16 avril 2008
Happy birthday Sweet Sunshine!
Comme je vous l'annonçais récemment, Sweet Sunshine aura un an dans les jours qui viennent.
Un an que j'ai renoncé à trois ans de connerie Skybloguienne et au monde des KIKOU-LOL-PTDR pour m'enfoncer dans les méandres de la connerie de la BLOGOSPHEEEEEEEERE.
Ah ben oui là on change carrément de level: on ne se limite plus à un hébergeur, la BLOGOSPHEEEEEEEEEEEEEEERE est un concept à part entière, un truc qui fait super peur, la preuve j'ai mis des majuscules pour bien accentuer la PEUUUUUUUUR de la BLOGOSPHEEEEEEERE et son importance et tout et tout. PEUUUR. BLOGOSPHEEEEEERE.
Pour fêter la première année de ma vie de BLOGUEUSE DE LA BLOGOSPHEEEEEEERE, j'organise donc une petite sauterie.
Où?
Aux alentours de Châtelet-les-Halles. C'est pas encore sûr, mais il se pourrait que j'arrive même à avoir des guests, notamment le mélange de Philippe Lucas et de Francis Lalanne qui traîne à Beaubourg tous les jours et les mecs bizarres tout de noir vêtus qui vendent des bijoux trop argentés pour être honnêtes devant le KFC. Et à propos du KFC, pourquoi ne pas y organiser cette petite fête? Ne serait-ce pas le summum de la hypitude?
Quand?
Demain de 14h à 20h: on peut même pousser jusqu'à 20h30 si l'ambiance est vraiment "the roof is on fire". Je sais, c'est tard, mais mettez-y du vôtre un peu!!! Est-ce que mon lectorat est rebelle??? Mais oui, mon lectorat est REBELLE!!! MON LECTORAT EST TRUE REBEL ET VA FESTOYER AU KFC!!! Ceci dit, avec un peu de chance on finira assez tôt pour que chacun puisse rentrer regarder "soeurthérèse.com" ou autre série palpitante.
Dress code?
Sortez Majeries, Comptoireries et autres Sandrories... On va au KFC ou bien??? Un peu de standing s'impose!!!
Comment être invité?
Ah parce qu'en plus vous croyiez que cet évènement serait ouvert à tous??? Vous êtes bien braves tiens. Car sur Sweet Sunshine comme ailleurs, rien n'est gratuit. C'est un peu le "travailler plus pour gagner plus" de la blogo. Pour départager les très nombreuses personnes qui souhaiteraient venir à ma partyyyyyyy, j'organise un concours.
"Ma première boîte de Hot Wings"
Et comme au bac, il y a un deuxième sujet! Mais que de gentillesse!!!
"Le KFC qui m'a laissé le meilleur souvenir"
Si vous voulez participer, écrivez-moi une dissertation de 6 pages Word minimum, police Times New Roman taille 12 hein, et sans interligne excessif, me prenez pas pour une buse. Une VRAIE dissertation, bien évidemment, avec intro, conclu, transitions, trois parties, trois sous-parties. L'ajout de diapositives ne pourra que vous servir, je dis ça je dis rien. Vous avez jusqu'à ce soir minuit (le temps que je regarde "la Nouvelle Star").
Les trois personnes dont les histoires me feront le plus vibrer gagneront des invitations à ma super fête! Il y aura trois gagnants pour chaque sujet, alors réfléchissez stratégiquement et voyez lequel est le plus à même de vous permettre de vous transcender par l'écriture!!!
Et les autres? Ne vous inquiétez pas, grâce à mon partenariat avec KFC (bon, c'est encore secret et du fait de ma clause de confidentialité je suis un peu une rebelle de vous le dire si tôt, mais je lance bientôt des KFCcasts...), vous gagnerez... Une boîte de Hot Wings!!! A défaut de venir faire la fête avec nous, vous pourrez vous régaler!!!
Ben oui, on est comme ça sur Sweet Sunshine!!!
Blague à part, cette année de blogging m'a énormément apporté. Même si...
Sur la blogosphère, des thons à la catalane nous apprennent à être jolies, à mettre du vernis magenta et à parler en "girlisation du make-up de la life parce que tu vois moi qui suis belle je peux te dire que sans ta crème Kenzoki aux extraits d'acte de naissance tu n'es rien quoiiiiiii".
Sur la blogosphère, d'illustres inconnues deviennent des phénomènes, des prescriptrices de tendances et, la célébrité venant, des écrans publicitaires qui t'expliquent que "non mais attends j'suis peut-être payée pour écrire mais je suis quand même trop indépendante de la life, je suis une TRUE REBEL, machin m'a payée pour parler de la dernière colle pour dentier à la mode mais comme je suis une TRUE REBEL j'ai juste dit que ça avait l'air vachement bien et que j'étais hypra triste de pas avoir de dentier pour essayer".
Sur la blogosphère, on se glorifie de passer trois heures par jour à préparer ses notes, on s'accorde une pause le week-end parce que merde bloguer c'est du boulot, faudrait pas non plus croire que c'est un loisir hein. On se déteste, mais on passe nos soirées ensemble à boire du champagne et à manger des macarons. Et on confirme la croyance selon laquelle les filles sont incapables de vivre ensemble sans se bouffer le nez.
Eh bien malgré tout ça, mon blog m'a permis de faire de très jolies rencontres, de rire (beaucoup), de me moquer (passionnément), de partager (à la folie), et même de trouver un job d'été super sympa.
Merci à vous d'apprécier mes élucubrations, mes articles ridiculement longs, mes paillettes, mes scrogneugnages...
