"Eternal Scrogneugneu Of The Neurotic Mind"

Une fille. Une vie haute en couleurs. L'écriture, comme une drogue. Ainsi naquit Sweet Sunshine!

25 avril 2009

Dans la vie y a des gens qui ont de vrais problèmes tu vois.

Ces temps-ci, audience, j'ai l'impression d'être un estomac vivant.

A tel point que lors de mes mini-vacances entre potes à Lyon, lorsque le mec de ma copine Alexia qui nous accueillait gentiment chez lui m'a demandé si j'avais faim et que j'ai répondu "Non.", il s'est exclamé "Ah bon?".

Vous raconte pas comme c'est dur d'avoir l'air d'une fée évanescente et classe quand, pendant une soirée où tout le monde mange des chips et des bretzels, vous hurlez "Hééééééééééééééééééé qui m'accompagne prendre un kebab?" et partez à l'aventure dans les rues de Lyon City à 23h pour revenir ensuite avec un air illuminé et empreint de paix intérieure.

Bref.

En bonne boulimique donc, en sortant du boulot ce matin, je me suis dit "Tiens, et si j'allais me faire un McBacon, après tout, ça ne serait que le 189e de la semaine!".

Et là, un drame de plus.

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Spotted, mes deux voisines de table, Jennifer et Kelly:

Jennifer: Faut que je te parle d'un truc hyper important, je sais pas quoi faire...
Kelly: Je t'écoute!
Jennifer: Ben tu vois, au début Chéri voulait pas que je me coupe les cheveux, et moi je voulais alors on s'engueulait vachement à ce sujet et tout. Et puis bon, ensuite je me suis dit que j'en avais marre de le décevoir à cause de mes cheveux tu vois, et j'ai décidé de pas les couper tu vois. Et hier, il m'a demandé si le coiffeur allait m'en couper beaucoup, alors qu'il sait que je veux plus les couper... Je suis perdue, tu penses que c'est un test?
Kelly: J'en sais rien je suis perplexe...
Jennifer: Non parce que je suis sûre de moi tu vois, je veux plus les couper et je changerai plus d'avis, alors je comprends pas trop ce qu'il essaie de me dire tu vois.
Kelly: Trop dur.

L'espèce humaine en général et les filles en particulier me dépriment. Tout simplement.

Mathilde, qui, sur ces bonnes paroles, s'en va digérer son KFC de ce soir. See you, le monde.

Listening :

"Boom boom pow" des Black Eyed Peas

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29 mars 2009

Oui ben pourquoi pas hein.

Gens,

Fendons-nous tous ensemble d'un LOL dominical.

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"Je pense que tu es trop attachée à moi en fait, je sens un décalage dans notre relation. Tu es une fille géniale, mais j'y arrive pas, va savoir pourquoi. Vaut mieux qu'on se sépare. Mais par contre j'aimerais bien que tu attendes un peu avant de sortir avec un autre mec, ça me ferait de la peine que tu trouves quelqu'un tout de suite. Ca te dérange pas?"

"Ah mais je t'ai pas dit que j'avais déjà une copine quand on s'est connus? Ben tu le sais maintenant! Pourquoi tu le prends mal? T'abuses un peu non? Vous les filles, vous êtes d'un binaire! Je peux très bien avoir des sentiments pour vous deux et ne vouloir en perdre aucune, non?"

"Comment ça, tu estimes qu'après trois ans passés ensemble, certes en dents de scie mais quand même, tu es en droit d'attendre de moi que je te donne de mes nouvelles de temps en temps au lieu de décider du jour au lendemain que je ne t'adresserai plus jamais la parole? M'enfin, est-ce qu'on est sortis ensemble toi et moi, d'abord? On sait très bien pourquoi ça a duré aussi longtemps hein... Non non je t'aimais pas non. C'est pour ça que je veux plus te parler ni te voir tu comprends, oui oui, parce que tu m'es indifférente. Tellement indifférente que je ne peux plus supporter ta présence. Mais je t'aimais pas à part ça, et j'ai aucune rancoeur envers toi. D'ABORD."

"Mais non, j'avais pas du tout remarqué que notre relation était ambigüe!!! Je veux dire, ça fait un mois que tu me regardes comme un poulpe mort et que moi je te fais allusion sur allusion, mais je l'avais vraiment pas vu venir tu sais! Mais pas du tout! MAIS ABSOLUMENT PAS! Mais non je me fous pas de toi!"

Est-ce que je suis la seule à me demander ce qui est arrivé au bon vieux "C'est pas toi, c'est moi." ?

Mathilde, la fille qui avait visiblement un don pour bien choisir.

Listening :

"One 2 3 four" de Martin Solveig
"Not fair" et "He wasn't there" de Lily Allen

Posté par Mathilde M à 16:21 - DJ play a love song - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mars 2009

Zac Efron ou l'expérience de la plénitude.

Bonsoir, mes petits poulets adorés!

