11 février 2009
Moi et... la St Valentin.
Mes chers enfants,
Si vous me lisez à peu près régulièrement, si tant est qu'on puisse parler de régularité sur un blog mis à jour en moyenne deux fois par mois, vous vous doutez que j'ai un rapport particulier avec une certaine institution commerciale qui permet à des millions de couples à travers le monde de jouer à "NOUS on est les plus amoureux NOUS, hein mon Biquet en sucre?" et à des millions de célibataires à travers le monde d'avoir l'impression d'être exclus de la société.
Si vous voulez tout savoir, en bientôt 21 ans d'existence j'ai passé DEUX St Valentin maquée. La première, avec THE ONE AND ONLY S l'Affreux, reste un excellent souvenir. On a échangé des cadeaux en se faisant des câlins, bien au chaud, pendant que la pluie tombait sur les fenêtres, en se promettant de s'aimer toute la vie, on était jeunes, on était niaiseux, c'était bien, c'était beau, c'était Bosch. La deuxième, c'était l'année dernière. J'ai demandé d'un air faussement blasé à mon cher et tendre de l'époque s'il voulait qu'on fasse quelque chose pour l'occasion, il a répliqué en me demandant si moi j'avais envie de faire quelque chose pour l'occasion, j'ai contre-attaqué en lui disant que c'était trop nul trop commercial hyper naze bouh mais que si vraiment il avait envie de faire quelque chose pourquoi pas mais que c'était trop nul trop commercial hyper naze bouh. Du coup, on a rien fait. Oui, je suis idiote.
Cette année, après avoir passé l'année la plus foireuse de ma vie sur moult points, notamment celui de ma vie sentimentale, j'avais prévu de me foutre royalement de la St Valentin, des projets tous plus chou les uns que les autres de mes copines et du monde en général. Mais j'avais oublié que je n'étais pas la seule névrosée de mon entourage...
Fin janvier, je suis conviée à une soirée de contre-St Valentin par Céline, ma copine Pue. Je dis: "OK.". Début février, mon autre Céline, ma copine Sorbonnarde, récemment célibataire, m'annonce que le 14, nous passerons la soirée à pump it up et qu'il faut qu'on trouve un endroit où faire nos Discobitches jusqu'au bout de la night. Je dis:"OK.". Je propose à deux autres copines sans Valentin de nous accompagner. Elles me traitent de tous les noms, s'indignent, je ne suis qu'une connasse, qu'est-ce que je crois, est-ce qu'elles ont l'air si desperate, bla bla bla. Et puis, elles disent: "OK.".
Pour finir, au lieu de passer une St Valentin à roucouler avec un Biquet en sucre, je la passerai avec mes merveilleuses amies, à shaker mon booty, à boire des mojitos et à arpenter Paris en lançant plein de théories foireuses comme si j'avais découvert le secret de la construction des pyramides de Gizeh.
Ce qui, ai-je envie de dire, se rapproche assez de ce qu'une Mathilde appelle une soirée réussie.
En conclusion, la St Valentin 2009 sera sans doute un joli souvenir, et peu importe qu'elle ne le soit pas grâce à un quelconque chromosome Y.
Après tout, l'élément principal, à savoir l'amour, sera présent, et c'est le plus important.
Mathilde, qui pense de toute façon qu'elle n'appréciera une St Valentin en couple que lorsqu'elle sera mariée avec Edward Cullen. Tout est Edward Cullen. AAAAAAAAAH. (Pardon, c'est plus fort que moi.)
Listening :
"Like a hobo" de Charlie Winston
"Lullabye" de Justin Nozuka
"Oceano" de Josh Groban (JOOOOOOOOOOOOSH, partenaire de mes journées et de mes nuits de drama queen, si tu savais comme je t'aime!)
"Lucky" de Jason Mraz et Colbie Caillat (mon coup de coeur de ces derniers mois)
26 décembre 2008
Moi et... mon syndrome Helga.
Audience...
Je relis mes derniers articles et je me rends compte que ça fait bieeeen longtemps que je n'ai pas commencé un article en vous adressant un kikou de bon aloi! Mais que de mépris et d'incorrection!
En ce lendemain de Noël, c'est la fête, c'est la folaï, et je me fends donc d'un "Kikou les gens!", que je vous adresse aimablement avec un sourire engageant.
BREF.
(Oui c'est bon, j'ai dit que j'étais polie, pas que j'étais sympa. Non mais vous franchement.)
BREF donc, aujourd'hui, après moult et moult réflexions engagées durant mes trois jours passés outre-Manche, in la perfide Albion, car il faut savoir qu'une Mathilde en vacances passe son temps à se prendre la tête en se disant qu'elle est vraiment folle et qu'il faudrait qu'elle change tel ou tel aspect de sa personnalité, je me suis rendue compte que je souffrais du syndrome Helga.
Pour les gens qui n'ont pas mon incroyable culture, Helga, c'est elle.
Charmante, n'est-il pas?
Helga est amoureuse d'Arnold. Helga planque un autel à sa gloire dans son placard et passe chaque épisode de "Hé Arnold!" à déclamer des poèmes lui étant destinés. Bref, Helga est sérieusement accro. MAIS lorsqu'Helga se trouve en présence d'Arnold, elle se transforme en harpie. Elle l'insulte, lui tape dessus, le maltraite de toutes les façons possibles et imaginables, puis retourne se tapir dans sa chambre où elle se lamente en se demandant pourquoi, pourquoiiii, Arnold ne la regarde pas.