Merci à vous d'apprécier la petite part de moi que vous pouvez découvrir ici...
Merci pour tout.
On se retrouve l'année prochaine pour un concours encore plus tip-top de la liiiiiiiife!!! Rien de sûr, mais il se pourrait qu'on arrive à avoir un Quick...
Mathilde, alias Sweet Sunshine... Pour longtemps encore =) !
Listening:
"Mercy" de Duffy
28 mars 2008
Ou comment finir en cardigan à faire des club sandwiches.
KIKOU KIKOU LES DJEUNES!!! CA VA??? CA PULSE??? CA GROOVE??? EVERYBODY IN THE CLUB THE ROOF IS ON FIRE ET TOUT?
Cette petite entrée en matière digne du DJ du Macumba Club de Carquefou pour vous dire que je vais mieux, que je vais bien, que tout va bien, et que finalement je ne me retirerai pas dans un couvent du Guatemala pour aller jouer de la flûte de Pan, même si je portais vachement bien le poncho à l'époque où c'était hype.
Je suis sûre que votre vie reprend un sens maintenant.
Fin de la parenthèse. Retour aux choses sérieuses. Et à une question d'une importance absolument capitale.
Comment sait-on qu'on est potentiellement amoureuse?
Non ne fuyez pas, non vous ne vous êtes pas trompés de blog et NON vous n'êtes pas sur http://sofashionptitebellegossedu74lolmdr.skyblog.com. C'est juste qu'au vu du comportement de certaines de mes amies (et certainement pas du mien, pour qui me prenez-vous), j'ai fait un constat aussi accablant qu'implacable, qui pourrait être résumé ainsi: "Aussi independent woman sois-tu, sache que tu es perdue quand le gueux t'a eue.".
En d'autres termes, on est potentiellement amoureuse quand on devient débile.
Situation numéro 1: Tu es une femme soumise, degré 2 sur l'échelle de Mathildou
Hier soir, j'appelle l'une de mes meilleures amies (que je ne citerai pas; je dirai juste qu'elle est blonde, que je la cite environ 6 fois par page sur ce blog et que son prénom commence par Lau et finit par R-I-A-N-E). On parle de droit européen et de tous nos trucs de futures glam women qui gagneront des montagnes de fric et vivront dans un 500 m2 dans le 6e arrondissement parce que le 8e c'est tellement surfait tu vois quoiiii. On parle de "la Nouvelle Star", elle m'explique qu'à presque 20 ans je devrais envisager d'arrêter de pleurer devant M6 et de vouloir me taper au moins un mec du casting tous les ans. Et là, c'est le drame: "Bon Math, faut que je te laisse là, Z va arriver et faut que j'aille acheter des bières."...
Je m'insurge. OK, Z est adorable. OK, Z et elle s'aiment et forment un très joli couple. Certes, certes, certes. Mais aller chercher les bières??? Et pourquoi pas les Knacki Balls et les pizzas tant qu'à faire???
Situation n°2: Tu es une femme soumise, degré 4 sur l'échelle de Mathildou
Il y a un mois, une fille que je ne citerai pas, mais qui pourrait bien être la propriétaire de ce blog, rentre chez elle avec celui qui est alors son cher et tendre. Cher et tendre a faim. Cher et tendre a un estomac dont la capacité est proportionnelle à sa ressemblance avec Matt Pokora (oui, je sais). La chère et tendre de Cher et tendre aurait - comme d'habitude - mangé des Chocapic ou autre truc nourrissant et équlibré si elle avait été seule, mais elle décide d'avoir l'air d'une parfaite petite femme d'intérieur. La voilà donc aux fourneaux, avec de nouvelles plaques high-tech qui font peur et qu'elle n'a jamais utilisées. Elle ne se décourage pas, même si elle doit composer le SOS Maman avant d'arriver à allumer les plaques susmentionnées, même si sa nouvelle robe absolument canon risque de ne pas résister à la préparation du chef d'oeuvre culinaire que sont les spaghetti bolognaise. Elle virevolte gaiement dans sa cuisine, pendant que Cher et tendre prépare des lardons en virevoltant également. Et elle n'est pas même traumatisée de voir que Cher et tendre est capable de manger des lardons avec des spaghettis bolo. Ils ressemblent aux gens qu'on voit dans les pubs, ceux qui rigolent dans leur cuisine en faisant des plats high-tech. Et le pire, c'est qu'elle aime bien ça.
Bon, il s'avère après update que la fille en question n'était pas vraiment amoureuse de l'homme virevoltant. Mais elle était quand même assez attachée à lui pour virevolter avec lui, alors que d'habitude ses prouesses culinaires se résument à "Cracottes + Nutella + Special K au chocolat + ...".
Situation n°3: Tu es une femme soumise, degré 452 sur l'échelle de Mathildou
Une fille, que l'on ne citera pas parce qu'elle pourrait être n'importe laquelle d'entre nous, craque sur un grand-beau-qui-pourrait-pourquoi-pas-être-un-futur-prince-charmant. Et elle se fait un film digne d' "Un jour, une histoire": golden girl surfant sur les vagues de la réussite la semaine, Bree Van de Kamp le week-end, organisant des garden parties dans sa maison parfaite de Neuilly-sur-Seine tout en s'occupant de ses trois bébés à totote avec Monsieur, vêtu comme il se doit d'une chemise blanche immaculée et fourni avec un sourire Ultra-Brite.
Any comment? Non, c'est bien ce que je me disais.
