vous savez, celle qui a de charmants petits boutons sur le devant, des manches ballon et un col rond. (Non, vous n'êtes pas sur le blog de la Princesse la plus hype de la blogosphère, mais pour les déçus, je peux éventuellement appeler la police pour leur faire part de mes mésaventures avec le vendeur TROP MECHANT du Tati Barbès du boulevard Rochechouart.)

Le même L, donc, que celui qui m'a trouvée jolie à une époque, m'a embrassée, m'a vue toute nue. A long time ago, certes, mais quand même.

"Dis, c'est pas toi que je viens de voir descendre du métro là?"

Je ne sais pas encore comment réagir face à cette honte incommensurable. Pour l'heure, j'hésite à le tuer pour qu'il ne divulgue jamais le secret de ce triste jour.

La seule chose que je sais en tout cas, c'est que parfois, ma vie est un tel cliché que je me dépasse moi-même.

Mathilde, la fille qui n'avait plus aucune classe ni aucune crédibilité stylistique.

bj_bunny

Listening:

"When love takes over" de David Guetta et Kelly Rowland
"Everyday"
 
de Vetiver
"Daniel" de Bat For Lashes

Posté par Mathilde M à 17:27 - Les chichis de fifille sont mes amis - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juin 2009

"My mind's made up, I'm cool without you..."

Mes enfants,

Saviez-vous que dans la vie de tout cliché vivant qui se demande chaque jour comment elle fait pour être aussi névrosée de toute fille, il est fréquent de passer par des phases "TROP VNR"?

Une Mathilde en phase "TROP VNR" est, dans un premier temps, encore plus lunatique qu'à l'accoutumée. C'est-à-dire qu'elle va se mettre à pleurer à chaudes larmes, va avoir envie de se terrer dans un trou de souris et de s'y rouler en boule, et puis, cinq minutes après, partir d'un grand fou rire en disant des méchancetés et en sautillant dans la rue.

Une Mathilde en phase "TROP VNR" écoute beaucoup, beaucoup de musique, car la musique l'aide et l'apaise. Seulement, elle a un petit problème dû à une légère tendance à interpréter les paroles de chaque chanson comme un message censé l'aider à relever la tête, à avancer, à être TROP VNR et solide comme un wok. Et elle ne choisit que des chansons d'un goût exquis. Par exemple, tout à l'heure, je devisais gaiement avec mes copines C et N sur Facebook en écoutant du Britney Spears, quand soudain, j'ai repensé à la chanson "Lonely". Et soudain, je me suis sentie TROP VNR. Du coup, j'ai copié les paroles à mes copines, TROP VNR. Lesquelles se sont aussitôt empressées de contre-attaquer par des citations des Spice Girls, à base de "Who do you think you are?" et de "If you wanna get with me, better make it fast, now don't go wasting my precious time.". Et le pire, c'est qu'on avait vraiment l'impression d'user d'arguments d'autorité étayant notre VNR attitude.

angry_blair

Avant, les brainstormings existentiels se faisaient à l'aide de citations de Socrate, maintenant, Ginger Spice est un gourou.

La vie est bien triste.

Mathilde, la fille qui justifiait à elle seule l'existence de la pop de pouf.

Listening:

"Better after all" de Jonatha Brooke

Posté par Mathilde M à 08:00 - Les chichis de fifille sont mes amis - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mai 2008

"Facebook relationship drama" ou comment je franchis un nouveau cap dans la névrose (oui, c'est possible).

Aujourd'hui mes petits colibris, nous allons parler de relationships et de dramas. Vous me direz que je ne me renouvelle point, vu que les relationships et les dramas font partie de la ligne éditoriale de ce blog.

(Parenthèse au cours de laquelle j'overLOL parce que je viens d'employer l'expression "ligne éditoriale", et même que j'ai l'impression d'être influente et puis je vais aller m'inscrire sur e-buzzing waouh la vraie vie commence. DOUBLE LOL en m'imaginant suivre une quelconque ligne éditoriale. Je me laisserais même aller à dire EXPLDR. Oui c'est la fête today.)

