03 mai 2008
Moi et... mes contradictions.
Je déteste les clichés.
(Et je suis super douée pour les introductions sous forme de lieux communs dignes d'un http://sokikoulol.skyblog.com.)
Je déteste l'idée selon laquelle une fille made in 2008 digne de ce nom est forcément une fashion-victim capable d'écrire des articles entiers sur son mascara ou son it-bag du moment.
Et pourtant...
Jamais, JAMAIS sans mon fond de teint, ma pochette Brontibay (mes pochettes Brontibay en fait, j'en ai trois et je continue de baver sur celles de mes coupines...) et mon gloss M.A.C. J'ai une mèche de pétasse et je n'y renoncerais pour rien au monde. J'ai un sac baguette rose à paillettes, comme toutes les filles en ce moment, mais je me sens supérieure parce que le mien est estampillé American Apparel. Et un sac Guess que je tiens comme une vraie chagasse, avec le coude à 76°. Et plein de sacs en fait. Je n'en porte pas la moitié. Lorsque je passe une journée à Londres, je commence par aller chez Topshop.
Je déteste la tendance des filles à se victimiser et à voir le monde en noir et blanc, genre "Les mecs sont tous des méchants, fuck, fuck, fuck, et les filles sont de pauvres êtres sans défense qui ne doivent pas être critiquées même quand elles se comportent comme des salopes parce que c'est forcément la petite fille blessée en elles qui parle.".
Et pourtant...
Je passe le plus clair de mon temps à scrogneugner sur un mec ou un autre et "handicapé émotionnel" est devenu l'un des termes que j'utilise le plus. Lorsque je me connecte sur MSN et que l'un de mes coupains a le malheur d'être connecté, il est aussitôt assailli d'un "Non mais STEPLAIT quoi!!!!!! Ce gueux quoi!!! Tu sais pas ce qu'il m'a ENCORE FAIT quoi!". Si le coupain en question est de sexe masculin, il a en bonus droit à un "Non mais TES CONGENERES quoi!!! Vous êtes vraiment tous des connards j'en peux plus!!! Toi qui es un mec donc un connard, tu comprends son but à lui là???"...
Je ricane lorsque je regarde un film et que je vois que les comportements féminins qu'on y décrit sont vus et revus. Je me fous de toutes ces blogueuses qui confondent leur vie avec "Sex and the City".
Et pourtant...
Je me la pète à mort lorsque je me balade dans les rues de Paris, mon gobelet de café Starbucks dans une main et mon portable à l'oreille... J'écoute des chansons d'amour déprimantes en regardant la pluie par la fenêtre de ma chambre et je me crois dans "One Tree Hill". Je passe mon temps à me faire des films, telle Olivia Waldorf, l'héroïne de "Gossip Girl", en imaginant que les mecs avec lesquels je sors sont des princes charmants en herbe capables de penser à m'offrir une rose sans occasion particulière, et ce même si ça les tue d'envoyer plus d'un texto tous les 36 du mois.
Alors je pense qu'au final, le cliché que je déteste le plus, mais qui est malheureusement le plus vrai, c'est qu'une fille est par essence un être plein de contradictions...
Mathilde, cette fille à laquelle ses amis disent: "Putain mais ça doit être fatiguant d'être dans ta tête..."...
Listening:
"The look of love" de Sergio Mendes et Fergie
26 février 2008
Moi et... ma propension à adorer emmerder le monde, part I.
Le philosophe de Paris I moyen me hait.
C'est un fait empiriquement constaté, quand moi moi moi et mes pines-co débarquons dans les salles de la vénérable Sorbonne, la tension s'installe. Je me sens un peu comme Gargamel en plein village Schtroumph, c'est vous dire la gravité de la situation.