(Vous dis-je pour vous faire oublier de façon subreptice que j'avais promis d'écrire l'article sur ma folle journée à la poursuite de Zac Efron mardi, qu'on est vendredi, et qu'on ne peut décidément se fier à personne dans ce monde cruel.)

Comment allez-vous mes roudoudous en sucre?

(Mensonge, où t'arrêteras-tu?)

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Last week-end: Je me balade aux Halles en tentant d'éviter la plèbe qui peuple ce lieu de perdition, quand soudain, mon oeil est attiré par une affiche devant la Fnac, affiche qui LE représente. Lui, l'homme (OUI, 22 ans cette année alors hein) que je partage avec toutes les adolescentes décérébrées du monde, LUI, l'homme qui virevolte comme personne avec son ballon de basket et sa mèche, LUI, ZAC. Attendu dans la Fnac susmentionnée deux jours plus tard. Je réfléchis. Je me dis que j'ai passé l'âge pour ces conneries. Je me dis que j'ai cours lundi. Que je n'irai PAS faire le pied de grue des heures durant avec des Kévina. Je me dis qu'il y a des limites.

Lundi, 9h: Je me réveille, saute du lit, et me prépare en 20 minutes chrono, en prenant toutefois soin de mettre un joli pull, des fois que Zac me repèrerait. On sait jamais hein.

Lundi, 10h05: Arrivée à PlèbeLand; La Fnac est ouverte depuis cinq minutes, il restera bien une invit pour moi, les filles ne sont quand même pas dingues à ce point.

Lundi, 10h10: Mais quelle naïveté. Pour avoir une place, m'informe un vigile, il fallait venir à 7h du mat. La fille qui me suit dans la queue partage mon désespoir. Nous pactisons. Elle a des contacts, m'apprend que Zac se trouve dans tel hôtel, et me propose d'aller l'espionner. Toutefois, nous décidons de repasser au Forum dans l'aprem avant d'en arriver à cette extrémité, just in case. TOUT VA BIEN.

Lundi, 16h: Back devant la Fnac, nous nous postons devant une entrée secrète, supputant qu'il passera par là avant d'aller à la conférence de presse ou pour en sortir. L'air faussement nonchalant, l'appareil prêt à fixer ce moment de grâce pour la postérité, nous devisons gaiement en sursautant dès que quelqu'un passe et en guettant toutes les voitures d'un air suspect.

Lundi, 18h (oui, 18h) : Toujours pas de Zac à notre entrée secrète, nous décidons de rejoindre le peuple qui se presse autour de la Fnac. Les filles sont au bord de l'hystérie, certaines pleurent, elles sont ridicules et je ne me prive pas de me moquer. BON, CERTES, je suis là avec elles, mais je suis digne et snob jusqu'au bout, MOI.

Lundi, 18h15: Soudain, une avalanche de cris, alors que ce pauvre Zac n'est même pas là. Je ricane devant cette démonstration de connerie organisée, en disant à l'une de mes compagnes de la journée que certaines devraient se faire piquer, toujours digne et snob.

Lundi, 18h16: Zac nous fait l'honneur de passer nous faire un coucou avant de s'en aller. Tout du moins, je le comprends à la scène de guerre qui se déroule sous mes yeux ébahis. Des gamines se marchent dessus, hurlent, pleurent de plus belle. Je les toise, complètement estomaquée.

Lundi, 18h16 et 30 secondes: Zac passe à ma hauteur. Mais impossible de le voir avec cette foule...

Et là, je ne suis plus très sûre de ce qui s'est passé.

Les rumeurs disent qu'une noire d'environ 1m75, vêtue d'un paletot digne de la plus grosse chagasse parisienne qui soit, âgée d'au moins cinq ans de plus que la moyenne des gueuses présentes sur les lieux, est montée sur un rayonnage de la Fnac, a viré sans remords tous les logiciels hors de prix qui s'y trouvaient et s'est accrochée au rayonnage susmentionné en se foulant à moitié un doigt au passage.

Les rumeurs disent que cette même fille a vu Zac Efron, là, à un mètre d'elle, et qu'elle n'a pensé ni à prendre son appareil photo, ni au fait qu'elle risquait de tomber à tout moment.

Les rumeurs disent que cette fille, qui avait passé la journée à ricaner, a juste été capable d'écarquiller les yeux, de lever les bras, et de crier "AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!!! ZAAAAAAAAAAAAAAAAAAAC!!!".

Les rumeurs disent que lorsque Zac s'est retourné de son côté et a souri, elle a manqué d'inonder la Fnac. Tout simplement.

Les rumeurs disent qu'elle est, bien évidemment, tombée de son perchoir à la seconde où l'hystérie post-Zac n'a plus été assez puissante pour la maintenir debout sans les mains sur une étagère instable, achevant son doigt par la même occasion, qu'elle a sauté sur toutes les filles qu'elle a trouvées en criant "Hiiii, hiiii, hiiiii, je l'ai vuuuuu, il est trop beau, il est tellement beau, je vais mourir, il est trop beau, j'arrive plus à respirer, hiiiiiiiiiiiiiiiii!", et que sur le chemin du retour à la fac elle a croisé environ dix autres morues hurlantes comme elle.