Chez moi, le syndrome Helga a commencé très tôt.
En sixième, j'avais un crush pour un petit nouveau candide aux yeux verts dont la doudoune rouge et grise me faisait défaillir. Je passais donc mes récréations à lui courir après en me moquant de sa voix haut perchée et en l'appelant "Mémé", et le reste de la journée à écrire son prénom sur mes cahiers en me disant que M et M, ça allait drôlement bien ensemble.
Puis j'ai grandi, et j'ai débuté une vie sentimentale d'un ridicule / d'une inutilité / d'une complexité sans bornes, et en repensant à mes drama queen stories je me dis que je n'aurais jamais du abandonner la Helga en moi.
N'exagérons rien, elle a continué de faire quelques apparitions. Notamment cette fois où, excédée par le comportement de S l'Affreux, ma seule relation sérieuse à ce jour, j'ai passé une soirée entière à le pousser à bout, à le blesser de toutes les façons possibles, à taper là où je savais que ça lui ferait mal. Il a été d'une patience incroyable, contrant mes "De toute façon je sais bien que je ne suis rien pour toi, si ce n'est ta salope, donc je ne vois pas pourquoi je t'accorderais la moindre importance, espèce de connard indigne de moi!" par des "Mais pourquoi tu t'énerves, amour, je t'aime et je serais prêt à tout pour toi!". Et puis, lorsqu'au bout de quatre heures passées à encaisser mes insultes, il en a eu marre et m'a crié: "Très bien, tu es ma salope, je me fiche de toi, donc je t'appellerai la prochaine fois que j'aurai envie de baiser, je pourrais en trouver une autre pour le faire ceci dit, mais t'es assez douée donc autant profiter de toi encore un peu!", j'ai répondu d'une toute petite voix: "Mais mon amour-en-sucre-mon-chéri-toi-qui-es-le-plus-merveilleux-chéri-du-monde-mon-coeur-mon-bébé-à-moi, pourquoi tu t'énerves? On s'aime, hein? Tu boudes là?".
(True story.)
Mais malgré ces sommets de méchanceté espacés, force est de constater qu'en règle générale, j'ai plus joué la Vitaa-Sheryfa que la Helga. Vous voyez, le genre de nana qui ne voit aucun mais alors AUCUN inconvénient à ce que son mec dorme chez son ex à la suite d'une soirée et ne la rappelle pas pendant les deux jours qui suivent. Ou répond "Mais moi je veux être avec toiiiiiiiiiiiiiii!" à un mec qui lui dit: "Arrête de te prendre la tête en ce qui concerne notre relation, ça n'en vaut pas la peine, et d'ailleurs j'ai très exactement 912 autres copines, et ne le prends pas mal, ARRETE D'ETRE BINAIRE MERDE.".
(True story.)
Et puis, un jour, par miracle, SHE came back. The one and only Helga. Elle me transforma même en JCVD et je me mis à parler franglais, ce fut CRAZY.
Un "Heu dis, t'es super moche là, et j'aime pas comment t'es habillé, tu sors du Poudlard Express ou bien? Ah non?" par ci. Un "Mais sinon tu les vis bien ces anciennes photos de toi avec une coupe tecktonik?" par là.
Et puis, la victoire finale. Assise à côté d'un être de lumière tellement mignon et attachant que la spasmophilie me menace à chaque fois que je pose les yeux sur lui, je l'apostrophe pour lui raconter un truc absolument palpitant. Et ne trouve rien de mieux à faire pour attirer son attention que de le frapper avec une bouteille d'eau.
Spoiler alert: quelques semaines plus tard, je lui claquerai une porte au nez en lui disant qu'il est bien gentil mais qu'on est en train de dire du mal de lui, là, et que ce serait bien qu'il aille se pendre pendant ce temps.
Reste à savoir si un jour, je trouverai l'équilibre entre la maltraitance psychologique et la Vitaa attitude, mais ça...
Mathilde, et son cerveau dérangé.
Listening :
"Paranoid" de Kanye West
Ca s'appelle un orgasme auditif.
08 septembre 2008
Moi et... mes techniques anti-gueux.
Hé, ça fait longtemps que je n'ai pas été affreuse et méprisante et que je me ne suis pas moquée!
(Vous serez bien urbains de faire semblant de me croire.)
Aujourd'hui, je me lance dans une énième diatribe anti-gueux et je spolie encore une fois l'audience en ne me renouvelant absolument pas.
Trop l'arnaque...
Situation n°1: Le gueux des Champs-Elysées
Contexte: Après une soirée au restau avec mes copines Caro, Sab et Lucille, cette dernière et moi-même décidons d'aller traîner quelque peu en attendant de rentrer dans notre banlieue natale, wesh yo c'est pour tous les gros. Nous voilà donc sur les Champs-Elysées, non pas à midi mais à minuit, et non seulement Joe nous a menti en disant qu'il y avait tout ce qu'on voulait aux Champs-Elysées, mais en plus il nous a caché que ce lieu anciennement synonyme de glamitude était dorénavant le repaire des plébéiens de France et de Navarre.
Confrontation: Luce et moi sommes assises sur un banc et papotons tranquillement, sans nous douter que nous représentons l'attraction principale de la soirée "Open bar spécial gueux incapables de retenir l'expression de leur virilité balbutiante en présence d'êtres dénués de chromosome Y, à plus forte raison si les êtres en question ont le malheur d'avoir les jambes à l'air et des chaussures à talons". Et là, rencontre du 3e type. Un mec hideux, tout en sueur et en graisse, vient s'asseoir à nos côtés. En plus d'être laid, il a l'air légèrement psychopathe sur les bords, le genre de mec qui n'hésiterait pas à nous en coller une si on refusait ses avances.