Enfin, quand je parle de moi moi moi et mes pines-co, je parle surtout de moi et de ma petite Lauriane, Céline et Djamila n'étant que les victimes par ricochet de la Gargamel touch: "Mais elles ont l'air normal, ELLES, pourquoi elles traînent avec ces pouffiasses quoiiiiiii, ça me stresse, je défaille, j'ai besoin d'air! Ma "Phénoménologie de l'esprit"! Mon bouquin sur la tradition nihiliste de Nietzsche comparée à l'existentialisme Sartrien à la lumière de l'analyse de Derrida!"...
Lauriane correspond physiquement au cliché de la minette de base: toute petite, blonde, toute fine, blonde, très jolie, blonde, stylée et surtout blonde quoi, mais quelle idée aussi, Hegel ne disait-il pas que toutes les blondes ne sont que de viles incultes. Quant à moi, j'ai une forte tendance à miser sur mon décolleté et je ne suis pas du genre à cacher mes fesses d'obèse derrière des tentes de camping, mais quelle salope quoi, d'ailleurs Lacan ne disait-il pas que la bonne philosophe se devait de correspondre au cliché ambiant: blouse bobo à fleurs, sac en chanvre d'Albanie plein de stickers "Fuck la société, Sarko, le soleil, les fleurs et puis euh ça aussi" et cheveux quelques peu conceptuels et approximatifs, dirons-nous ("T'as vu elle a dit "approximatffff"... J'ai bien aimé le spectacle mais à un moment donné "approximatfff" quoi...") ...
Ajoutez à cela l'ordi rose de Lau, ses stylos Hello Kitty et le générique de "Sex And The City" qui démarre lorsque son téléphone sonne, ma housse d'ordi rose, ma pochette rose, ma trousse rose, mes pochettes Brontibay, ma crème-pour-les-mains-qui-sent-tellement-bon-que-je-m'en-tartine-les-mains-toutes-les-deux-minutes, mes fonds d'écran en mode "Moi, mon chéri, notre vie, notre oeuvre", et vous comprendrez que nous faisons un peu tâche dans le monde des philosophes.
Et EN PLUS, on passe tous nos cours à papoter, à rigoler, à noter la moitié de ce que dit le prof, pendant que tout le monde épluche fiévreusement la bibliographie à la recherche d'un 653e livre à lire pendant la pause.
Alors le philosophe, ou plutôt la philosophe (ben oui, philosophe ou pas toute fille est une rageuse potentielle), a décidé de nous détester.
La philosophe soupire à haute et intelligible voix lorsqu'on ose se baisser pour ramasser un stylo tombé par terre et lui frôler la cheville. Elle prépare un putsch lorsqu'un prof ose accéder à l'une de nos requêtes, alors que franchement, quelle idée de se barrer au bout d'une heure de cours parce qu'on a un cours de droit dans cinq minutes et qu'on essaie tant bien que mal de gérer une bi-licence. Elle appelle les pompiers quand on la bouscule involontairement dans un couloir. Si elle pouvait, elle nous noierait dans la cuvette des toilettes où on se ravale la façade après les cours en cas de RDV amoureux temporellement proche.
Je vous raconte pas l'étouffement de toute cette joyeuse compagnie lorsque j'ai présenté un exposé et qu'ils (et surtout elles) se sont aperçus que 1) Je savais former des phrases un peu plus élaborées que "Genre non mais arrête t'as vu comment c'est trop un truc de ouf!!!", 2) J'arrivais à leur donner un sens cohérent et 3) Un sens assez cohérent pour que le prof me mette 16, soit la meilleure note du TD... Un grand moment de bonheur pour mon admirable personne.
Toutefois, comme je suis gentille et compatissante, j'ai décidé d'épargner la philosophe et de me fondre dans la masse. Moi aussi, je serai une vraie philosophe qui pense que son gilet en chèvre expérimentale du Larzac lui donne le monopole de la tolérance, et qui se permet de vous dévisager des pieds à la tête dès que vous passez devant elle avec vos collants roses assortis à ceux de votre copine blonde.
Je vous présente donc en exclu mon nouveau sac de philosophe...