DONC. Au programme de ce soir, à part la Nouvelle Star et ma liquéfaction programmée devant Benjaminet et Cédricounou, il y a mon essai, que dis-je, mon pamphlet visant à dénoncer LE truc à cause duquel ma drama queen attitude atteint de nouveaux sommets chaque jour, j'ai nommé Facebook, l'instrument du MAL.

Copie_de_10

Moi au début quand je me suis inscrite sur Facebook j'étais toute contente, j'espionnais gaiement Ken, j'envoyais des vaches à mes copines. Et puis je suis sortie avec un être de sexe masculin, que les intimes connaissent sous le doux surnom de Lapinou.

Facebook relationship drama, part I

Lapinou et moi venons d'échanger un baiser langoureux après notre premier RDV, je suis heureuse, je youyoute, je kikoute, tout va bien. Je rentre chez moi, l'ajoute à mes Facebook friends, et là, c'est le drame. Dans la section "Comment vous connaissez-vous?", il choisit "We hooked up.". Et pas "We dated.". Je commence à psychoter: il veut juste catiner sans lendemain et me jeter après, me laissant seule et abandonnée telle Léa Castel, ce mauvais. Et il ne veut certainement pas se marier avec moi et être amoureux pour toute la vie. Moi non plus, ceci dit, mais c'est vexant. Je boude.

Facebook relationship drama, part II

Quelques semaines plus tard, le bougre et moi vivons une relation ma foi plutôt sympathique. Mais il s'obstine à rester "single" sur Facebook. J'ai envie de lui arracher une dent chaque fois que je me connecte sur son profil, et me venge en le tagguant sur nos 763 photos en mode "Nous, notre vie, notre oeuvre". Je le bisoute allègrement sur les photos en question afin que toutes ses ex obèses à tête de pékinois sachent que c'est MOI sa copine. Même s'il tente de me snober, il ne me vaincra point. D'ABORD. Lorsqu'au bout d'un mois, Lapinou, dans un effort surhumain, décide d'enlever son "single" et de cacher son relationship status pour me faire plaisir, le "Lapinou is no longer single" envoyé par Facebook me donne limite envie de chanter et de manger des Celebrations. Enfin il s'investit dans notre relation, ENFIN il assume notre relationship, d'ailleurs pour la peine je me mets in a relationship, certes toute seule, mais il faut bien marquer le coup quoiiiiiiiiiiiiii. TROP BIEN QUOI.

Facebook relationship drama, part III

Mon idylle avec Lapinou se termine au bout de deux mois et demi, après moult et moult (et mouuuuult) rebondissements. Nos sentiments l'un pour l'autre étant restés assez limités, nous n'avons aucun mal à rester bons amis, on discute de temps en temps et on se revoit avec plaisir, bref tout va bien. Et là, l'affront suprême. Que dis-je, la TRAHISON transcendantale. QUE DIS-JE!!! LE NOEUD DU DRAME!!! Je me connecte sur Facebook, et qu'apprends-je? Que le gueux est IN A RELATIONSHIP! Je m'insurge, lui envoie un texto d'insultes pour lui demander comment il OSE être in a relationship, et d'OU il se met in a relationship alors que j'ai mis un mois à lui faire enlever son "single". C'est la remise en question, le début des "Mais putain tu trouves pas que c'est un sale connard de se mettre in a relationship alors qu'il est avec sa pouf depuis une semaine??? MAIS D'OU??? Et pourquoi je sors qu'avec des tarés qui veulent pas se mettre in a relationship et considèrent que se tenir la main dans la rue est le symbole d'une tentative d'appropriation? Vas-y j'en ai marre moi je rentre au couvent. Pourquoi mes mecs trouvent la femme de leur vie APRES moi??? Je suis moche c'est ça? Non mais OKAY!!!" destinés aux copines.
Ben oui, y a des choses sur lesquelles une vraie femme Barbara Gould ne transige pas. Un ex ne
devrait jamais se remettre de votre rupture. Un ex devrait vous piquer des crises de jalousie quand vous trouvez à nouveau quelqu'un, vous faire des déclarations d'amour régulières pour que vous puissiez l'envoyer chier et lui dire "Mon chou c'était beau ce qu'on a vécu mais il faut avancer tu sais, je suis folle amoureuse maintenant, il est tellement mieux que toi, alors DISPOSE.". Il ne devrait surtout pas vous dire "Oh je suis in a relationship parce que c'est trop l'amour de ma vie et je me contrôle plus KIKOU.". Un ex devrait vous dire que jamais il ne trouvera une fille meilleure que vous, et surtout pas la trouver réellement. Quelle idée!!! Tout se perd ma bonne dame. La faute à la baisse du pouvoir d'achat.