Les rumeurs disent qu'arrivée devant la fac, alors que ses éminents camarades sortaient d'un cours de droit social international et européen, l'air au bord du suicide, elle a commencé à sauter partout, son vocabulaire réduit à "ZAAAAAAAAAAAAAAAAAC MAIS ZAAAAAAAAAAAAAC MAIS TU TE RENDS COMPTE MAIS JE L'AI VU JE VAIS MOURIR C'EST BON MAIS HIIIII MAIS HAAAAAAAAAA. Heu j'ai vraiment mal au doigt là par contre mais HIIIIIIIIIIIIII ZAAAAAAAC IL EST TROP BEAAAAAAAAU.".

Les rumeurs disent enfin qu'elle se fait une rétrospective HSM permanente depuis et qu'elle est juste insupportable.

Les gens sont d'un médisant!

Mathilde, qui se dit qu'au moins, elle ne peut décemment PLUS faire pire.

Par souci d'honnêteté, je me dois de préciser que j'ai failli mourir d'amour en cherchant la photo qui illustrerait cet article, et que ma vie n'aura pas de sens tant que je ne serai pas mariée à un quelconque minet niaiseux aux yeux bleus. Cordialement.

Listening :

"Breaking free", extrait du premier volet d' "High School Musical" of course.

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11 février 2009

Moi et... la St Valentin.

Mes chers enfants,

Si vous me lisez à peu près régulièrement, si tant est qu'on puisse parler de régularité sur un blog mis à jour en moyenne deux fois par mois, vous vous doutez que j'ai un rapport particulier avec une certaine institution commerciale qui permet à des millions de couples à travers le monde de jouer à "NOUS on est les plus amoureux NOUS, hein mon Biquet en sucre?" et à des millions de célibataires à travers le monde d'avoir l'impression d'être exclus de la société.

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Si vous voulez tout savoir, en bientôt 21 ans d'existence j'ai passé DEUX St Valentin maquée. La première, avec THE ONE AND ONLY S l'Affreux, reste un excellent souvenir. On a échangé des cadeaux en se faisant des câlins, bien au chaud, pendant que la pluie tombait sur les fenêtres, en se promettant de s'aimer toute la vie, on était jeunes, on était niaiseux, c'était bien, c'était beau, c'était Bosch. La deuxième, c'était l'année dernière. J'ai demandé d'un air faussement blasé à mon cher et tendre de l'époque s'il voulait qu'on fasse quelque chose pour l'occasion, il a répliqué en me demandant si moi j'avais envie de faire quelque chose pour l'occasion, j'ai contre-attaqué en lui disant que c'était trop nul trop commercial hyper naze bouh mais que si vraiment il avait envie de faire quelque chose pourquoi pas mais que c'était trop nul trop commercial hyper naze bouh. Du coup, on a rien fait. Oui, je suis idiote.

Cette année, après avoir passé l'année la plus foireuse de ma vie sur moult points, notamment celui de ma vie sentimentale, j'avais prévu de me foutre royalement de la St Valentin, des projets tous plus chou les uns que les autres de mes copines et du monde en général. Mais j'avais oublié que je n'étais pas la seule névrosée de mon entourage...

Fin janvier, je suis conviée à une soirée de contre-St Valentin par Céline, ma copine Pue. Je dis: "OK.". Début février, mon autre Céline, ma copine Sorbonnarde, récemment célibataire, m'annonce que le 14, nous passerons la soirée à pump it up et qu'il faut qu'on trouve un endroit où faire nos Discobitches jusqu'au bout de la night. Je dis:"OK.". Je propose à deux autres copines sans Valentin de nous accompagner. Elles me traitent de tous les noms, s'indignent, je ne suis qu'une connasse, qu'est-ce que je crois, est-ce qu'elles ont l'air si desperate, bla bla bla. Et puis, elles disent: "OK.".

Pour finir, au lieu de passer une St Valentin à roucouler avec un Biquet en sucre, je la passerai avec mes merveilleuses amies, à shaker mon booty, à boire des mojitos et à arpenter Paris en lançant plein de théories foireuses comme si j'avais découvert le secret de la construction des pyramides de Gizeh.

Ce qui, ai-je envie de dire, se rapproche assez de ce qu'une Mathilde appelle une soirée réussie.

En conclusion, la St Valentin 2009 sera sans doute un joli souvenir, et peu importe qu'elle ne le soit pas grâce à un quelconque chromosome Y.

Après tout, l'élément principal, à savoir l'amour, sera présent, et c'est le plus important.

Mathilde, qui pense de toute façon qu'elle n'appréciera une St Valentin en couple que lorsqu'elle sera mariée avec Edward Cullen. Tout est Edward Cullen. AAAAAAAAAH. (Pardon, c'est plus fort que moi.)