(Au passage, admirez cette photo de blogueuse influente... Je n'ai pas la tête coupée volontairement, c'est juste que je suis trop grande pour pouvoir me prendre en entier dans le miroir, mais au moins je gagnerai des lecteurs et tout le monde me prendra pour une femme Barbara Gould à sac American Apparel, blouse Les fifilles de Paris, jean Easy Wear et bottes André... C'est pas très Marc Jacobs tout ça, mais que voulez-vous.)
J'ai comme l'impression que c'est loupé pour le sac de philosophe en chanvre d'Albanie... On ne se refait pas :p !
Mathilde, cette philosophe à mèche ou "Ma vie de pouffinette intelligente" ...
Listening:
"Monster hospital" et "Combat baby" de Metric (I'm lovin'it, lovin' it, lovin' it!)
01 août 2007
Moi et... mes multiples chéris!
Parce que ça faisait longtemps que j'avais pas fait ma cruche...
Et que je suis sûre que ça vous manquait...
Voici mes chéris télévisuels de l'été 2007!!!
Comme toute gueuse qui se respecte, je suis fidèlement "Koh-Lanta". Et j'avoue que je craque pas mal pour Grégoire. Déjà parce que j'aime son sourire arrogant. Ensuite parce qu'il a de grands yeux verts de minet de base. Et qu'il ne m'en faut pas plus. Et d'abord je m'en fous qu'il vive dans sa voiture, moi perso j'irais bien y vivre avec lui kr kr kr. Mais je suis une fille équilibrée qui ne se lance pas à l'emporte-pièce dans de nouvelles relations: Grégoire demeure donc pour l'instant un chéri en suspens, j'attends de voir s'il sera toujours aussi sexy sur le plateau de TF1 le soir de la finale de l'émission. Vous trouvez pas qu'ils sont souvent plus moches en vrai qu'en mode baroudeur-échevelé-sur-mon-île-paumée?
Par contre, avec Santiago Cabrera, c'est tout autre chose. Je sens qu'une grande et belle histoire d'amour se profile à l'horizon. Oui, je le sens. Y a pas à dire, c'est vraiment le plus canon de tous les "Heroes". Les filles, si vous n'aimez pas la série, c'est très bien, laissez-moi seule avec mon cher Isaac Mendez et ses yeux tout blancs quand il peint le futur dans son atelier sombre et glauque. I'm in loooooooove.
Une bonne partie d'entre vous me lisait déjà sur Skyblog et est donc habituée à mes craquages à répétition... Mais je préciserai quand même que, comme à l'accoutumée, tout chéri choisi par moi est de ce fait à jamais interdit aux autres filles, sauf si je décide un jour d'abandonner le chéri susnommé. Et ça arrive parfois, puisqu'au bout de trois ans d'une relation houleuse j'ai finalement fini par laisser tomber David Trezeguet. Maintenant, il est à Djoulay, arrangez-vous avec elle si vous le voulez.
Voici donc la liste officielle des chéris de Mathildou (réactualisée moult et moult fois) :
Chad Michael Murray (forever, vous voyez que je suis fidèle dans ma catinerie)
Jude Law
Jonathan Rhys-Meyers
David Beckham
James Franco (Harry Osborn dans "Spiderman")
George Clooney
Paul Walker
Yotuel Romero (le rappeur du groupe Orishas qui joue le rôle de Pavel dans "Un dos tres")
Dean Cain
Jim Caviezel ("Le comte de Monte-Cristo")
Drew Fuller (Chris dans "Charmed")
Julian McMahon
Leonardo Di Caprio (version minet, vous avez donc le droit d'être amoureuses du nouveau Leo baraqué pas chou du tout)
Chris Carmack (alias Luke Ward dans "Newport Beach" pour les incultes :p)
Gaspard Ulliel
Robert Pattinson (Cedric Diggory dans "Harry Potter et la Coupe de Feu")
Cristiano Ronaldo
Josh Holloway
James Marsden
Harry Roselmack
Rodrigo Santoro (Karl dans "Love Actually")
et Santiago Cabrera, of course!