Certaines personnes m'accuseraient de mauvaise foi et diraient que ce que j'appelle "débilité" n'est rien de plus que l'apprentissage des concessions. Elles diraient qu'on peut être une independent woman, une vraie femme Barbara Gould, sans forcément virer Chienne de garde psychorigide. Que quand on aime, certaines choses paraissent aller de soi.
Qu'on peut craquer sur quelqu'un au point de prendre plaisir à jouer au petit couple parfait, au point de lui pardonner ses crimes vestimentaires. Et même au point de ne pas l'assassiner lorsque, dans un moment d'égarement profond, il garde ses chaussettes pendant l'amour.
Et je leur répondrais qu'elles ont raison. Mais qu'en attendant de rencontrer celui qui me donnera envie de rentrer les griffes, je continuerai de me moquer et de krr krr krr sans vergogne.
Krr krr krr.
Mathilde, alias Mrs Walsh... (Pas la peine de chercher à comprendre ma phrase, pas la peine non plus de chercher le rapport entre la photo et l'article, it's just a private joke que vous ne connaissez pas parce que vous êtes JUSTE trop pas VIP de la life. Et puis ça me regarde si j'ai envie de mettre une photo de Brandon Walsh sur mon blog, j'ai toujours trouvé qu'il était beaucoup plus chou et beaucoup plus attirant que ce foutu Dylan McCain. Je suis POUR la réhabilitation de Brandon Walsh, qui maîtrisait le quintuple backflip capillaire bien avant McDreamy.)
Listening:
"Bleeding love" de Leona Lewis
"Chasing pavements" d'Adele
21 mars 2008
Welcome to the real world.
J'aimerais bien.
Etre tiède. Pondérée. Equilibrée.
J'aimerais bien.
Faire parfois des concessions à la vérité. Pour ne pas assumer. Pour ne pas blesser. Je l'ai déjà fait. Et je me demande pourquoi, depuis quelque temps, ça me semble si difficile. Pourquoi je n'arrive pas à admettre l'hypocrisie fondamentale cachée au fond de chacun de nous, et même de ceux qu'on aime. J'aimerais bien accepter les "Il paraît que Mathilde..." ou les "Je pense que Mathilde..." destinés à d'autres personnes que Mathilde. Je me demande pourquoi je me sens si touchée par le moindre mensonge, alors que je n'ai pas toujours le monopole de la franchise et qu'il m'est à moi aussi arrivé de sourire et de poignarder dans le dos, sans forcément penser à mal. Et je me demande pourquoi je suis capable de remettre en cause, de rejeter en bloc, avec une intransigeance qui ne me ressemble pas, et ce au nom d'une sacro-sainte sincérité.
J'aimerais bien.
Etre une femme Barbara Gould: digne, inacessible, forte, mystérieuse, calme. Etre insensible. Ne pas vivre les choses à fond. Ne pas voir dans une ébauche de relation la possibilité de quelque chose de fort, sans pour autant que cela soit synonyme d'un engagement synallagmatique à vie sans possibilité de se rétracter, sans pour autant que cela soit la première étape du pack "3 gosses, un break, une maison dans le 92". Je me demande pourquoi, pourquoi je n'admets pas la tiédeur. Pourquoi je suis une adepte du "Tout ou rien.". Pourquoi je ne conçois pas qu'on puisse se donner à moitié, même si c'est pour peu de temps, sans forcément tomber amoureux, juste pour se donner une chance de le devenir, ou pas, juste histoire de ne rien regretter. Pourquoi je ne suis pas du genre à prendre sereinement les: "Attends t'as quand même pas cru que j'allais perdre mon temps à t'accorder de l'attention, t'as cru que c'était la Schtroumpf Party ou bien?! On est pas dans "One Tree Hill" ici, welcome to the real world. Je suis l'homme moderne et non seulement je ne veux pas me poser, mais en plus je ne t'estime même pas assez pour ne pas me poser. Tout ce que je veux, c'est être juste assez présent dans ta vie pour ne pas que tu m'oublies, te convaincre de ta nullité et te faire pleurer devant les couples heureux. Ah, et te briser le coeur aussi. Ai-je pensé à te signifier que tu étais une grosse merde? J'assume, range-moi donc cette corde et revoyons-nous en 2074, si j'ai le temps.".
Peut-être que je me sentirais moins seule.
Mathilde, qui se demande si la bonne résolution à prendre en ce début de printemps ne serait pas de renoncer à des idéaux dépassés tels que l'amitié ou l'amour. Qui est désolée de vous imposer un article si opposé au ton habituel de ce blog. Et qui vous promet qu'elle redeviendra joyeuse et idiote comme à son habitude au prochain épisode.
Listening:
"Wake up in New York" de Craig Armstrong
07 mars 2008
Vis ma vie de Cher Horowitz du pauvre, ou pas, part I.
Vous le savez maintenant, ma vie est un vaste sketch. Pas une semaine ne se passe sans que je me demande où sont ces putains de caméras.
Mais même lorsque mes journées semblent tout droit tirées d'un épisode de "Clueless", mon talent d'innovation et de réinvention des classiques demeure...
Je veux dire, n'est-ce pas la quintessence du staïle de se séparer de son cher et tendre et de sortir le sourire qui tue de la nana qui s'en fiche au lieu de se mettre à chouiner et à se rouler par terre en chantant du Sheryfa Luna à tue-tête comme dans toute bonne série américaine qui se respecte?
Quoi de plus hype que de sortir du métro dans un hairflip digne des plus grandes, genre "Je te regarde d'un air méprisant, je doublebacklipe de la main en réajustant ma mèche et je te montre à quel point je m'en tape de ta life et à quel point je suis belle, géniale et drôle, et non j'ai pas envie de pleurer, OK?" ?