Listening :

"Like a hobo" de Charlie Winston
"Lullabye" de Justin Nozuka
"Oceano" de Josh Groban (JOOOOOOOOOOOOSH, partenaire de mes journées et de mes nuits de drama queen, si tu savais comme je t'aime!)
"Lucky" de Jason Mraz et Colbie Caillat (mon coup de coeur de ces derniers mois)

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07 février 2009

"Tout est Edward Cullen." ou comment un énième film niais me mena à ma perte.

Je vis un drame intérieur.

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31 janvier 2009: Je vais voir "Twilight" au cinéma avec Julie. Début de la fin. J'expérimente un orgasme visuel de deux heures, les deux mains sur le coeur, me retiens de crier "Hiiiiiiiiiii!" à chaque apparition d'Edward/Robert Pattinson et manque de m'évanouir au moment où il embrasse ENFIN cette pouf de Bella/Kristen Stewart. A la sortie du ciné, nous enchaînons par un verre au N'importe quoi, où je passe deux heures à répéter inlassablement "Non mais Edward Cullen. Non mais tu permets? J'essaie de réfléchir à ma vie maintenant que je suis amoureuse d'Edward Cullen. Non mais Edward Cullen. Mais moi aussi je veux sortir avec un vampire de toute façon, les humains c'est tellement surfait. Et puis Edward Cullen. Pourquoi on reste là à boire des cocktails alors qu'EDWARD CULLEN? EDWARD CULLEN!!!".

1er février 2009: Texto de ma Choupette, aussitôt avertie de mon traumatisme puisque ça fait des mois et des mois qu'elle me parle de "Twilight": "Je te surkiffe de partager mon délire d'Edward Cullen. Je t'aime. Je savais que je pouvais compter sur toi.".

3 février 2009: Suite aux commentaires de mes amis sains d'esprit, désespérés de voir tous mes statuts Facebook consacrés à mon amour pour Edward Cullen et à mon envie de m'exiler avec lui au sommet d'un séquoia, je sombre définitivement: "Un jour j'arrêterai de parler d'Edward Cullen en disant son nom entier comme si sa transcendance ne pouvait se limiter au simple énoncé de son prénom, et un jour j'arrêterai aussi de parler d'Edward Cullen comme s'il existait réellement.", leur réponds-je très sérieusement.

4 février 2009: Je dévore le premier bouquin en une journée. A-t-on encore besoin de commenter?

6/7 février 2009: Echange par walls interposés avec N, cette mauvaise engeance, suite à une soirée de folaï passée chez notre pote I.

Mathilde M wrote: Message bien reçu, stop. Etais trop profondément enfoncée dans un sommeil post-cuite pour le voir, stop. Viens donc de le lire, accompagnée de la poutre dans mon cerveau, stop. Espère que tu es dans un meilleur état que moi, stop. Débrief ASAP avec M et A, stop.

Natacha S wrote: Suis dans un état étonnamment bon. Cependant, ma vision du monde est officiellement brouillée par Ed Cullen, je t'expliquerai. Je me passerai cependant des arbres, qui je le sais, te sont si chers.

Mathilde M wrote: NON je ne suis pas en train d'éplucher les groupes FB consacrés à qui tu sais en me demandant lequel traduit le plus mon sentiment, entre "You know you're in love with qui tu sais when" et "I have trouble dealing with the fact that qui tu sais is fictional"...

Mathilde M wrote: Est-ce que tu pourrais arrêter de dire que je télécharge actuellement la BO de ce que tu sais ou bien? Ca me vexe!

Natacha S wrote: C'est moi qui délire ou pendant mon absence excessivement longue tu m'as accusé à maintes reprises de harcèlement? Ça ne te dérange pas de réduire ma réputation à néant par des mensonges éhontés? Petite coureuse de remparts va!

Mathilde M wrote: Heu tu m'excuseras de lutter contre les fausses rumeurs que tu fais circuler sur mon compte, comme par exemple celle qui dit que j'ai à présent des photos d'EC sur mon ordi telle la skyblogueuse de base. Tu n'es qu'une ennemie de la couronne, un arrière-faix de truie ladre! PS: Je vois que t'as rejoint le groupe... Niak.

Natacha S wrote: N'ai même pas besoin de photos, Ed Cullen est définitivement dans ma vie. Tout est Ed Cullen, Ed Cullen est partout.

Mathilde M wrote: Je suis en train d'agoniser de rire devant ton "Tout est Edward Cullen.". Je pense que ça va devenir une devise.

Mathilde, qui a trouvé un nouveau but dans l'existence. (Et une nouvelle raison de se dire qu'elle n'est qu'une midinette.)

Listening :


"Full moon" des Black Ghosts
"Flightless bird, American mouth"
d'Iron and Wine

Quitte à jouer les morues, autant le faire jusqu'au bout en écoutant la BO en boucle, non?