Et dans un registre beaucoup plus plébéien:
Gaël de la Nouvelle Star saison 4 (raaaaaaaa, Gaëlouuuuuuuuuu, je meurs rien que de prononcer ce prénom)
Jean-Luc de la Star Academy saison 5
et donc Grégoire de Koh Lanta saison 7!
Mathilde, qui ne se lassera jamais de jouer les midinettes :p !
Edit, le 17/09/07: "Koh-Lanta" saison 7 c'est fini, et je peux vous annoncer que Grégoire n'est plus un chéri en suspens: je suis officiellement folle amoureuse de lui. Il est incroyablement canon même quand il ne grimpe pas aux arbres torse nu. Je me liquéfie rien qu'en pensant à sa petite bouille de chevalier des temps modernes.
Listening:
"Mi swing es tropical" de Quantic & Nickodemus
"Everything" de Michael Bublé
26 juin 2007
Moi et... ma réinvention de la langue française.
Chers lecteurs, vous m'aimez, je le sais. Et je vous admire pour cela, sachant que lire ce blog, c'est pénétrer dans un monde assez spécial dans son genre, sur lequel règne une fille assez spéciale dans son genre. Un monde avec ses règles ("Think pink!", "Ne vous prenez pas au sérieux." et "Prosternez-vous devant Chad." étant les principales), ses us étranges, et sa langue. Oui, tout à fait.
Voici donc un petit dico (non-exhaustif et donc susceptible de modifications :p) à l'usage des visiteurs de Mathildouland, qui vous permettra de vous rendre compte que j'ai besoin de me faire interner comprendre le sens profondément philosophique des nombreux néologismes que mes amies et moi avons inventés (dédicace à Lau, rien de tout ça n'aurait été possible sans toi et nos crises de cette année :p).
catin / catinou / catinette: fille plus ou moins obsédée par le genre masculin, plus ou moins coupable de divers méfaits relatifs à ce même genre masculin, et fière de l'être ^^
péchotage: action de pactiser de manière quelque peu frauduleuse avec homme x, autrement dit, action de la personne qui fait sa catin / catinou / catinette
péchoteur: homme avec qui les catins / catinous / catinettes en question ont accompli un péchotage
pouffiser: action de se comporter comme une petite pouf (connotation très second degré; pouf n'étant pas défini selon l'acception commune mais désignant une fille qui aime le rose, les strass et les paillettes, prononce le mot "chou" plus de cinq fois par jour et est capable de pleurer devant "la Belle et la Bête")
pouffesque: en général, désigne objet rose, strassé ou pailleté ayant l'air sorti d'un épisode des Bisounours (connotation bizarrement positive déclenchant l'enthousiasme de la propriétaire du blog)
glamitude: attitude de la personne qui est GLAM, pas d'explication, les GLAM comprendront, les non-GLAM n'en sont tout simplement pas capables :p
louuungitude: attitude de la personne stylée qui débarque en cours avec son gobelet de café Starbucks, va à des conférences sur la Perse, vous parle de sanscrit du 3e siècle avant J-C et fréquente des restaurants louuunge dans le genre du Bound (NB: se décline de multiples façons: on dira de quelqu'un qu'il est louuunge, d'un endroit qu'il est louuunge, d'une chanson qu'elle est louuunge), définition née de l'observation de la louuungitude personnifiée, qui se reconnaîtra :p
rustritude: attitude de l'homme sexy bien qu'ébouriffé et mal rasé (j'irais même jusqu'à dire qu'il est sexy parce qu'ébouriffé et mal rasé), ne comprenant rien aux allusions les moins subtiles et affectionnant les blagues dégueu (le rustre est le contraire du lounge, mais la propriétaire du blog aime - malheureusement - le rustre)
gueux: définition variable. désigne les hommes en général dans les grands moments d'énervement, mais plus précisément les lourdingues aux techniques de drague éculées, les gens qui vous parlent alors qu'ils ne devraient même pas s'approcher de vous à moins de dix mètres, les gens qui envahissent votre espace vital dans les transports en commun
plèbe / populace / peuple: cf "gueux", mais désigne les gens en général, contrairement à "gueux" qui désigne une personne ou un groupe d'individus
dalleux: allez faire un tour aux Halles, posez-vous devant le Quick du Forum, au parc de l'Eglise St Eustache ou devant l'escalator de la sortie Etienne Lescot, et vous comprendrez
puta: fille qui a des vues sur homme sexy sur lequel la proprio du blog ou une de ses amies a déjà des vues. il y a donc problème. et donc puta. et donc nécessité de lapidation immédiate.