Et puis dans les séries américaines, les héroïnes éplorées ont toujours des copines qui viennent les consoler avec un pot de glace et des concombres (pour se faire des masques sur les yeux, pervers que vous êtes, on est sur un blog tout public ici hein!). Sauf qu'en ce qui me concerne, celui qui intègrera dorénavant la liste des ex inutiles et déviants ne mérite absolument pas que je me morfonde devant un pot d'Häägen-Dasz Macadamia Nut Brittle. Il n'a pas le potentiel Häägen-Dasz, il est plutôt de la classe inférieure, le genre de mec pour lequel on mange des Kinder Chocolat. Et encore.
Mes coupines à moi ne me disent pas: "Oh ma pauvre choupinette, c'est vrai que John-Wolf est un mec génial, et que ta vie est un drame sans lui, mais tu t'en remettras, la vie est un fleuve dont les méandres sont impénétrables et tout.". Elles ne sont pas overglam, justes, pondérées et de bonne foi. Non non non. Les miennes sont plutôt du genre à donner des coups dans le vide en criant "Héééé mais on s'en tape de lui c'est un gueux! Un putain de plébéien de la pire espèce!!! Un pauvre connard inutile!!! On va lui péter les dents!!! A ta place je lui mettrais des coups de tête!!!"... Oui, elles se prennent même pour Zizou...
Je ne vais pas en boîte pour boire et oublier, et je ne suis pas victime d'un tragique accident de voiture en roulant trop vite, histoire que mon beau chevalier servant regrette mon absence et soit là à mon réveil d'un long coma d'au moins un demi-épisode. Moi j'suis plutôt du genre à me la jouer fille sérieuse qui va à Beaubourg se transcender en étudiant le principe de subsidiarité en droit européen. Ben oui.
Parce que drama queen ou pas, une vraie princesse des temps modernes ne se morfond pas lorsqu'il n'y a pas de quoi.
Et elle repart aussitôt pour de nouvelles aventures chocolatées =) !
Mathilde, chantonnant "See, I won't change my life, cause I'm just fine!"...
Listening:
"Dis-moi" des BB Brunes
26 février 2008
Moi et... ma propension à adorer emmerder le monde, part I.
Le philosophe de Paris I moyen me hait.
C'est un fait empiriquement constaté, quand moi moi moi et mes pines-co débarquons dans les salles de la vénérable Sorbonne, la tension s'installe. Je me sens un peu comme Gargamel en plein village Schtroumph, c'est vous dire la gravité de la situation.
Enfin, quand je parle de moi moi moi et mes pines-co, je parle surtout de moi et de ma petite Lauriane, Céline et Djamila n'étant que les victimes par ricochet de la Gargamel touch: "Mais elles ont l'air normal, ELLES, pourquoi elles traînent avec ces pouffiasses quoiiiiiii, ça me stresse, je défaille, j'ai besoin d'air! Ma "Phénoménologie de l'esprit"! Mon bouquin sur la tradition nihiliste de Nietzsche comparée à l'existentialisme Sartrien à la lumière de l'analyse de Derrida!"...
Lauriane correspond physiquement au cliché de la minette de base: toute petite, blonde, toute fine, blonde, très jolie, blonde, stylée et surtout blonde quoi, mais quelle idée aussi, Hegel ne disait-il pas que toutes les blondes ne sont que de viles incultes. Quant à moi, j'ai une forte tendance à miser sur mon décolleté et je ne suis pas du genre à cacher mes fesses d'obèse derrière des tentes de camping, mais quelle salope quoi, d'ailleurs Lacan ne disait-il pas que la bonne philosophe se devait de correspondre au cliché ambiant: blouse bobo à fleurs, sac en chanvre d'Albanie plein de stickers "Fuck la société, Sarko, le soleil, les fleurs et puis euh ça aussi" et cheveux quelques peu conceptuels et approximatifs, dirons-nous ("T'as vu elle a dit "approximatffff"... J'ai bien aimé le spectacle mais à un moment donné "approximatfff" quoi...") ...
Ajoutez à cela l'ordi rose de Lau, ses stylos Hello Kitty et le générique de "Sex And The City" qui démarre lorsque son téléphone sonne, ma housse d'ordi rose, ma pochette rose, ma trousse rose, mes pochettes Brontibay, ma crème-pour-les-mains-qui-sent-tellement-bon-que-je-m'en-tartine-les-mains-toutes-les-deux-minutes, mes fonds d'écran en mode "Moi, mon chéri, notre vie, notre oeuvre", et vous comprendrez que nous faisons un peu tâche dans le monde des philosophes.
Et EN PLUS, on passe tous nos cours à papoter, à rigoler, à noter la moitié de ce que dit le prof, pendant que tout le monde épluche fiévreusement la bibliographie à la recherche d'un 653e livre à lire pendant la pause.
Alors le philosophe, ou plutôt la philosophe (ben oui, philosophe ou pas toute fille est une rageuse potentielle), a décidé de nous détester.
La philosophe soupire à haute et intelligible voix lorsqu'on ose se baisser pour ramasser un stylo tombé par terre et lui frôler la cheville. Elle prépare un putsch lorsqu'un prof ose accéder à l'une de nos requêtes, alors que franchement, quelle idée de se barrer au bout d'une heure de cours parce qu'on a un cours de droit dans cinq minutes et qu'on essaie tant bien que mal de gérer une bi-licence. Elle appelle les pompiers quand on la bouscule involontairement dans un couloir. Si elle pouvait, elle nous noierait dans la cuvette des toilettes où on se ravale la façade après les cours en cas de RDV amoureux temporellement proche.