Mais finalement j'ai réfléchi. J'ai décidé que pour une fois, j'allais agir avec maturité et détachement, tel l'être plein de compassion que je suis. J'ai envoyé un texto d'excuses à Lapinou, et maintenant je suis sincère lorsque je dis que je suis heureuse pour lui.

Je me disais donc que j'étais gentille. Et peut-être un peu moins psychopathe qu'avant. Et peut-être même mesurée. Vous rendez compte ou bien?

Et puis j'ai pensé à un mec. Pas à Lapinou. Un autre gueux de ma connaissance. Qui fait AUSSI partie de mes Facebook friends. Et là, j'ai eu un fou rire. Parce que je me suis revue il y a un mois, en vacances à Rome donc prétendument détendue, me suicidant à moitié parce que "Machin le Gueux edited his relationship status". Sentant un noeud me serrer l'estomac et l'énervement m'envahir. Alpaguant mon frère en lui criant: "Mais PUTAIN c'est quoi ce gueux là!!! MAIS JE VAIS LUI CREVER LES YEUX!!!". Cherchant la boîte de Pringles spécial crise. Pour découvrir que Machin le Gueux s'était tout simplement mis "single".

Vous avez dit mesurée?

Mathilde, en plein remake de Carmen: "Si je t'aime prends garde à toi..."...

Listening:

"Divine" de Sébastien Tellier

Posté par Mathilde M à 19:38 - Les chichis de fifille sont mes amis - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 décembre 2007

Trois jours de réflexion...

En relisant mes derniers articles je me rends compte que ces temps-ci je suis un peu monomaniaque...

Je ne parle que de mecs.

C'est honteux. C'est mal. C'est irrespectueux envers toutes ces femmes qui ont brûlé leurs soutien-gorge pour qu'on ait le droit d'être des independent women et tout.

Aujourd'hui je vais donc vous parler de mecs.

MAIS tout ça dans un but purement philosophique, je ne suis que paix, méditation et absence de prises de tête. Mes amis, dissertons donc.

Une fille X (pas moi, elle là-bas, moi je ne suis que méditation, j'aime pas les hommes, je suis monacale et innocente) rencontre un mec Y lors d'une soirée digne d'un bal de promo américain. Ellipse narrative durant laquelle X et Y pactisent quelque peu. Y prend le numéro de X et promet de la rappeler.

A ce moment, les ennuis commencent!!!

C'est une règle implicite en droit des relations amoureuses: quand on se plaît, on se rappelle dans un délai de trois jours. Trois jours, c'est le temps maximum durant lequel une fille peut attendre des nouvelles d'un mec sans péter les plombs. Après, on peut considérer que le mec en question est ou sadique, ou pas très intéressé.

Sauf que X est un peu folle, et qu'elle a commencé à péter les plombs bien avant...

Jour 1: Debriefing post-soirée avec les copines, à grand renfort de MSNage, de téléphonage et de Facebookage. Au bout d'une heure, tout le monde est au courant que le mec Y a un grain de beauté au-dessus du mollet et un berger allemand, mais à part ça, X ne se prend pas la tête, X est détachée, X n'en a rien à foutre.

Jour 2: "Oui bon hein il pourrait quand même rappeler hein... C'est pas comme si j'en avais quelque chose à faire anyway mais quand même hein... Non mais non je suis pas en plein craquage t'arrêtes??? Ca fait que deux jours et il a encore droit à 22h56 minutes pour appeler, laissons du temps au temps j'ai envie de te dire."

Jour 3: X agonise. X déteste cordialement toute personne qui ose l'appeler. La palme étant sans doute décernée à ses copines qui l'appellent en lui demandant si elle a eu des nouvelles du mec Y. X sent son portable vibrer dans sa poche alors qu'il est dans son sac. X commence à psychoter: "Pffff, il a du se rendre compte que j'étais la fille la plus moche du monde, je vais me suicider en avalant un Code de Commerce.".