Fiou! : exclamation symbolisant l'enthousiasme ou l'étonnement positif
Je suis contrariée! : j'ai mes ragnagnas / Chou sort avec Puta / y a plus de Nutella / pourquoi je me tape pas Chad Michael Murray / je suis moche et obèse
Je refuse qu'on nous traite de folles, moi et les personnes qui ont concouru à l'élaboration de ces expressions si merveilleuses. Nous ne sommes pas folles, nous sommes des novatrices. Des génies méconnus. Bientôt, le monde reconnaîtra nos capacités et on clouera ceux qui nous emmerderont au pilori. Kr kr kr.
Mathilde, qui vous félicite chaleureusement: maintenant, vous savez parler le Mathildou :p !
Listening:
"Put your records on" de Corinne Bailey Rae (bientôt un an que j'ai découvert son album, et je l'aime toujours autant =) )
17 mai 2007
Moi et... mon sens de la mesure.
"Y'en a que ça excède, d'autres que ça vexe,
Y'en a qui exigent que je revienne dans l'axe,
Y'en a qui s'exclament que c'est un complexe,
Y'en a qui s'excitent avec tous ces "x" dans le texte..."
Situation n°1: C'est l'heure de la pause. Je VEUX une barre de Special K au chocolat, mais y a pas mal de monde à la cafétéria...
Version équilibrée: "Bon, y a beaucoup de monde, mais la queue avance vite, j'en ai pour cinq minutes... Au pire, je mangerai après le cours, c'est pas dramatique."
Version Mathildesque: "Quoi??? J'ai une tête à aller faire la queue avec la plèbe? J'ai l'air d'avoir envie d'attendre pendant trois cent cinquante ans que la populace se disperse? M'en fous, j'irai acheter ma barre de Special K pendant le cours et puis merde."
L'explication rationnelle montrant que je ne suis pas une affreuse pouffiasse: Je refuse de passer mes dix minutes de pause perdue dans la file d'attente de la cafétéria, tout simplement parce que je pense qu'il serait plus profitable d'utiliser ces précieuses minutes pour relire mon cours de droit administratif sur la contribution du législateur à la théorie de la compétence des juridictions judiciaires. Et toc. Ca, c'est de l'explication crédible.
Situation n°2: Je discute avec l'un de mes acolytes, quand des projecteurs tombent du ciel et auréolent le doux visage de Ken, qui arrive d'on ne sait où, d'une charmante lueur (j'aime faire ma poètesse psycho de temps en temps :p) ...
Version équilibrée: "Tiens, regarde, Ken! Il est vraiment sexy, dommage qu'il ait l'air aussi... plastifié." (Copyright attribué à Lauriane pour le "plastifié", t'es vraiment trop forte parfois :p !)
Version Mathildesque: "Heu attends loulou je t'écoute plus là, je suis en train d'avoir une crise cardiaque. Attends attends, j'hyperventile là. Constate cette canontitude et pleure avec moi. Allez pleure! Comment ça tu pleures pas? Insensible va."
L'explication rationnelle prouvant que je ne suis pas une cruche sans cervelle: Ken est vraiment trop mignon. Ce qui provoque chez moi des envies de débauche, d'où des manifestations physiques qui influent sur les connexions neuronales s'effectuant au sein de mon cerveau.
(Dédicace à mon gueux de Rominou, je sais que t'en as marre de moi, mais on est au-dessus de ça, tu m'aimes de toute façon :p.)