Je vous raconte pas l'étouffement de toute cette joyeuse compagnie lorsque j'ai présenté un exposé et qu'ils (et surtout elles) se sont aperçus que 1) Je savais former des phrases un peu plus élaborées que "Genre non mais arrête t'as vu comment c'est trop un truc de ouf!!!", 2) J'arrivais à leur donner un sens cohérent et 3) Un sens assez cohérent pour que le prof me mette 16, soit la meilleure note du TD... Un grand moment de bonheur pour mon admirable personne.
Toutefois, comme je suis gentille et compatissante, j'ai décidé d'épargner la philosophe et de me fondre dans la masse. Moi aussi, je serai une vraie philosophe qui pense que son gilet en chèvre expérimentale du Larzac lui donne le monopole de la tolérance, et qui se permet de vous dévisager des pieds à la tête dès que vous passez devant elle avec vos collants roses assortis à ceux de votre copine blonde.
Je vous présente donc en exclu mon nouveau sac de philosophe...
(Au passage, admirez cette photo de blogueuse influente... Je n'ai pas la tête coupée volontairement, c'est juste que je suis trop grande pour pouvoir me prendre en entier dans le miroir, mais au moins je gagnerai des lecteurs et tout le monde me prendra pour une femme Barbara Gould à sac American Apparel, blouse Les fifilles de Paris, jean Easy Wear et bottes André... C'est pas très Marc Jacobs tout ça, mais que voulez-vous.)
J'ai comme l'impression que c'est loupé pour le sac de philosophe en chanvre d'Albanie... On ne se refait pas :p !
Mathilde, cette philosophe à mèche ou "Ma vie de pouffinette intelligente" ...
Listening:
"Monster hospital" et "Combat baby" de Metric (I'm lovin'it, lovin' it, lovin' it!)
16 février 2008
Vis ma vie de blogueuse influente...
C'est un fait, je n'ai point d'inspiration ces derniers temps. Premièrement parce que je suis tellement heureuse d'avoir fini ces fucking partiels que même bloguer me paraît un effort insurmontable, deuxièmement parce que lorsque j'ai envie d'écrire, je sens que je vire un peu trop "Mon coeur, mon amour", et j'ai pas envie qu'on me jette des tomates, des couteaux ou des bichons (c'est des p'tites biches).
Troisièmement, parce que lorsque je n'ai rien à raconter d'intéressant, je me tais.
Ce qui n'est pas le cas de la blogueuse glam-hype de base, qui poste de la merde tous les jours, fidèle au poste. La nana se lève, et elle se dit: "Tiens, aujourd'hui je vais raconter de la merde, écrire platement, sans la moindre maîtrise de notre belle langue française. Pour ce faire, je vais dévoiler au monde comment je fais pour ressembler à un thon à la catalane alors que je passe mon temps à me tartiner la gueule de divers produits offerts par E-buzzing.". Alors j'ai envie de dire pourquoi pas moi?
Aujourd'hui je vais donc vous parler de mes secrets de beauté.
Secret de beauté numéro 1: ma crème de la mort qui tue.
Je suis complètement infidèle au niveau de la crème, mais ces derniers temps j'ai craqué pour la crème au chocolat de Sephora, talonnée par la crème senteur vanille et crème brûlée... J'ai l'impression d'être un gâteau quand j'en mets, I'm lovin' it. Ca sent bon, et puis ça sent bon aussi, et puis c'est de la bonne crème et tout. Et en plus ça sent bon.
Secret de beauté numéro 2: mon oeil de biche.
J'utilise un crayon noir et je me fais un petit trait sur la paupière, et ça me fait un oeil de biche. Ensuite, je mets mon petit mascara Gemey-Maybelline comme dans la pub, sauf que j'ai pas les cils qui montent jusqu'au ciel après, c'est un peu de l'arnaque, mais j'ai de jolis yeux quand même. C'est bien. Et en plus j'ai de jolis yeux.
Secret de beauté numéro 3: ma brosse à brushing.
Vous aurez du mal à le croire, mais ma méchitude n'est pas naturelle. Alors pour que ma mèche soit bien méchée, je m'éclate avec ma brosse à brushing tous les matins. Ca brushe, ça pulse, c'est bien, c'est beau, c'est Bosch, et puis comme ça je suis bien brushinguée.
Une fois que je suis belle, je peux sortir et aller à la fac et être belle dans mon paletot en soie de veau marengo et ma robe en thon suédois.
Bon alors maintenant que j'ai écrit mon article pourri, j'attends vos 150 commentaires me disant "Oh, tu es belle, comment fais-tu pour appliquer ton crayon de manière perpendiculaire? Faut-il mettre son gloss en parallépipède?", commentaires auxquels je pourrai répondre "Il faut mettre son gloss en parallépipède, m'enfin!!! Sinon comment tu fais pour l'assortir avec le mascara vert anis de l'hiver 2009?".
Finalement, c'est peut-être le fait de laisser libre cours à mon incommensurable méchanceté et de me moquer de la Terre entière qui m'inspire le plus... :p
Mathilde, cette connasse fielleuse... :p
Listening:
"Oh!" de Micky Green
03 février 2008
Marquer des points, part I.
Lui (en mode bla bla bla bla bla, comme d'hab) : Tu vois, c'est un peu comme dans "High School Musical"... (fredonne l'une des chansons du film, puis la regarde d'un air inquiet, attendant qu'elle se moque de lui)
Elle (n'osant y croire) : Tu... Tu... Tu aimes "High School Musical"? Vraiment?