Solution: Alors que nous envisageons le suicide suite à ses répliques d'un romantisme sans faille: "J'ai en face de moi une brune pétillante et une blonde qui... Une blonde qui... Une blonde qui... Qui inonde mon coeur.", le gueux nous demande notre âge. Je lui réponds avec un sourire: "Ben moi je viens d'avoir 17 ans, et elle elle en a 16.". Et là, grand moment de télévision: le gueux grimace, nous sort un mythique "Ah c'est dommage... C'est vraiment dommage... Vraiment dommage... Bon ben salut." et s'en va répandre ses miasmes ailleurs. Certes, après lui nous avons du affronter Aldo le mafioso italien qui cherchait des poules pour sa soirée en boîte, puis la bande à Robert et leurs vestes en jean, mais j'étais fière de moi.
Situation n°2: Le gueux de Nation
Contexte: Je viens de faire un rapide crochet par l'appart de Djamila, c'est la dernière fois que je la vois avant la rentrée d'octobre et nous attendons le bus toutes les deux. Avant d'aller la voir, j'ai passé un entretien d'embauche. Je suis donc vêtue d'une robe aussi sexy que celles de Geneviève de Fontenay et d'un gilet de fille respectable, le tout agrémenté d'un serre-tête à noeud sur la tête. Bref, une tenue dans laquelle je pense a priori être protégée du gueux.
Confrontation: Mes amis, sachez-le, rien n'arrête le gueux. Sortant de je-ne-sais-où, un mec, assez crade et visiblement défoncé, m'attrape par le bras et commence à me parler, ce qui donne lieu à quelques perles du genre "Tu sais, j'ai jamais vu une fille aussi belle que toi, tu as un visage d'africaine et des yeux d'asiatique, comment tu fais pour être aussi belle? Non mais t'es trop belle!". A part ça, le bus ne se décide pas à arriver et le gueux serre mon bras de plus en plus fort, à tel point que j'ai envie de faire ma blogueuse influente et de lui dire "Mais touche pas mon gilet Gap bordel de merde, je vais être obligée de le brûler si c'est comme ça!".
Solution: Le gueux décide, sans doute pour marquer des points, de discuter un peu avec Djamila, qui est sur le point de le frapper avec son énorme sac. Et, lorsqu'il me demande comment nous nous sommes rencontrées, l'illumination arrive. Je réponds le plus sérieusement du monde: "En fait on s'est connues par le biais d'un ami commun, qui l'a ramenée à mon mariage il y a trois ans.". Sentant l'alpagation prolongée arriver, j'avais en effet machiavéliquement mis la bague que je porte à la main droite à mon annulaire gauche, que je lui montre fièrement avec un grand sourire niais, en ajoutant: "Mon mari est merveilleux, t'as vu comme elle est belle?". Le bus arrive et Djamila est sur le point d'éclater de rire, il est temps de s'en aller en le laissant désespérer dans son coin.
Encore une victoire de Canard, comme dirait l'autre.
Et puis, il y a quelques jours, alors que je revenais de la mairie de Funkytown et que j'attendais le bus sous la pluie, je l'ai vu: l'être de lumière. Un mec bien trop canon pour être honnête, négligemment appuyé contre une cabine téléphonique.
Je l'ai regardé.
J'avais envie de lui chanter "Love at first sight", de lui proposer des Schöko-Bons en gage d'amour éternel et de lui dire que je venais de la mairie et qu'on pouvait y retourner tout de suite s'il voulait.
Il m'a regardée.
A remarqué mon état de liquéfaction avancée et la façon dont je suis passée du stade "Je suis habillée comme un sac, mes cheveux ne ressemblent à rien et j'assume parfaitement ma dégaine pourrie et mon parapluie à pois." au stade "Je suis habillée comme un sac, mes cheveux ne ressemblent à rien et je n'assume pas ma dégaine pourrie, mais fais comme si tu n'avais rien vu et viens donc stand under my umbrella - à pois - à pois - hey - hey - hey, même si je suis aussi jolie qu'un Michael Jackson post-opération.".
Et lorsque le bus est arrivé, il est prudemment allé s'asseoir le plus loin possible. Et lorsque je me suis retournée vers lui, il a soigneusement fixé l'horizon. Et lorsque nous sommes descendus au même arrêt, il s'en est allé au loin sans un regard.
C'est là que je me suis rendue compte que finalement, on est toujours la gueuse de quelqu'un.
Ce qui ne m'empêchera pas de continuer à raconter d'affreux mensonges aux immondes déchets qui m'accostent: la prochaine fois, je simulerai un TOC. Ou je ferai semblant de ne parler qu'espagnol.
Mathilde, qui est bien trop sucrey pour ces bouley, n'est-ce pas mon Pou?
Listening :
"Love is wicked" de Brick & Lace
"Traffic light" des Ting Tings
03 mai 2008
Moi et... mes contradictions.
Je déteste les clichés.
(Et je suis super douée pour les introductions sous forme de lieux communs dignes d'un http://sokikoulol.skyblog.com.)
Je déteste l'idée selon laquelle une fille made in 2008 digne de ce nom est forcément une fashion-victim capable d'écrire des articles entiers sur son mascara ou son it-bag du moment.