Posté par Mathilde M à 18:05 - Ces êtres de lumière qui nous entourent - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 janvier 2009

The cheerleader effect.

Coucou les arrières-faix de truie ladre!

Ca va bien?

Bonne année, bonne santé, parce qu'une vraie rebelle présente ses voeux le 20 janvier et n'a cure des convenances. J'espère que vous avez bien profité de votre réveillon devant "120 minutes de bonheur" à manger du foie gras avec tonton Jean-Jacques, moi j'étais à Barcelone en train de courir dans le métro pour arriver Plaza Catalunya avant minuit, de faire la folle sur la place susmentionnée et de pump it up en boîte sur las Ramblas en embrassant des marseillais.

Les digressions sont mes amies, il faut les aimer aussi.

Le sujet du jour, peuple, est le cheerleader effect, qui inaugurera une nouvelle catégorie.

On pourrait parler du jour historique que nous vivons grâce à l'investiture de Barack Obama, dire qu'on a rarement été aussi émue et qu'on est heureuse, si heureuse, pour l'Amérique et pour le monde, mais on (mon alter ego cheerleader et moi) est un peu connes, d'ailleurs on passe trop de temps sur Facebook, au point qu'on se demanderait presque s'il nous arrive de lire un livre.

Les digressions sont toujours mes amies, il faut les aimer aussi.

Le cheerleader effect, donc.

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Vous êtes une fille tout ce qu'il y a de plus normal. Vous pensez en toute modestie ne pas ressembler à un troll mort, mais sans pour autant vous prendre pour Halle Berry. Vous êtes intelligente. Vous êtes plutôt sympa. Vous menez une vie tranquille d'étudiante habitant chez ses parents dans la petite ville de Funkytown.

Rien, donc, ne vous prédispose à agir comme une Tiffany tout droit sortie de "Sweet Valley" croisée avec Kimberley Shaw, la psychopathe de Melrose Place.

Sauf.

Élément perturbateur n°1: Cheerleader effect et influence du chromosome Y

Vous vous retrouvez un jour, sans même l'avoir vu venir, à dire à vos copines qui ont eu le malheur de ne pas vous parler pendant dix jours: "MAIS ATTENDS je t'ai pas raconté que j'avais légèrement dérapé avec Untel? Non mais ça c'était après la fois où j'ai passé la soirée chez Untel et avant la fois où j'ai embrassé Untel et Untel! Et puis Untel m'a fait une déclaration aussi, mais comme j'étais déjà en train d'aller voir Untel... Oui Untel d'avant les vacances, pas l'autre!!! Mais suis un peu!" et à vous faire l'effet d'etre une catin, mais à trouver ça bien plus marrant que votre dépression post-résidu-de-basse-fosse-dont-vous-avez-déjà-trop-parlé.

Cheerleader attitude: 6/10

Le lendemain, de façon totalement contradictoire, vous hurlez des: "HIIIIIIIIIII MAIS COMMENT TU LE CONNAIIIIIS!" à vos copines, lorsqu'en amphi, elles parlent à Untel, but ultime de votre existence, que vous regardez comme un poulpe frit depuis le début de l'année. Puis vous enchaînez: "HIIIIIIIIIIIIII MAIS PRESENTE-LE MOIIII!!! DEMAIN!!! Je vais mettre une jolie robe!!!".
Pour ajouter à votre cheerleader attitude, vous êtes pote avec un mec qui dispose d'un véritable fan-club dans l'amphi en question, et vous êtes morte de rire en voyant les regards de haine que vous jettent certaines nanas quand vous gratifiez ce cher enfant d'une bise ou d'un "Tu viens, on va déjeuner?".

Cheerleader attitude: 9/10

Élément perturbateur n°2: Cheerleader effect et relations avec vos congénères féminines

Vous avez plein de copines, c'est un fait. Tellement que vous en revendriez même certaines, genre elle. Vous êtes le genre de fille qui a, toujours, peu importe l'environnement ou le moment, le don de se trouver une bande de filles adorables qui acceptent votre folie et sont même parfois pires que vous. Vous passez des matinées à prendre des petits déjeuners chez Starbucks ou au Colombus Café, des soirées à boire des mojitos dans les cafés de Paris, vous avez des fous rires toute la journée et des idées géniales, genre l'organisation d'un dîner de Noël: "Et même que tout le monde aurait un bonnet et qu'on décorerait ton appart avec plein de petites bougies dorées en forme de sapins!".

Cheerleader attitude: 8/10

Et pourtant, vous avez une forte tendance à vous transformer en harpie lorsqu'une fille vous insupporte. Vous maîtrisez à merveille l'air hautain et le haussement de sourcil méprisant. Et que dire de votre incroyable talent pour les moqueries cruelles et l'ironie mordante? Vous n'hésitez pas à montrer clairement votre aversion envers la personne concernée, à la tourner en ridicule ouvertement et à la traiter de morue dégénérée à tête de luciole. La morue en question fait l'objet de moult et moult discussions avec vos amis et même votre pauvre frère qui a la patience d'écouter vos histoires jusqu'à des heures indues, ainsi que de plans diaboliques et autres tortures savamment orchestrées. Vous pratiquez à l'occasion la méchanceté de cheerleader en groupe, et ça vous fait mourir de rire.