Situation n°3: Pour la deuxième fois du semestre, je me tape une note inférieure à la moyenne (7,5 pour être plus exacte).
Version équilibrée: "Dommage, mais après tout, je dois bien avoir 12 de moyenne, j'ai de la marge... Et puis, c'est une note parmi tant d'autres, je me rattraperai."
Version Mathildesque: "Je suis nulle, inculte, la médiocrité incarnée. J'ai plus qu'à arrêter les cours et à devenir rangeuse de boîtes de conserve en Ardèche, j'ai aucun avenir. Bouhou."
L'explication rationnelle démontrant que je ne suis pas une première de la classe psychotique: Je ne suis pas une rageuse décidée à écraser tout le monde sur son passage, c'est juste que je manque cruellement de confiance en moi... Et sachant que les cours sont le seul domaine où j'ai toujours réussi haut la main sans batailler, la moindre mauvaise note me déprime...
"Je suis excessive,
Quand tout explose,
Quand la vie s'exhibe,
C'est une transe exquise..."
"L'excessive" de Carla Bruni
Mathilde, qui est excessive comme tout... et qui s'aime bien comme ça.
Listening:
"All these things I hate (Revolve around me)" de Bullet For My Valentine
Pix: Marguerite Sauvage
29 avril 2007
Moi et... ma vie amoureuse, part I d'une longue série :p !!!
Parmi mes nombreuses spécialités, on compte entre autres le fromage rapé aux pâtes, le Nutella au Nutella avec un peu de pain au Nutella, le visionnage de séries stupides à une fréquence de 10 épisodes par jour, l’exagération et la mauvaise foi.
Ne riez pas, j’ai mis 19 ans à acquérir ces compétences particulièrement pointues. Prenez par exemple mon inconstructivité radicale en matière amoureuse (oui, j’invente des mots aussi, je sais, je suis vraiment polyvalente comme fille).
Je suis en pleine rédaction d’une thèse sur ma propension à craquer sur des Ken trop beaux pour êtes honnêtes, à établir des plans diaboliques visant à les apercevoir cinq pauvres minutes dans la journée et à mener sur eux des enquêtes dignes de celles des "Experts", en moins cadavérique et en plus niais : "Quoiiiiiiiiiiiiii, il a cours dans cette salle? C’est fouuuuu, allez viens on va se poster devant!".
J’ai une maîtrise en relations passionnées dignes des montagnes russes, avec des hauts pleins de promesses d’amour éternel et de moments torrides, hauts pendant lesquels je suis sans doute la fille la plus exaspérante du monde : "Quoi, t’as regardé un reportage sur l’élevage des lamas à poil roux au Pérou du Nord-Est, ça tombe bien, mon chéri habite aussi au Nord-Est de Paris, tu trouves pas ça dingue?", "On s’arrête à Stalingrad… Hey, tu te rends compte que Stalingrad commence par les mêmes lettres que le prénom de mon chéri?" (j’ai honte d’avouer que j’ai déjà sorti cette phrase, je m’en excuse auprès d’Aïssatou et de mes compagnons du Crabouja Crew :p, je dis "compagnons" parce que je compte aussi Emeric dans le lot) … Et des bas durant lesquels je navigue entre l’énervement, accompagné des insultes les plus raffinées, et les crises de larmes à longueur de temps : je pleure en voyant ses photos, je pleure en lisant ses textos, je pleure en voyant son nom dans mon répertoire, je pleure dans le RER en écoutant une chanson qui me fait penser à lui dans mon I-Pod, je pleure en regardant "Newport Beach" (mais bon, ça c’est tout le temps ^^), je pleurerais même devant "Des chiffres et des lettres" si j’avais 273 ans et que je perdais mon temps à regarder ce truc.
Je suis également licenciée en impossibilité à avoir des relations saines avec mes amis masculins. A de rares exceptions près, lorsque je deviens un peu trop proches d’eux, j’ai tendance à me transformer en Joey Potter, ceux qui suivent comprendront :p. J’ai beau nier l’évidence, je suis à peu près aussi transparente que les T-shirts de Paris la pouf.