Et pourtant...
Jamais, JAMAIS sans mon fond de teint, ma pochette Brontibay (mes pochettes Brontibay en fait, j'en ai trois et je continue de baver sur celles de mes coupines...) et mon gloss M.A.C. J'ai une mèche de pétasse et je n'y renoncerais pour rien au monde. J'ai un sac baguette rose à paillettes, comme toutes les filles en ce moment, mais je me sens supérieure parce que le mien est estampillé American Apparel. Et un sac Guess que je tiens comme une vraie chagasse, avec le coude à 76°. Et plein de sacs en fait. Je n'en porte pas la moitié. Lorsque je passe une journée à Londres, je commence par aller chez Topshop.
Je déteste la tendance des filles à se victimiser et à voir le monde en noir et blanc, genre "Les mecs sont tous des méchants, fuck, fuck, fuck, et les filles sont de pauvres êtres sans défense qui ne doivent pas être critiquées même quand elles se comportent comme des salopes parce que c'est forcément la petite fille blessée en elles qui parle.".
Et pourtant...
Je passe le plus clair de mon temps à scrogneugner sur un mec ou un autre et "handicapé émotionnel" est devenu l'un des termes que j'utilise le plus. Lorsque je me connecte sur MSN et que l'un de mes coupains a le malheur d'être connecté, il est aussitôt assailli d'un "Non mais STEPLAIT quoi!!!!!! Ce gueux quoi!!! Tu sais pas ce qu'il m'a ENCORE FAIT quoi!". Si le coupain en question est de sexe masculin, il a en bonus droit à un "Non mais TES CONGENERES quoi!!! Vous êtes vraiment tous des connards j'en peux plus!!! Toi qui es un mec donc un connard, tu comprends son but à lui là???"...
Je ricane lorsque je regarde un film et que je vois que les comportements féminins qu'on y décrit sont vus et revus. Je me fous de toutes ces blogueuses qui confondent leur vie avec "Sex and the City".
Et pourtant...
Je me la pète à mort lorsque je me balade dans les rues de Paris, mon gobelet de café Starbucks dans une main et mon portable à l'oreille... J'écoute des chansons d'amour déprimantes en regardant la pluie par la fenêtre de ma chambre et je me crois dans "One Tree Hill". Je passe mon temps à me faire des films, telle Olivia Waldorf, l'héroïne de "Gossip Girl", en imaginant que les mecs avec lesquels je sors sont des princes charmants en herbe capables de penser à m'offrir une rose sans occasion particulière, et ce même si ça les tue d'envoyer plus d'un texto tous les 36 du mois.
Alors je pense qu'au final, le cliché que je déteste le plus, mais qui est malheureusement le plus vrai, c'est qu'une fille est par essence un être plein de contradictions...
Mathilde, cette fille à laquelle ses amis disent: "Putain mais ça doit être fatiguant d'être dans ta tête..."...
Listening:
"The look of love" de Sergio Mendes et Fergie
26 février 2008
Moi et... ma propension à adorer emmerder le monde, part I.
Le philosophe de Paris I moyen me hait.
C'est un fait empiriquement constaté, quand moi moi moi et mes pines-co débarquons dans les salles de la vénérable Sorbonne, la tension s'installe. Je me sens un peu comme Gargamel en plein village Schtroumph, c'est vous dire la gravité de la situation.
Enfin, quand je parle de moi moi moi et mes pines-co, je parle surtout de moi et de ma petite Lauriane, Céline et Djamila n'étant que les victimes par ricochet de la Gargamel touch: "Mais elles ont l'air normal, ELLES, pourquoi elles traînent avec ces pouffiasses quoiiiiiii, ça me stresse, je défaille, j'ai besoin d'air! Ma "Phénoménologie de l'esprit"! Mon bouquin sur la tradition nihiliste de Nietzsche comparée à l'existentialisme Sartrien à la lumière de l'analyse de Derrida!"...
Lauriane correspond physiquement au cliché de la minette de base: toute petite, blonde, toute fine, blonde, très jolie, blonde, stylée et surtout blonde quoi, mais quelle idée aussi, Hegel ne disait-il pas que toutes les blondes ne sont que de viles incultes. Quant à moi, j'ai une forte tendance à miser sur mon décolleté et je ne suis pas du genre à cacher mes fesses d'obèse derrière des tentes de camping, mais quelle salope quoi, d'ailleurs Lacan ne disait-il pas que la bonne philosophe se devait de correspondre au cliché ambiant: blouse bobo à fleurs, sac en chanvre d'Albanie plein de stickers "Fuck la société, Sarko, le soleil, les fleurs et puis euh ça aussi" et cheveux quelques peu conceptuels et approximatifs, dirons-nous ("T'as vu elle a dit "approximatffff"... J'ai bien aimé le spectacle mais à un moment donné "approximatfff" quoi...") ...
Ajoutez à cela l'ordi rose de Lau, ses stylos Hello Kitty et le générique de "Sex And The City" qui démarre lorsque son téléphone sonne, ma housse d'ordi rose, ma pochette rose, ma trousse rose, mes pochettes Brontibay, ma crème-pour-les-mains-qui-sent-tellement-bon-que-je-m'en-tartine-les-mains-toutes-les-deux-minutes, mes fonds d'écran en mode "Moi, mon chéri, notre vie, notre oeuvre", et vous comprendrez que nous faisons un peu tâche dans le monde des philosophes.