Et puis X va déjeuner avec sa coupine co-princesse chez Watt, en maudissant le mec Y entre deux bouchées de pâtes au parmesan et au saumon. X analyse. X se torture. X déblatère. Et puis X sort son portable de sa poche pour voir l'heure...

Et là, à 3 jours + 8h, texto du mec Y.

Réaction de X: "Luciiiiiiiiiiiille c'est luiiiiiiiiiiiiiii, hi hi hi hi hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii. Aaaaaaaaaah ça y est j'ai mal au ventre. Pour la peine je lui réponds pas, je répondrai ce soir. Ou demain. Ou dans trois jours. Gnak gnak gnak."

Faut la comprendre, cette chère X: faudrait surtout pas que Y croie qu'elle a complètement craqué sur lui...

Quelle idée!

Mathilde, ou X, as you want!

Copie_de_Lucille_et_moi_1

Ma petite Lucille et moi sur les quais de Seine, le jour du FAMEUX texto...

Je t'adore catinette-guignolette-chicanette!

Listening:

"I love you always forever" de Donna Lewis, la régression est mon amie, vive les 90's.

Posté par Mathilde M à 05:05 - Les chichis de fifille sont mes amis - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 décembre 2007

Qui se ressemble s'assemble...

Je connais des filles un peu étranges...

Il y a celles qui espionnent pour moi sur Facebook en me disant "Tu trouves pas que Machinette laisse un peu trop de messages sur le wall de ton chou??? En plus genre elle le taggue sur ses photos l'air de rien??? Moi je l'aime pas hein, voilà! Elle a cru que c'était la fête ou quoi?"...

Il y a celles qui m'insultent dès que je décroche mon téléphone parce que "Mais PUTAIN Mathilde tu fais quoiiiiiiii on devait se voir, ah ça y est t'as un mec tu me snobes??? Non mais c'est une BLAGUE??? NON je viens pas te rejoindre OU QUE CE SOIT tu viens chez moi et C'EST TOUT, t'as cru que j'allais sortir t'attendre dans le froid pendant que tu roules des patins??? EH BEN NOOOON! JE TE DETESTE!!! Mais dépêche quand même hein faut que je te raconte un truc."...

Il y a celles qui me disent, en me voyant débarquer toute de rose vêtue: "OOOOH Mathilde tu es belleeeeeeeeee enfin tu revis, tu es à nouveau toi, tu te transcendes à nouveau!!! Tu mets fin à cette série de fringues de fille à mèche si conformes à celles de la masse déprimante de la Sorbonne!!! Assume ce que tu es! Reviens à ton état de pouffitude naturelle!!!"...

Il y a celles qui craquent sur des blonds brushingués et qui m'envoient enquêter sur les blonds brushingués en question: "Allez Mathilde va voir la blondasse là-bas et demande-lui le prénom de son pote!!! S'il te plaîîît fais pas ta fiotte sois une amie si t'y vas pas je meurs. Alleeeeez! En plus tu t'en fous toi, t'as l'habitude de t'afficher, moi j'ai une dignité quoi!!! Merci ma Mathildounette à moiiiiiii!"...

Il y a celles qui, lorsque je les textote pour leur faire part d'une énième dépression sur "So close" de Jon McLaughlin, la magnifique chanson extraite d' "Il était une fois", me disent "Déprime pas va, avec un peu de chance, bientôt c'est de la carotte de qui nous savons que tu seras so close!"...

Mes copines sont formidables.

(L)

Mathilde, qui est saine d'esprit, ELLE. La preuve en images.

Copie_de_177

Listening:

"Promise" de Vanessa Hudgens, et je vous jure que j'aurai bien 20 ans dans 6 mois.

Posté par Mathilde M à 01:23 - Les chichis de fifille sont mes amis - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 novembre 2007

"They try to make me go to rehab, I say no, no, no..."

Je suis accro à pas mal de choses.