Cheerleader attitude: 10/10

Vous avez à coeur d'exaspérer encore plus les gens qui ont quelque chose contre vous.

On vous reproche d'être snob? Vous criez à la cantonade que le prolétariat nous perdra, vous chantez "Au Noooord, c'étaient les cooorons!" et faites l'apologie d'un capitalisme effréné. On vous reproche d'être superficielle? Vous venez en cours avec un cache-oreilles rose et des low boots qui font un bruit d'enfer sur les parquets de la vénérable Sorbonne, parlez d'une voix suraigüe et demandez à la Terre entière: "Qui vient voir "Twilight" avec moi?".

En fait, au-delà de tout cheerleader effect, vous êtes surtout une fille qui assume carrément son côté fifille, et qui emmerde ceux qui sont assez idiots et incapables de second degré pour la réduire à ça.

Sur ce, mes petits grippeminauds (les insultes du Moyen-Âge sont également mes amies), je vous dis à bientôt pour d'autres théories passionnantes!

Mathilde, qui fait encore une fois sa Cher Horowitz du pauvre.

Listening :

"Sweet about me" de Gabriella Cilmi
"Infinity 2008" de Guru Josh Project

26 décembre 2008

Moi et... mon syndrome Helga.

Audience...

Je relis mes derniers articles et je me rends compte que ça fait bieeeen longtemps que je n'ai pas commencé un article en vous adressant un kikou de bon aloi! Mais que de mépris et d'incorrection!

En ce lendemain de Noël, c'est la fête, c'est la folaï, et je me fends donc d'un "Kikou les gens!", que je vous adresse aimablement avec un sourire engageant.

BREF.

(Oui c'est bon, j'ai dit que j'étais polie, pas que j'étais sympa. Non mais vous franchement.)

BREF donc, aujourd'hui, après moult et moult réflexions engagées durant mes trois jours passés outre-Manche, in la perfide Albion, car il faut savoir qu'une Mathilde en vacances passe son temps à se prendre la tête en se disant qu'elle est vraiment folle et qu'il faudrait qu'elle change tel ou tel aspect de sa personnalité, je me suis rendue compte que je souffrais du syndrome Helga.

Pour les gens qui n'ont pas mon incroyable culture, Helga, c'est elle.

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Charmante, n'est-il pas?

Helga est amoureuse d'Arnold. Helga planque un autel à sa gloire dans son placard et passe chaque épisode de "Hé Arnold!" à déclamer des poèmes lui étant destinés. Bref, Helga est sérieusement accro. MAIS lorsqu'Helga se trouve en présence d'Arnold, elle se transforme en harpie. Elle l'insulte, lui tape dessus, le maltraite de toutes les façons possibles et imaginables, puis retourne se tapir dans sa chambre où elle se lamente en se demandant pourquoi, pourquoiiii, Arnold ne la regarde pas.

Chez moi, le syndrome Helga a commencé très tôt.

En sixième, j'avais un crush pour un petit nouveau candide aux yeux verts dont la doudoune rouge et grise me faisait défaillir. Je passais donc mes récréations à lui courir après en me moquant de sa voix haut perchée et en l'appelant "Mémé", et le reste de la journée à écrire son prénom sur mes cahiers en me disant que M et M, ça allait drôlement bien ensemble.

Puis j'ai grandi, et j'ai débuté une vie sentimentale d'un ridicule / d'une inutilité / d'une complexité sans bornes, et en repensant à mes drama queen stories je me dis que je n'aurais jamais du abandonner la Helga en moi.

N'exagérons rien, elle a continué de faire quelques apparitions. Notamment cette fois où, excédée par le comportement de S l'Affreux, ma seule relation sérieuse à ce jour, j'ai passé une soirée entière à le pousser à bout, à le blesser de toutes les façons possibles, à taper là où je savais que ça lui ferait mal. Il a été d'une patience incroyable, contrant mes "De toute façon je sais bien que je ne suis rien pour toi, si ce n'est ta salope, donc je ne vois pas pourquoi je t'accorderais la moindre importance, espèce de connard indigne de moi!" par des "Mais pourquoi tu t'énerves, amour, je t'aime et je serais prêt à tout pour toi!". Et puis, lorsqu'au bout de quatre heures passées à encaisser mes insultes, il en a eu marre et m'a crié: "Très bien, tu es ma salope, je me fiche de toi, donc je t'appellerai la prochaine fois que j'aurai envie de baiser, je pourrais en trouver une autre pour le faire ceci dit, mais t'es assez douée donc autant profiter de toi encore un peu!", j'ai répondu d'une toute petite voix: "Mais mon amour-en-sucre-mon-chéri-toi-qui-es-le-plus-merveilleux-chéri-du-monde-mon-coeur-mon-bébé-à-moi, pourquoi tu t'énerves? On s'aime, hein? Tu boudes là?".