Et EN PLUS, on passe tous nos cours à papoter, à rigoler, à noter la moitié de ce que dit le prof, pendant que tout le monde épluche fiévreusement la bibliographie à la recherche d'un 653e livre à lire pendant la pause.
Alors le philosophe, ou plutôt la philosophe (ben oui, philosophe ou pas toute fille est une rageuse potentielle), a décidé de nous détester.
La philosophe soupire à haute et intelligible voix lorsqu'on ose se baisser pour ramasser un stylo tombé par terre et lui frôler la cheville. Elle prépare un putsch lorsqu'un prof ose accéder à l'une de nos requêtes, alors que franchement, quelle idée de se barrer au bout d'une heure de cours parce qu'on a un cours de droit dans cinq minutes et qu'on essaie tant bien que mal de gérer une bi-licence. Elle appelle les pompiers quand on la bouscule involontairement dans un couloir. Si elle pouvait, elle nous noierait dans la cuvette des toilettes où on se ravale la façade après les cours en cas de RDV amoureux temporellement proche.
Je vous raconte pas l'étouffement de toute cette joyeuse compagnie lorsque j'ai présenté un exposé et qu'ils (et surtout elles) se sont aperçus que 1) Je savais former des phrases un peu plus élaborées que "Genre non mais arrête t'as vu comment c'est trop un truc de ouf!!!", 2) J'arrivais à leur donner un sens cohérent et 3) Un sens assez cohérent pour que le prof me mette 16, soit la meilleure note du TD... Un grand moment de bonheur pour mon admirable personne.
Toutefois, comme je suis gentille et compatissante, j'ai décidé d'épargner la philosophe et de me fondre dans la masse. Moi aussi, je serai une vraie philosophe qui pense que son gilet en chèvre expérimentale du Larzac lui donne le monopole de la tolérance, et qui se permet de vous dévisager des pieds à la tête dès que vous passez devant elle avec vos collants roses assortis à ceux de votre copine blonde.
Je vous présente donc en exclu mon nouveau sac de philosophe...
(Au passage, admirez cette photo de blogueuse influente... Je n'ai pas la tête coupée volontairement, c'est juste que je suis trop grande pour pouvoir me prendre en entier dans le miroir, mais au moins je gagnerai des lecteurs et tout le monde me prendra pour une femme Barbara Gould à sac American Apparel, blouse Les fifilles de Paris, jean Easy Wear et bottes André... C'est pas très Marc Jacobs tout ça, mais que voulez-vous.)
J'ai comme l'impression que c'est loupé pour le sac de philosophe en chanvre d'Albanie... On ne se refait pas!
Mathilde, cette philosophe à mèche ou "Ma vie de pouffinette intelligente" ...
Listening:
"Monster hospital" et "Combat baby" de Metric (I'm lovin'it, lovin' it, lovin' it!)
01 août 2007
Moi et... mes multiples chéris!
Parce que ça faisait longtemps que j'avais pas fait ma cruche...
Et que je suis sûre que ça vous manquait...
Voici mes chéris télévisuels de l'été 2007!!!
Comme toute gueuse qui se respecte, je suis fidèlement "Koh-Lanta". Et j'avoue que je craque pas mal pour Grégoire. Déjà parce que j'aime son sourire arrogant. Ensuite parce qu'il a de grands yeux verts de minet de base. Et qu'il ne m'en faut pas plus. Et d'abord je m'en fous qu'il vive dans sa voiture, moi perso j'irais bien y vivre avec lui kr kr kr. Mais je suis une fille équilibrée qui ne se lance pas à l'emporte-pièce dans de nouvelles relations: Grégoire demeure donc pour l'instant un chéri en suspens, j'attends de voir s'il sera toujours aussi sexy sur le plateau de TF1 le soir de la finale de l'émission. Vous trouvez pas qu'ils sont souvent plus moches en vrai qu'en mode baroudeur-échevelé-sur-mon-île-paumée?
Par contre, avec Santiago Cabrera, c'est tout autre chose. Je sens qu'une grande et belle histoire d'amour se profile à l'horizon. Oui, je le sens. Y a pas à dire, c'est vraiment le plus canon de tous les "Heroes". Les filles, si vous n'aimez pas la série, c'est très bien, laissez-moi seule avec mon cher Isaac Mendez et ses yeux tout blancs quand il peint le futur dans son atelier sombre et glauque. I'm in loooooooove.
Une bonne partie d'entre vous me lisait déjà sur Skyblog et est donc habituée à mes craquages à répétition... Mais je préciserai quand même que, comme à l'accoutumée, tout chéri choisi par moi est de ce fait à jamais interdit aux autres filles, sauf si je décide un jour d'abandonner le chéri susnommé. Et ça arrive parfois, puisqu'au bout de trois ans d'une relation houleuse j'ai finalement fini par laisser tomber David Trezeguet. Maintenant, il est à Djoulay, arrangez-vous avec elle si vous le voulez.