Lui (perplexe, se demandant si elle est devenue folle à force de faire la queue sous la pluie pour une putain d'expo - qu'elle va voir juste pour lui faire plaisir, soit dit en passant, admirez sa bonté et son sens de l'abnégation) : Ben oui, c'est sympa et puis certaines chansons sont géniales...
Elle (agonisant, se retenant de plaquer ses mains sur ses joues en criant "Roooooooooooooooooooooooo!!!") : ROOOOOOOOO T'ES TEEEEEEEEEEEEEEELLEMENT CHOUUUUUUU!!! C'EST FOUUU D'ETRE AUSSI CHOUUUUU!!! TROP CHOUUUUUUU!!! ROOOO!!!
(Vous pensiez vraiment qu'elle se retiendrait ^^ ?)
Les mecs, parfois, la séduction, ça ne tient à rien...
C'est plus compliqué si votre chère et tendre a deux ans d'âge mental et pique des crises en plein Beaubourg parce que "Le Candy Up c'est pas boooon et le chocolat du distributeur non pluuuus je veux du Nesquickeuuuuh!!!"...
Mais on y arrive toujours, à force de persévérance :p !
Mathilde, en mode "Je me noie dans tes yeux bleus et je suis ridicule mais putain qu'est-ce que t'es chou...".
Listening:
"I knew I loved you" de Savage Garden
24 janvier 2008
Mathilde, cette traîtresse...
Le gueux from the bled m'aime.
Assurément. Même habillée comme la pire des filles à mèche, même lorsque je tiens mon sac Guess comme une chagasse dans les couloirs de la Sorbonne en me la pétant à mort dans mon paletot gris en alpaga du Pérou du Sud, même lorsque j'ai mon air méprisant et mon I-Pod dans la main, The Killers à fond dans les oreilles.
Le gueux from the bled m'alpague.
Honteusement. Même lorsque mon expression signifie clairement "Je t'emmerde, pitié, la fac est l'un des derniers sanctuaires où toi et tes congénères ne me suivez pas, pitiéééééééééé, lâche-moiiiii, laisse-moi admirer ces murs séculaires en me disant qu'ils sont un talisman contre les gens comme toi.". Oui, tout ça, mon expression est un peu salope parfois.
Le gueux from the bled me saoule.
Indéniablement. Même quand j'essaie d'être polie parce que bon... Il n'a pas l'air SI méchant. A première vue.
Extrait de conversation...
-T'es d'où? Du Congo? Lequel? Kinshasa? C'est fou je travaille avec un mec qui vient de là-bas! Et tu fais quoi comme études? J'adore la philosophie, c'est génial de réfléchir au sens de la vie! Moi tu vois je suis là pour installer la Wifi dans l'université, je vois passer beaucoup de filles mais toi... T'es charmante! C'est quoi ton prénom?
-Jessica. (Mytho numéro 1: les vrais comprendront. C'est mon faux prénom spécial gueux depuis tellement longtemps qu'à force cette pauvre Jessica doit bien avoir une cinquantaine de coeurs brisés à son actif, MWA AH AH.)
-Tu veux pas qu'on reste en contact?
-Non, j'ai un copain, c'est juste l'homme de ma vie, ça fait quatre ans qu'on est ensemble et il est très jaloux, ça lui plaira pas que je file mon numéro à un autre. (Petite pensée pour mon cher et tendre: "Pouaaaaah, le jour où je resterai quatre ans avec une nana... Non mais mwa ah ah quoi. Et puis MOI, jaloux? Mais je m'en fous t'es libre quoiiiii, vogue par vents et marées, vois tes ex, j'te fais confiance!". Merci mon chou... Gneee.)
-Mais à moi non plus ça me fait pas plaisir que t'aies pas envie de me donner ton numéro...
-En même temps j'ai un peu envie de te dire que j'en ai rien à foutre, je te connais pas, so...
Et là, alors que je commence à envisager mes différentes options (déclencher une alerte au feu, me jeter par une fenêtre...), la question qui tue...
-Mais, ton copain... C'est un noir ou un blanc?
-Ben il est français... (Oui, il se peut qu'en vivant en France, on soit amenée à rencontrer des français, c'est pas ma faute hein, tu connais pas ma vie d'abord!)
-Quoi??? Sérieux? Je devrais appeler mon pote, il me dit toujours que JAMAIS une de ses soeurs ne sortirait avec un blanc... J'veux dire, t'as vu ce qu'ils nous ont fait subir? On pourra jamais oublier... Et toi tu sors avec l'un d'entre eux... (Cher et tendre si tu me lis, c'est FINI! J'veux dire merde hein, ton arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père au sixième degré a sans doute torturé mes aïeux!!! Et puis tant pis si t'es d'origine allemande et que le Zaïre a été colonisé par les belges, on sait jamais!!! D'ailleurs, j'ai toujours dit que tes cheveux blonds et tes yeux bleus faisaient un peu aryen! Et de toute façon, vu ton nom de famille, t'es un peu un nazi aussi! Raciste, t'as sans doute quelque chose à voir dans la souffrance des noirs!)
-... (Je réfléchis à une réplique à la hauteur de mon mépris, mais j'ai même pas l'impression qu'il comprendrait...)
-Non parce que tu vois les blancs sont pas sérieux, vous allez rester ensemble quoi, six mois, un an, deux ans, et il te quittera, c'est sûr! Alors que nous au moins on a le sens des valeurs...
-En même temps j'ai 19 ans, j'ai pas forcément envie de me marier, d'avoir dix-huit enfants et de vivre comme une parfaite petite bobonne tout de suite hein...