(True story.)

Mais malgré ces sommets de méchanceté espacés, force est de constater qu'en règle générale, j'ai plus joué la Vitaa-Sheryfa que la Helga. Vous voyez, le genre de nana qui ne voit aucun mais alors AUCUN inconvénient à ce que son mec dorme chez son ex à la suite d'une soirée et ne la rappelle pas pendant les deux jours qui suivent. Ou répond "Mais moi je veux être avec toiiiiiiiiiiiiiii!" à un mec qui lui dit: "Arrête de te prendre la tête en ce qui concerne notre relation, ça n'en vaut pas la peine, et d'ailleurs j'ai très exactement 912 autres copines, et ne le prends pas mal, ARRETE D'ETRE BINAIRE MERDE.".

(True story.)

Et puis, un jour, par miracle, SHE came back. The one and only Helga. Elle me transforma même en JCVD et je me mis à parler franglais, ce fut CRAZY.

Un "Heu dis, t'es super moche là, et j'aime pas comment t'es habillé, tu sors du Poudlard Express ou bien? Ah non?" par ci. Un "Mais sinon tu les vis bien ces anciennes photos de toi avec une coupe tecktonik?" par là.

Et puis, la victoire finale. Assise à côté d'un être de lumière tellement mignon et attachant que la spasmophilie me menace à chaque fois que je pose les yeux sur lui, je l'apostrophe pour lui raconter un truc absolument palpitant. Et ne trouve rien de mieux à faire pour attirer son attention que de le frapper avec une bouteille d'eau.

Spoiler alert: quelques semaines plus tard, je lui claquerai une porte au nez en lui disant qu'il est bien gentil mais qu'on est en train de dire du mal de lui, là, et que ce serait bien qu'il aille se pendre pendant ce temps.

Reste à savoir si un jour, je trouverai l'équilibre entre la maltraitance psychologique et la Vitaa attitude, mais ça...

Mathilde, et son cerveau dérangé.

Listening :

"Paranoid" de Kanye West

Ca s'appelle un orgasme auditif.

Posté par Mathilde M à 20:51 - Moi et... - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 décembre 2008

"J'sais pas si c'est normal, d'avoir le coeur toujours trop haut..."

5h41 du mat.

Je ne pense pas dormir cette nuit.

Il y a ce stress, tout le temps, cette peur de ne pas y arriver. Ce manque de confiance en moi et en mes capacités de réussite.

Il y a cet homme, ce gamin. Dont je suis amoureuse. Qui a - enfin - réussi à me lasser assez pour que je m'en détache, sortons les Celebrations et le Champomy, il était temps. Qui me tord encore les entrailles à des moments où je ne m'y attends pas et me rend plus coléreuse et haineuse que je ne l'ai jamais été, mais qui, la plupart du temps, et de façon très surprenante, éveille chez moi un désintérêt sans bornes, alors que quelque chose en moi devrait me donner l'envie de me battre, encore, pour lui. Je suis sûre d'aller dans la bonne direction, mais je ne comprends pas trop ce qui se passe, ni ce que je ressens.

Il y a cet énervement, aussi, cette déception. Oui, j'ai beaucoup d'amis, oui, je les aime de tout mon coeur, mais non, je ne vis pas dans un monde où les gens sont capables de faire la part des choses entre amitié et relation-fusionnelle-cro-bien-où-on-comprend-cro-la-life-oh-la-la-tu-sais-je-te-souhaite-vraiment-de-connaître-cette-sensation. Dans le vrai monde, j'arrête d'idéaliser mes amis, et je me rends compte que grandir, c'est accepter leur part de pathétique. Et grandir, c'est aussi réaliser à quel point ceux qui réalisent l'exploit de ne pas jouer aux Mariés Fiers de l'Etre sont précieux, et les remercier pour ça.

Je réussis l'exploit d'être encore moins mesurée que d'habitude. Je passe du rire aux larmes, avec une intensité qui m'effraie. Je me demande si je ne suis pas en train de devenir folle, mais je le vis plutôt bien.

Parce que je suis fatiguée, sur les nerfs, mais vivante. Et heureuse.

Grâce à ces moments où mes émotions me dépassent.

Ces moments où j'ai juste une immense envie de dire "Je t'aime, je ne sais pas ce que je ferais sans toi, merci d'être là.". Ces moments où un mot, un sourire, une intonation de voix, une vanne, un petit trait de caractère débile, une manchette de chemise moche qui dépasse, ou d'ailleurs une copine qui porte la même chemise de cow-girl que moi le même jour, m'émeuvent. Ces moments où je me dis que finalement, mon petit coeur d'égocentrique a bien plus de ressources qu'on pourrait le croire.