Voici donc la liste officielle des chéris de Mathildou (réactualisée moult et moult fois) :
Chad Michael Murray (forever, vous voyez que je suis fidèle dans ma catinerie)
Jude Law
Jonathan Rhys-Meyers
David Beckham
James Franco (Harry Osborn dans "Spiderman")
George Clooney
Paul Walker
Yotuel Romero (le rappeur du groupe Orishas qui joue le rôle de Pavel dans "Un dos tres")
Dean Cain
Jim Caviezel ("Le comte de Monte-Cristo")
Drew Fuller (Chris dans "Charmed")
Julian McMahon
Leonardo Di Caprio (version minet, vous avez donc le droit d'être amoureuses du nouveau Leo baraqué pas chou du tout)
Chris Carmack (alias Luke Ward dans "Newport Beach" pour les incultes)
Gaspard Ulliel
Robert Pattinson (Cedric Diggory dans "Harry Potter et la Coupe de Feu")
Cristiano Ronaldo
Josh Holloway
James Marsden
Harry Roselmack
Rodrigo Santoro (Karl dans "Love Actually")
et Santiago Cabrera, of course!
Et dans un registre beaucoup plus plébéien:
Gaël de la Nouvelle Star saison 4 (raaaaaaaa, Gaëlouuuuuuuuuu, je meurs rien que de prononcer ce prénom)
Jean-Luc de la Star Academy saison 5
et donc Grégoire de Koh Lanta saison 7!
Mathilde, qui ne se lassera jamais de jouer les midinettes!
Edit, le 17/09/07: "Koh-Lanta" saison 7 c'est fini, et je peux vous annoncer que Grégoire n'est plus un chéri en suspens: je suis officiellement folle amoureuse de lui. Il est incroyablement canon même quand il ne grimpe pas aux arbres torse nu. Je me liquéfie rien qu'en pensant à sa petite bouille de chevalier des temps modernes.
Listening:
"Mi swing es tropical" de Quantic & Nickodemus
"Everything" de Michael Bublé
26 juin 2007
Moi et... ma réinvention de la langue française.
Chers lecteurs, vous m'aimez, je le sais. Et je vous admire pour cela, sachant que lire ce blog, c'est pénétrer dans un monde assez spécial dans son genre, sur lequel règne une fille assez spéciale dans son genre. Un monde avec ses règles ("Think pink!", "Ne vous prenez pas au sérieux." et "Prosternez-vous devant Chad." étant les principales), ses us étranges, et sa langue. Oui, tout à fait.
Voici donc un petit dico (non-exhaustif et donc susceptible de modifications :p) à l'usage des visiteurs de Mathildouland, qui vous permettra de vous rendre compte que j'ai besoin de me faire interner comprendre le sens profondément philosophique des nombreux néologismes que mes amies et moi avons inventés (dédicace à Lau, rien de tout ça n'aurait été possible sans toi et nos crises de cette année).
catin / catinou / catinette: fille plus ou moins obsédée par le genre masculin, plus ou moins coupable de divers méfaits relatifs à ce même genre masculin, et fière de l'être
péchotage: action de pactiser de manière quelque peu frauduleuse avec homme x, autrement dit, action de la personne qui fait sa catin / catinou / catinette
péchoteur: homme avec qui les catins / catinous / catinettes en question ont accompli un péchotage
pouffiser: action de se comporter comme une petite pouf (connotation très second degré; pouf n'étant pas défini selon l'acception commune mais désignant une fille qui aime le rose, les strass et les paillettes, prononce le mot "chou" plus de cinq fois par jour et est capable de pleurer devant "la Belle et la Bête")
pouffesque: en général, désigne objet rose, strassé ou pailleté ayant l'air sorti d'un épisode des Bisounours (connotation bizarrement positive déclenchant l'enthousiasme de la propriétaire du blog)
glamitude: attitude de la personne qui est GLAM, pas d'explication, les GLAM comprendront, les non-GLAM n'en sont tout simplement pas capables
louuungitude: attitude de la personne stylée qui débarque en cours avec son gobelet de café Starbucks, va à des conférences sur la Perse, vous parle de sanscrit du 3e siècle avant J-C et fréquente des restaurants louuunge dans le genre du Bound (NB: se décline de multiples façons: on dira de quelqu'un qu'il est louuunge, d'un endroit qu'il est louuunge, d'une chanson qu'elle est louuunge), définition née de l'observation de la louuungitude personnifiée, qui se reconnaîtra
rustritude: attitude de l'homme sexy bien qu'ébouriffé et mal rasé (j'irais même jusqu'à dire qu'il est sexy parce qu'ébouriffé et mal rasé), ne comprenant rien aux allusions les moins subtiles et affectionnant les blagues dégueu (le rustre est le contraire du lounge, mais la propriétaire du blog aime - malheureusement - le rustre)
gueux: définition variable. désigne les hommes en général dans les grands moments d'énervement, mais plus précisément les lourdingues aux techniques de drague éculées, les gens qui vous parlent alors qu'ils ne devraient même pas s'approcher de vous à moins de dix mètres, les gens qui envahissent votre espace vital dans les transports en commun
plèbe / populace / peuple: cf "gueux", mais désigne les gens en général, contrairement à "gueux" qui désigne une personne ou un groupe d'individus
dalleux: allez faire un tour aux Halles, posez-vous devant le Quick du Forum, au parc de l'Eglise St Eustache ou devant l'escalator de la sortie Etienne Lescot, et vous comprendrez
puta: fille qui a des vues sur homme sexy sur lequel la proprio du blog ou l'une de ses amies a déjà des vues. il y a donc problème. et donc puta. et donc nécessité de lapidation immédiate.
Fiou! : exclamation symbolisant l'enthousiasme ou l'étonnement positif
Je suis contrariée! : j'ai mes ragnagnas / Chou sort avec Puta / y a plus de Nutella / pourquoi je me tape pas Chad Michael Murray / je suis moche et obèse
Je refuse qu'on nous traite de folles, moi et les personnes qui ont concouru à l'élaboration de ces expressions si merveilleuses. Nous ne sommes pas folles, nous sommes des novatrices. Des génies méconnus. Bientôt, le monde reconnaîtra nos capacités et on clouera ceux qui nous emmerderont au pilori. Kr kr kr.