-Oui mais tu vois, entre nous on est tous frères, on a des choses en commun... Alors qu'avec ton copain... Et puis une aussi belle fille que toi, ça ne doit pas fricoter avec l'ennemi tu sais! T'es bien trop jolie pour que tes frères noirs n'en profitent pas... (Evidemment! C'est sur que j'ai plus de choses en commun avec un électricien crado de quarante ans qui veut m'épouser au bout de dix minutes de discussion qu'avec mon beau chéri étudiant, avec qui je peux passer des heures à enchaîner les blagues débiles ou parler de littérature, de musique, de tout en fait... Et puis effectivement, en tant que noire, je fais partie d'un patrimoine commun à disposition de mes frères, avec qui le courant devrait passer tout de suite, normal, j'avais oublié que la couleur de la peau déterminait toute relation humaine!)
Et c'est à ce moment-là que j'ai cherché dans mon sac une corde pour me pendre. Comme ce moment coïncidait bien heureusement avec l'arrivée de Lauriane, que j'attendais depuis un quart d'heure (tout est de ta faute en fait!), j'en ai profité pour m'en aller bien loin de ce triste personnage...
Qui a failli faire une crise cardiaque en s'apercevant que la copine que j'étais venue rejoindre était elle aussi une sale blanche, blonde qui plus est, avec des origines un peu allemandes aussi...
Mais que font les juges de Nuremberg???
Mathilde, qui pense très fort à une citation bien connue d'Einstein: "Deux choses sont infinies : l'univers et la bêtise humaine, en ce qui concerne l'univers, je n'ai pas acquis la certitude absolue."...
Listening:
"Smile like you mean it" et "Read my mind" des Killers (J'aime, j'adore, j'adhère, je crie au génie, je me pâme, je m'extasie, je me transcende, j'hallucine, tout ça tout ça.)
Article inspiré par ma Choupette adorée.
16 janvier 2008
Partiels time...
Deuxième journée de partiels, et déjà, je deviens folle...
4h30: J'entends le réveil sonner, envisage de pleurer, profite pendant quelques trop fugaces secondes de l'étreinte rassurante de ma couette géante (l'amour de ma vie, je l'aime tellement que depuis que je l'ai je suis INCAPABLE de me réveiller à l'heure, tout est de sa faute, y compris mon retard chronique, je suis une victime, plaignez-moi!), me rendors cinq minutes...
5h: Bon allez, en avant! Je ne me suis pas levée à une heure aussi matinale pour rien. Haut les coeurs, hisse et ho, Santiano, tout ça tout ça. Un petit tour sur Facebook avant de bosser... Peut-être que j'ai loupé quelque chose de capital entre minuit et 5h??? Si ça se trouve il s'est passé un truc de ouf et je ne le saurai jamais!!! C'est la fin de toute vie sociale!!! La pendaison!!! Non non, le Facebookage matinal s'impose.
5h30: Une heure que je suis debout dans mon affreux pyjama de loque et je n'ai toujours pas fini mes révisions. J'ai ma première épreuve de la journée à 9h et j'ai trois matières au programme ce mardi, bref, j'ai tout mon temps, rêvassons un peu en écoutant "So close".
5h35: Rêvasseries finies, au boulot.
6h35: Fiouuuu!!! Tellement de boulot! Tellement d'intelligence transcendentale! Que je suis brillante! Pour la peine je fais une pause, le temps de me préparer... J'en ai pour 25 minutes à tout casser.
7h20: Je révise mon droit des sociétés tout en me maquillant ET en me brossant les cheveux ET en préparant mon sac. Oui, je sais, je vous impressionne.
7h30: Dernier Facebookage matinal. Quoi??? Comment ça, le train est à 7h36? Rooo ça vaaaa, j'ai carrément le temps quoi.
8h20: Arrivée à la fac, je suis seule dans l'amphi, j'ai presque trois quarts d'heure de révisions devant moi, génial.
8h25: J-P et Djamila débarquent... "Bon les gens on se parle pas on révise MARDE!" Dix minutes plus tard: "Eh Djami je te parle pas mais tu me dis si qui tu sais arrive hein? HI HI HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII bon attends je me tais je révise. Je te parle pas de toute façon. QUOIIIII IL EST LA? Non mais rien à foutre je le vois pas de toute façon, seul le libre-arbitre dans la philosophie grecque m'intéresse alors la ferme, t'arrêtes de me déconcentrer làààà?" ...
9h: Début du partiel n°1. Chance extrême, je tombe sur l'une des parties du cours que je connais le mieux. Mes idées s'enchaînent naturellement, le plan me vient facilement, je suis super inspirée, je ne mettrai jamais 4h pour faire ça... Résultat, je me paie le luxe de dormir une heure et demie, et de QUAND MEME parvenir à boucler mon commentaire avant l'heure. La classe armoricaine. Et à mon avis, j'aurai encore plus la classe lorsque j'aurai 2,5.
13h: Pause. Je me goinfre comme une vache depuis hier, mais j'ai une excuse, je suis en période d'examens. Papotages avec Céline, Lauriane et Margot. "Bon je vous parle pas lààà, je mange mon sandwich et je retourne bosser, nan mais vous êtes trop pas sérieuses... Quoi elle a fait quoi cette pétasse? Et tu trouves pas que l'autre elle est trop moche avec sa gueule de hobbit? Beurk. Mais je vous parle paaaaaaaaaaas, allez vous pendre!!!"
13h30: "Je vous parle paaaaaaaaaas!"
13h45: "De toute façon rien à foutre de la philosophie de Locke, j'ai envie de dire qu'on l'étudie depuis la terminale alors fuck Locke quoi. Rebel of the system."