J'aime le chocolat, les chips et de manière générale tout ce qui fait grossir, ce qui explique l'obésité qui s'est emparée de moi depuis l'adolescence et l'époque bénie où je me trouvais grosse parce que je portais du 38. J'aime le shopping, la mode et de manière générale tout ce qui fait que la société de consommation a encore de beaux jours devant elle. J'aime les séries débiles, glandouiller devant la télé et de manière générale tout ce qui fait que lorsque la 18e Star Ac ouvrira ses portes je serai encore devant mon écran à commenter gaiement et à écouter les envolées pseudo-lyriques de Nikos Aliagas avec un sourire attendri.

Mais j'aime aussi les hommes, malheureusement.

MALHEUREUSEMENT.

Parce que je ne suis MALHEUREUSEMENT (je vous fais peur avec mes majuscules hein, pleurez manaaants) pas le genre de fille à avoir une vie sentimentale équilibrée, vous le savez maintenant, mais si j'ai pas le droit de radoter sur mon blog j'ai envie de vous dire que tout fout le camp ma bonne dame, la faute à la baisse du pouvoir d'achat.

Et parce que subséquemment, je cultive la drama queen attitude dans ma vie amoureuse...

Vous voyez la fille équilibrée qui rencontre son copain dans des circonstances normales, qui a une relation normale avec lui, qui fait des photos genre ah ah ah on sourit et on est beaux parce qu'on s'aime, oui ça fait 37 ans et on s'aime toujours, alors na na nère? Vous la voyez elle? Eh ben c'est pas moi.

Moi, je suis la fille qui a un ex-mais-pas-vraiment depuis deux ans, soit un de plus que le temps passé ensemble officiellement (un an si vous savez compter, bieeeeeeeeen, vous voyez quand vous voulez!). Moi, je suis la fille qui a déjà craqué sur un mec qui n'hésite pas à porter du rose saumon ET du bleu électrique en même temps, non ce n'est pas une légende urbaine. Entre autres mannequins égocentriques qui ne comprennent pas que l'on n'ait pas envie de coucher avec eux au bout de deux bisous et demi, mecs maqués et meilleurs amis champions de l'ambiguïté. Moi, je suis la fille qui peut jouer les Bree Van de Kamp abstinentes un jour, et flirter avec un bel inconnu en boîte le lendemain en demandant à ses copines si elles trouvent VRAIMENT qu'elle danse comme une gourgandine. Moi, je suis la fille qui s'ennuie lorsqu'elle n'a aucun mec en vue.

Mais moi, je suis une fille qui aimerait bien un peu de stabilité, mine de rien...

Vous voyez la fille des films américains qui tombe amoureuse de Brian, la star du lycée, la fille qui a des photos de Brian dans son casier et qui passe tout le film à rêver que le Brian en question l'embrasse le soir du bal de promo? Vous la voyez elle, cette foutue rêveuse un peu espionne sur les bords? Eh ben c'est moi.

La vraie moi, celle qui cohabite avec la catinette drama addict.

C'est pourquoi j'envisage de suivre la tendance et de commencer une rehaaaaaaaaab. Histoire de me mettre en tête une bonne fois pour toutes que je PEUX être constructive et arrêter de me faire du mal. Histoire de vivre moi aussi une histoire qui me donne envie de dire "na na nère" à la Terre entière.

  • Dans ma rehaaaaaaaaab à moi, on écoutera des chansons de femmes heureuses de vivre et équilibrées genre "Hot stuff" ou "It's raining men". Et ne venez pas me dire que ça n'a rien de très monacal, j'ai dit que je serais CONSTRUCTIVE, pas que je me transformerais en Geneviève de Fontenay.

  • Dans ma rehaaaaaaaaab à moi, on jettera les ex chiants, les Too Sexy For My Shirt et autres objets de frustration au bûcher. Ou alors on leur fera des bisous, mais de petits bisous de rien du tout, pour leur montrer qu'on est constructives et qu'on s'en fout de leur vie. Oui, c'est radical, je sais.

  • Dans ma rehaaaaaaaaab à moi, on apprendra par coeur les histoires d'amour de nos amies non-drama addicts, diapos à l'appui, avec les paupières scotchées, genre propagande qui fait peur, sauf que ça fera pas peur, ce sera juste over chouuuuu (Sab sors de ce corps!).