Mathilde, qui vous félicite chaleureusement: maintenant, vous savez parler le Mathildou!
Listening:
"Put your records on" de Corinne Bailey Rae (bientôt un an que j'ai découvert son album, et je l'aime toujours autant)
17 mai 2007
Moi et... mon sens de la mesure.
"Y'en a que ça excède, d'autres que ça vexe,
Y'en a qui exigent que je revienne dans l'axe,
Y'en a qui s'exclament que c'est un complexe,
Y'en a qui s'excitent avec tous ces "x" dans le texte..."
Situation n°1: C'est l'heure de la pause. Je VEUX une barre de Special K au chocolat, mais y a pas mal de monde à la cafétéria...
Version équilibrée: "Bon, y a beaucoup de monde, mais la queue avance vite, j'en ai pour cinq minutes... Au pire, je mangerai après le cours, c'est pas dramatique."
Version Mathildesque: "Quoi??? J'ai une tête à aller faire la queue avec la plèbe? J'ai l'air d'avoir envie d'attendre pendant trois cent cinquante ans que la populace se disperse? M'en fous, j'irai acheter ma barre de Special K pendant le cours et puis merde."
L'explication rationnelle montrant que je ne suis pas une affreuse pouffiasse: Je refuse de passer mes dix minutes de pause perdue dans la file d'attente de la cafétéria, tout simplement parce que je pense qu'il serait plus profitable d'utiliser ces précieuses minutes pour relire mon cours de droit administratif sur la contribution du législateur à la théorie de la compétence des juridictions judiciaires. Et toc. Ca, c'est de l'explication crédible.
Situation n°2: Je discute avec l'un de mes acolytes, quand des projecteurs tombent du ciel et auréolent le doux visage de Ken, qui arrive d'on ne sait où, d'une charmante lueur (j'aime faire ma poètesse psycho de temps en temps) ...
Version équilibrée: "Tiens, regarde, Ken! Il est vraiment sexy, dommage qu'il ait l'air aussi... plastifié." (Copyright attribué à Lauriane pour le "plastifié", t'es vraiment trop forte parfois!)
Version Mathildesque: "Heu attends loulou je t'écoute plus là, je suis en train d'avoir une crise cardiaque. Attends attends, j'hyperventile là. Constate cette canontitude et pleure avec moi. Allez pleure! Comment ça tu pleures pas? Insensible va."
L'explication rationnelle prouvant que je ne suis pas une cruche sans cervelle: Ken est vraiment trop mignon. Ce qui provoque chez moi des envies de débauche, d'où des manifestations physiques qui influent sur les connexions neuronales s'effectuant au sein de mon cerveau.
(Dédicace à mon gueux de Rominou, je sais que t'en as marre de moi, mais on est au-dessus de ça, tu m'aimes de toute façon.)
Situation n°3: Pour la deuxième fois du semestre, je me tape une note inférieure à la moyenne (7,5 pour être plus exacte).
Version équilibrée: "Dommage, mais après tout, je dois bien avoir 12 de moyenne, j'ai de la marge... Et puis, c'est une note parmi tant d'autres, je me rattraperai."
Version Mathildesque: "Je suis nulle, inculte, la médiocrité incarnée. J'ai plus qu'à arrêter les cours et à devenir rangeuse de boîtes de conserve en Ardèche, j'ai aucun avenir. Bouhou."
L'explication rationnelle démontrant que je ne suis pas une première de la classe psychotique: Je ne suis pas une rageuse décidée à écraser tout le monde sur son passage, c'est juste que je manque cruellement de confiance en moi... Et sachant que les cours sont le seul domaine où j'ai toujours réussi haut la main sans batailler, la moindre mauvaise note me déprime...
"Je suis excessive,
Quand tout explose,
Quand la vie s'exhibe,
C'est une transe exquise..."
"L'excessive" de Carla Bruni
Mathilde, qui est excessive comme tout... et qui s'aime bien comme ça.
Listening:
"All these things I hate (Revolve around me)" de Bullet For My Valentine
Pix: Marguerite Sauvage
29 avril 2007
Moi et... ma vie amoureuse, part I d'une longue série!
Parmi mes nombreuses spécialités, on compte entre autres le fromage rapé aux pâtes, le Nutella au Nutella avec un peu de pain au Nutella, le visionnage de séries stupides à une fréquence de 10 épisodes par jour, l’exagération et la mauvaise foi.
Ne riez pas, j’ai mis 19 ans à acquérir ces compétences particulièrement pointues. Prenez par exemple mon inconstructivité radicale en matière amoureuse (oui, j’invente des mots aussi, je sais, je suis vraiment polyvalente comme fille).
Je suis en pleine rédaction d’une thèse sur ma propension à craquer sur des Ken trop beaux pour êtes honnêtes, à établir des plans diaboliques visant à les apercevoir cinq pauvres minutes dans la journée et à mener sur eux des enquêtes dignes de celles des "Experts", en moins cadavérique et en plus niais : "Quoiiiiiiiiiiiiii, il a cours dans cette salle? C’est fouuuuu, allez viens on va se poster devant!".