14h: Début du partiel n°2. "Mais putaiiiiin on en a tellement rien à taper de Locke, venez on s'en va! On se rebelle!!! Yeaaah! Non mais non je pars pas tu rigoles toi! T'as cru que je voulais redoubler ma 3e année??? Je suis sérieuse moi, pas comme toi, fais tourner le Coca au lieu de me déconcentrer."
17h: Fin du partiel n°2, Céline, Margot et moi avons une heure pour traverser le Ve arrondissement de Paris, direction l'interro de droit des sociétés à laquelle nous aurons 1,75 de toute façon parce que même quand on croit avoir tout compris la chargée de TD nous apprend que nous sommes des incultes-qui-ne-connaissent-même-pas-l'arrêt-Machin-de-1459-sur-l'exception-relative-au-statut-du-dirigeant-qui-fait-que-TOUT-ce-que-nous-avons-appris-auparavant-ne-sert-à-rien.
18h: Début de l'interro de la mort. Chance extrême once again, les questions sont plutôt simples, et tombent sur le peu de trucs que je connais bien...
18h30: ...mais comme je suis une inculte, j'aurai 0,25 de toute façon. Je rends ma copie blasée de la vie et m'écroule sur ma table en attendant la fin du TD.
19h: Pétage de cables irrémédiable. C'est le drame.
19h02: Margot, Céline et moi, on joue à calculer nos pourcentages d'amour avec les mecs qu'on connaît. Ambiance 5e D garantie: "Ah ah ah, j'ai 71% avec Ken, quand je vous dis qu'il m'aime lui! Et même qu'avec mon chéri j'ai plus de 80%!!! C'est bon signe!!!" ...
19h25: "Les filles, on se casse?", "Héééééé c'est quoi ce crayon de couleur magique!!! Y a toutes les couleurs dedans!!!", "Quoi t'en avais pas quand t'étais petite? Même gamine t'étais pas hype ma chère Mathilde! Et d'abord moi avec mon crayon magique je peux écrire "responsabilité des dirigeants de la SARL" de toutes les couleurs!", "Héééé je suis trop jalouse, moi je m'en fous je fais un soleil et des étoiles sur ma fiche de TD!!!", "Bon les filles on se casse?", "Putain elle saoule l'autre thon catalane avec ses questions, tu m'étonnes qu'elle ait 18, avec sa vieille gueule elle a pas d'autre échappatoire dans la vie que le droit des sociétés quoi...", "Vous croyez qu'on va redoubler?", "Merde je me suis trompée dans mon dessiiiiiin!!! Mon oeuvre! Mes étoiles!!!", "Moi j'ai bien envie qu'on se casse, je dis ça je dis rien.", "Ben moi j'ai mon crayon magique de toute façon alors hein."...
Et demain, ça repart pour un tour...
Que du bonheur, moi je vous le dis.
Mathilde, qui envisage de s'offrir une camisole de force ou d'arrêter ses études et de devenir poinçonneuse de tickets de métro.
Listening:
"Monsoon" de Tokio Hotel (allez savoir pourquoi j'idolâtre cette chanson depuis des mois...)
02 janvier 2008
Happy New Year 2008!!!
Révélation du jour: il m'arrive de me taire.
Parce que face à certains souvenirs les mots ne servent à rien, et parce que je suis trop gaga devant ces photos pour en faire un article un tant soit peu digne d'intérêt.
Je vous souhaite donc à tous une excellente année 2008, amour, gloire, beauté et tout le tralala =) !
Djou, mon amour de meuble, et moi =) !
L'une des très rares personnes avec qui j'ai décidé de signer un bail d'amitié à vie non négociable :p !
Céline, Lauriane et moi...
Ou le triplette de la Sorbonne power à l'état pur, car ces deux jeunes filles ont brillament organisé ce réveillon =) !
Cyrielle, Vanessa, Caroline et moi...
Le Pues Power ou la glamitude incarnée :p !
Jean-Loup et moi...
Ou l'histoire d'une nana UN PEU folle qui s'appelait X, et d'un mec UN PEU bavard qui s'appelait Y, rencontré chez les Montaigu-Assassiens, qui avait fini par la textoter après 3 jours + 8h d'attente... Et plus si affinités :D !
Love Trivia en équipe ou comment mettre les couples à l'épreuve...
- "Quoi? Mais lui c'est pas un acteur porno?"
- "Hum, et comment le sais-tu, cher et tendre?"
Entre autres: "Moi je dis Mathilde ton mec il est pas net, t'es en train d'apprendre qu'il a des fantasmes chelou, non mais je dis ça comme ça hein!"...
Love Trivia en équipe ou comment remettre en cause les idéaux...
- "Heiiiiin? 54% des Français pensent que c'est pas grave d'avoir une aventure d'un soir? Aaaaargh!!! Mais où va le monde???"
Love Trivia en équipe ou comment se battre férocement pour ses idées...
- "Mais je vous dis que c'est çaaaaaa la position des papillons voltigeurs maaaaaarde!"
Love Trivia en équipe, ou comment se taper des fous rires mémorables =) !
Entre deux canapés ou deux vannes, on se flashouille, on se la raconte, et on passe une très bonne soirée =) !
Julie, Céline, Lauriane, Vanessa, Cyrielle, Caroline, Jean-Loup, Yannick, Elodie, Nicolas et Lucille... Merci pour ce nouvel an very niiiiiice, comme dirait l'autre.
Mathilde, la tête pleine de bonnes résolutions qu'elle ne tiendra pas, mais surtout pleine de jolis souvenirs...
Listening:
"L-O-V-E" de Nat King Cole


