Copie_de_james_franco_1_the_dead_girlCopie_de_Heroes_Ep1x11_Fallout_08Copie_de_Jonathan_Rhys_Meyers

(Nooon, je ne déroge pas à ma constructive attitude, c'est juste que la première étape de la rehaaaaaaaaab consiste à se confronter à ses démons intérieurs. Autrement dit, à mater sans vergogne certains de mes amours réguliers, c'est-à-dire James Franco, Santiago Cabrera et Jonathan Rhys-Meyers. C'est duuuur, mais ne vous inquiétez pas, je survivrai. Hummm...)

En fait, je crois qu'on peut déduire de tout cela que moi, je suis une fille qui, si elle ne détestait pas s'auto-caricaturer, se qualifierait de Bridget Jones, version "je ne suis visiblement pas d'origine bourguignonne"...

... mais que je me soigne!

Enfin j'essaie, ne chipotons pas hein, il est tard.

Il suffit.

Mathilde, de bad trips en bad trips... Et si on inversait la tendance?

Listening:

"Rehab" d'Amy Winehouse, of course!
"Love is a losing game" de la même Amy Winehouse, parce que je l'aime et c'est tout, et parce que cette chanson me touche particulièrement.

Posté par Mathilde M à 00:26 - Les chichis de fifille sont mes amis - Commentaires [39] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 octobre 2007

Quand Mathildou s'inscrit sur Facebook...

Nouveau dada de la blogosphère parisiano-glam-hype: Facebook.

Facebook est, je cite, "un réseau d'utilité sociale qui vous permet de rester connecté avec vos connaissances". C'est un peu comme MySpace, en plus sérieux. C'est un peu la hypitude moderne: on crée son Facebook pour montrer au monde à quel point on est stylish et hype et à quel point on a trop d'amis dans la vie. Une fois qu'on a son quota de 36541 amis, on est bien content d'être hype et de fonder des groupes so hype genre "le groupe des gens so hype de la life".

(J'abuse un peu des "hype" aujourd'hui, mais c'est normal, c'est la Facebook attitude.)

13185345

Sauf que pour certaines personnes, Facebook n'est qu'un moyen de plus de développer leurs instincts psychopathes. La preuve, c'est que ça faisait des mois que tout le monde essayait de me forcer à m'y inscrire, et que je me suis décidée uniquement le jour où Ani m'a dit "Mais tu te rends pas compte, toute la fac est sur Facebook, on va pouvoir les espionneeeeeer, c'est trop marrant!". Cinq minutes après, je créais mon compte et espionnais effectivement mes chers camarades de la Sorbonne, certains plus que d'autres, mais c'est une autre histoire.

Je me suis donc mise à la Facebook way of life pour des raisons assez machiavéliques, mais au-delà de mes plans diaboliques, j'ai découvert que Facebook, c'est EN SOI vachement pervers comme truc. Notamment à cause des pokes. Pour les gens pas hype qui ne sauraient pas ce qu'est un poke, le poke, c'est un truc par lequel on adresse un petit coucou à quelqu'un. Et c'est le truc le plus vicieux qui soit. Vous voulez une preuve?

Mettons-nous en situation.

  • On tombe par hasard (ou pas) sur la fiche d'un mec que l'on trouve fort mignon (ou pas, car on s'intéresse aussi à la beauté intérieure de la populace Facebookienne et on n'est pas qu'une vile catin, hein qu'on n'est pas qu'une vile catin?).

  • On le poke l'air de rien, genre "Kikou kikou ça va? Je t'ajoute pas à mes amis pour pas avoir l'air d'une tarée psychotique mais je te poke histoire que toi tu m'ajoutes éventuellement à tes amis et si tu le fais pas je m'en fous je t'emmerde t'es moche tu sers à rien meuuuuuuuuurs!". Oui, ça fait beaucoup d'attentes cachées dans un simple clic.

  • La personne en question ne vous pokebacke pas. Double drame: un, on est énervée, et deux, on invente ENCORE de nouveaux verbes. Et on scrogneugne. Oui, ON. Je ne parle pas de moi, moi j'suis une fille équilibrée et je ne me livre pas à ce genre de comportements honteux.

Le poke: nouvel outil de torture des temps modernes :p !