J’ai une maîtrise en relations passionnées dignes des montagnes russes, avec des hauts pleins de promesses d’amour éternel et de moments torrides, hauts pendant lesquels je suis sans doute la fille la plus exaspérante du monde : "Quoi, t’as regardé un reportage sur l’élevage des lamas à poil roux au Pérou du Nord-Est, ça tombe bien, mon chéri habite aussi au Nord-Est de Paris, tu trouves pas ça dingue?", "On s’arrête à Stalingrad… Hey, tu te rends compte que Stalingrad commence par les mêmes lettres que le prénom de mon chéri?" (j’ai honte d’avouer que j’ai déjà sorti cette phrase, je m’en excuse auprès d’Aïssatou et de mes compagnons du Crabouja Crew, je dis "compagnons" parce que je compte aussi Emeric dans le lot) … Et des bas durant lesquels je navigue entre l’énervement, accompagné des insultes les plus raffinées, et les crises de larmes à longueur de temps : je pleure en voyant ses photos, je pleure en lisant ses textos, je pleure en voyant son nom dans mon répertoire, je pleure dans le RER en écoutant une chanson qui me fait penser à lui dans mon I-Pod, je pleure en regardant "Newport Beach" (mais bon, ça c’est tout le temps), je pleurerais même devant "Des chiffres et des lettres" si j’avais 273 ans et que je perdais mon temps à regarder ce truc.
Je suis également licenciée en impossibilité à avoir des relations saines avec mes amis masculins. A de rares exceptions près, lorsque je deviens un peu trop proches d’eux, j’ai tendance à me transformer en Joey Potter, ceux qui suivent comprendront.
Enfin, je suis docteur ès ambiguité post-relationnelle avec les ex. Bon, OK, avec un seul ex (oui, oui, celui dont le prénom commence par les mêmes lettres que Stalingrad), mais croyez-moi, un mec aussi compliqué vaut à lui seul tous les ex ambigus du monde. Le pire, c’est que malgré tout je l’… (Boo, si jamais tu passes par ici, admire la manière dont j’imite ta formidable capacité à terminer tes phrases au moment le plus palpitant!) !
J’aimerais bien arriver à la sérénité de certains de mes amis, qui arrivent à gérer des relations longues et constructives, de vraies belles relations admirables et chou comme on en rêve toutes. C’est pour ça que je vous annonce officiellement ma reconversion en moine bouddhiste, le genre de moine qui serait incapable de prévoir la décapitation d’une pouffiasse qui tourne autour de Chou ou de se laisser aller à re-craquer pour un ex.
Reconversion qui aura lieu dans un futur proche, promis. Ou tout du moins dans un futur pas trop éloigné.
"Pas trop éloigné" représentant une fourchette allant d’ "aujourd’hui" au 33 janvier 2027 à 26h54.
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Mathilde, toujours à la recherche de son Mark Darcy...
Listening:
"For blue skies" de Strays Don't Sleep
Moi et... le printemps.
Nous sommes le 29 avril et la France est ensoleillée. Il fait beau, chaud, les enfants gambadent joyeusement dans les rues, les dalleux de France et de Navarre échafaudent de nouvelles techniques de drague toujours plus foireuses et les pouffinettes de 14 ans étrennent leurs dernières acquisitions pouffesques made in Jennyfer.
Quant à moi, pauvre étudiante, je passe mes journées, et parfois mes nuits, avec Durkheim, Dame Trompier-Gravier et compagnie (si ces noms ne vous disent rien, réjouissez-vous, ça veut dire que vous ne faites pas d'épistémologie ni de droit administratif, ah, les joies de la deuxième année de bi-licence droit-philo...) ...
Alors qu'au printemps, moi j'ai envie de flâner dans les rues de Paris, de passer des aprem entières à la terrasse d'un Starbucks avec un Frappucino Mango Citrus et un bagel au saumon fumé...
Alors qu'au printemps, moi j'ai envie de faire ma star, de me balader en petite robe champêtre et ballerines, ou de sortir ma panoplie lunettes genre "Monica Bellucci négligemment assise sur le siège passager d'une décapotable dans un film italien des années 50" + talons...
Alors qu'au printemps, moi j'ai envie de soirées qui sentent l'été, la détente et la joie de vivre, d'aprem inoubliables où on rit tellement qu'on en a mal au ventre...
Alors qu'au printemps, moi j'ai envie de vivre d'amour et d'eau fraîche, de me réfugier dans les bras d'un Lui, de fourrer mon nez dans son cou et de lui faire des papouilles sur le bas du ventre (oui bon, j'ai toujours envie de vivre d'amour et d'eau fraîche, mais disons que le printemps est particulièrement propice à cet état d'esprit) ... J'ai envie d'instants d'éternité, de secondes où rien ne compterait plus que son souffle dans mon cou, que sa main sur moi, que son corps contre le mien...
Mais même la vision lockienne de l'infini et la responsabilité du fait des choses (si vous ne voyez pas de quoi je parle, réjouissez-vous encore une fois, vous ne faites pas d'histoire de la philosophie ni de droit des obligations) ne réussiront pas à éloigner ma bonne humeur! C'est vrai quoi, elles n'ont rien d'incompatible avec les balades parisiennes, le shopping, les bagels, l'amour et toutes petites choses qui rendent la vie plus belle...
Mathilde, qui a les yeux pleins de soleil et qui adore ça.
Listening:
"Grace Kelly" et "Love today" de Mika
"Look after you" de The Fray
"America" de Razorlight