Enfin, je suis docteur ès ambiguité post-relationnelle avec les ex. Bon, OK, avec un seul ex (oui, oui, celui dont le prénom commence par les mêmes lettres que Stalingrad :p), mais croyez-moi, un mec aussi compliqué vaut à lui seul tous les ex ambigus du monde. Le pire, c’est que malgré tout je l’… (Boo, si jamais tu passes par ici, admire la manière dont j’imite ta formidable capacité à terminer tes phrases au moment le plus palpitant ^^ !) !
J’aimerais bien arriver à la sérénité de certains de mes amis, qui arrivent à gérer des relations longues et constructives, de vraies belles relations admirables et chou comme on en rêve toutes. C’est pour ça que je vous annonce officiellement ma reconversion en moine bouddhiste, le genre de moine qui serait incapable de prévoir la décapitation d’une pouffiasse qui tourne autour de Chou ou de se laisser aller à re-craquer pour un ex.
Reconversion qui aura lieu dans un futur proche, promis. Ou tout du moins dans un futur pas trop éloigné.
"Pas trop éloigné" représentant une fourchette allant d’ "aujourd’hui" au 33 janvier 2027 à 26h54 :p.
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Mathilde, toujours à la recherche de son Mark Darcy :p ...
Listening:
"For blue skies" de Strays Don't Sleep
Moi et... le printemps.
Nous sommes le 29 avril et la France est ensoleillée. Il fait beau, chaud, les enfants gambadent joyeusement dans les rues, les dalleux de France et de Navarre échafaudent de nouvelles techniques de drague toujours plus foireuses et les pouffinettes de 14 ans étrennent leurs dernières acquisitions pouffesques made in Jennyfer.
Quant à moi, pauvre étudiante, je passe mes journées, et parfois mes nuits, avec Durkheim, Dame Trompier-Gravier et compagnie (si ces noms ne vous disent rien, réjouissez-vous, ça veut dire que vous ne faites pas d'épistémologie ni de droit administratif, ah, les joies de la deuxième année de bi-licence droit-philo...) ...
Alors qu'au printemps, moi j'ai envie de flâner dans les rues de Paris, de passer des aprem entières à la terrasse d'un Starbucks avec un Frappucino Mango Citrus et un bagel au saumon fumé...
Alors qu'au printemps, moi j'ai envie de faire ma star, de me balader en petite robe champêtre et ballerines, ou de sortir ma panoplie lunettes genre "Monica Bellucci négligemment assise sur le siège passager d'une décapotable dans un film italien des années 50" + talons...
Alors qu'au printemps, moi j'ai envie de soirées qui sentent l'été, la détente et la joie de vivre, d'aprem inoubliables où on rit tellement qu'on en a mal au ventre...
Alors qu'au printemps, moi j'ai envie de vivre d'amour et d'eau fraîche, de me réfugier dans les bras d'un Lui, de fourrer mon nez dans son cou et de lui faire des papouilles sur le bas du ventre (oui bon, j'ai toujours envie de vivre d'amour et d'eau fraîche, mais disons que le printemps est particulièrement propice à cet état d'esprit) ... J'ai envie d'instants d'éternité, de secondes où rien ne compterait plus que son souffle dans mon cou, que sa main sur moi, que son corps contre le mien...
Mais même la vision lockienne de l'infini et la responsabilité du fait des choses (si vous ne voyez pas de quoi je parle, réjouissez-vous encore une fois, vous ne faites pas d'histoire de la philosophie ni de droit des obligations ^^) ne réussiront pas à éloigner ma bonne humeur! C'est vrai quoi, elles n'ont rien d'incompatible avec les balades parisiennes, le shopping, les bagels, l'amour et toutes petites choses qui rendent la vie plus belle...
Mathilde, qui a les yeux pleins de soleil et qui adore ça.
Listening:
"Grace Kelly" et "Love today" de Mika
"Look after you" de The Fray
"America" de Razorlight