A part des gens qui ne me pokebackent pas, sur mon profil Facebook, il y a Vanessa qui me dédicace "Libertine" de Kate Ryan et m'envoie des claques virtuelles pendant que je lui jette des vaches pour la punir. Sur mon profil Facebook, Cyrielle fait exprès de m'enlever des points au test de pureté, tout ça parce qu'elle est jalouse de mon innocence. Sur mon profil Facebook, il y a des séances de commérages nocturnes entre Pues. Sur mon profil Facebook, Jonathan me harcèle pour que je lui paie le McDo que je lui ai promis il y a quasiment un an, ce qui n'est pas la hypitude même, vous en conviendrez. Sur mon profil Facebook, j'ai un Choixpeau Magique qui est un gros connard parce qu'il me traite de Poufsouffle alors que - vous en conviendrez encore une fois - tout le monde veut être chez Gryffondor. Sur mon profil Facebook, j'ai des citations extraites de "How I met your mother" et des amis qui me nominent comme étant la "personne la plus apte à passer dans l'émission de Jerry Springer". Sur mon profil Facebook, je fais partie entre autres des groupes "Le Snake de Nokia m'a fait glander pendant le collège", "When I grow up I'm going to be a Disney princess", "I replaced the blood in my veins with Nutella" et "The French Chris Crocker appreciation society".

En fait, sur mon profil Facebook, c'est plein de rebondissements, de blabla, de langue de vip' attitude, de catineries... C'est le grand n'importe quoi, mais je m'y ennuie rarement...

C'est un peu comme ma vie en fait.

Mathilde, Facebook addict...

Listening:

"Numb" de Sia

Pix: Marguerite Sauvage

Posté par Mathilde M à 20:12 - Les chichis de fifille sont mes amis - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 juillet 2007

"I'm a motherfuckin' princess..."

Ce n'est pas parce qu'on a dix-neuf ans passés qu'on ne peut pas se prendre, l'espace d'un instant, pour la princesse que l'on s'imaginait devenir quand on était petite...

Copie_de_36

Parce que la princesse des temps modernes ne se nourrit plus de graines de tournesol ou autres trucs glam de princesse, mais qu'elle aime prendre ses yeux de Chat Potté pour que ses collègues lui ramènent un McFlurry crumble chocolat à la pause déjeuner...

Parce que la princesse des temps modernes ne sait plus chanter et attirer les petits oiseaux, mais maîtrise parfaitement la voix de bébé et l'air faussement dépité lorsqu'elle a envie d'amadouer quelqu'un...

Parce que la princesse des temps modernes ne porte plus de corsets ni de traînes de dix mètres de long et se prétend libérée des diktats de la mode, mais doit se retenir de tout dévaliser lorsqu'elle arrive devant le stand Comptoir des Cotonniers des Galeries Lafayette...

Parce que la princesse des temps modernes n'est plus une cruche sans cervelle, mais pleure devant "Les frères Scott" et assume parfaitement ses crises de midinette attitude (exemple: son amour pour Chad Michael Murray) ...

Parce que la princesse des temps modernes n'attend plus que le prince charmant débarque sur son fier destrier, mais qu'elle préfère les gentils garçons qui l'emmènent au fret 3 de l'aéroport de Roissy en roulant pendant une heure sans essence...

Parce que la princesse des temps modernes ne renie pas ses modèles, mais connaît ses classiques et est capable de soutenir mordicus que "Belle est la plus stylée de toutes les princesses, parce qu'elle est non seulement canon mais aussi intelligente, ben oui quoi, elle lit des bouquins en gardant ses moutons ET en chantant, en plus c'est trop une héroïne parce qu'à un moment l'un des moutons mange une page du bouquin et pourtant elle continue à se cultiver" ...

Parce que la princesse des temps modernes est loin d'être parfaite et d'avoir le sourire Colgate d'une Jasmine ou d'une Cendrillon, mais qu'elle mérite quand même sa couronne, non? Elle parle déjà d'elle à la troisième personne, si ça c'est pas de la princesse attitude...

Mathilde, la première princesse obèse et nouvellement junkie alcoolique.

Listening:

"Girlfriend" d'Avril Lavigne

Posté par Mathilde M à 22:33 - Les chichis de fifille sont mes amis - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1