Il déborde, tout le temps. Mes parents qui me prennent la tête, qui m'appellent douze fois pour savoir si je n'ai pas disparu mystérieusement entre 18h et 18h01 / si j'ai bien dormi / si j'ai eu mon train / si je mange. Mon PETIT frère qui m'engueule quand je sèche un cours. Mon Pou et notre mauvaise foi: "Nan mais t'es d'accord c'est pas ma faute si en fait je veux pas lui parler? C'est pas moi qui suis méchante hein?". Mes amies qui s'inquiètent pour moi, alors même que je leur dis qu'elles m'emmerdent. Mes tarées de nouvelles copines qui transforment chaque journée en aventure.

Cette nuit, je ne dors pas.

Je rôde dans ma chambre dans un pyjama ridicule, j'essaie de ne pas me ronger les ongles.

J'écoute "Angels we have heard on high" de Josh Groban et Brian McKnight. J'ai des frissons, envie de pleurer, c'est plus fort que moi. Je ferme les yeux.

Je suis vivante, je suis heureuse.

Copie_de_33

(Eh mais comment elle est pas drôle elle en ce moment! Quid des kikou? Quid des lol? Quid des moqueries et des nanani? Quid des dramas et des nanana? Vraiment, on nous ment.)

Mathilde, tout simplement. C'est déjà bien assez.

Listening :

"Angels we have heard on high" de Josh Groban et Brian McKnight
"You raise me up" de Josh Groban et l'African Children's Choir

Posté par Mathilde M à 06:17 - La vie palpitante de Mathilde M - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 décembre 2008

Pendant ce temps, dans le vrai monde...

C'est assez marrant.

Tout ce débat autour du classement Elle/Wikio, est-ce qu'une telle mérite sa place, est-ce qu'une telle ressemble à Jolly Jumper, est-ce qu'une telle bla bla bla.

Tous ces débats autour des billets sponsorisés: est-ce que Machinette se vend en parlant de la dernière crème aux extraits de pousse de bambou de Patagonie occidentale en vogue, est-ce que telle agence de buzz se moque des blogueurs parce qu'elle leur écrit des mails disant "Cher écran 4x3, tu parles de mon produit ou bien?" au lieu de leur dire poliment "Chère Blogueuse Influente, tu serais bien urbaine, s'il te plaît, dans ton immense générosité et ta mansuétude infinie, de parler de mon produit ô combien ciblé pour toi, et ainsi d'aider la société, qui a besoin de ton avis avisé pour satisfaire sa frénésie de consommation.".

Il y a quelques semaines, j'ai carrément eu un fou rire en lisant le blog d'une Influente qu'on ne nomme plus. L'Influente en question taillait un costard à un Influent qu'on ne nomme plus non plus, et ça donnait à peu près ça: "Ben Machin il est trop méchant, et c'est pas gentil d'être méchant.". Suite à ce propos d'une dureté insoutenable pour mes petits yeux innocents, les commentaires disaient: "Mais QUEL COURAGE Influente!!! Oh la la! Enfin tu mets fin à cette loi du silence!!! Que de dénonciation!!! Vite, le Pullitzer!!! Vite, une escorte pour te protéger!!!", et Influente répondait en gros: "Ouais JE SAIS QUE JE SUIS TROP REBELLE MAIS VOILA QUOI IL FAUT DENONCER LES AGISSEMENTS DU MECHANT!!! C'est pas gentil d'être méchant!!!".

(A ce stade nous ferons une insulte gravissime à la langue française par le biais d'un énorme LOL. Puis nous ajouterons qu'en lisant cette POLEMIQUE BRULANTE, nous - oui, maintenant je parle de moi à la première personne du pluriel - avons immédiatement pensé à ce sketch des Inconnus, que nous partageons avec vous.)

Bon, sinon, les gens, vous êtes conscients qu'on s'en fout, ou bien?

De toi, pauvre petit blogueur qui t'accroche à tes billets sponsorisés, à tes soirées sponsorisées, à ta vie sponsorisée, à ton Twitter, à tes petites disputes à deux francs, à tes rencontres à deux francs qui varient au gré des stats. De toi, Influente qui penses être une prescriptrice de tendances parce que tu n'as rien de mieux à faire que de passer douze heures par jour sur ton blog. De toi, Influent(e) qui te prends pour un super dissident, pour un true rebelz qui bouscule les choses, alors que tu ne vaux pas mieux que les personnes que tu critiques. Le monde s'en fout.

Même au sein de cette blogo qui te sert de vie de substitution, tu n'as aucune espèce d'importance pour la nana qui gère tranquillement son blog de scrapbooking ou le gars qui raconte sa vie à un lectorat se comptant sur les doigts d'une main, aucune importance pour ces gens qui représentent 90% de la blogosphère.

Quand tu marches dans la rue, tu n'es pas Machinette, super star 2.0, mais juste Jeannette/Jeannot Pinson, wannabe en mal de célébrité.

Quand tu éteins ton ordinateur, ta vie s'arrête.

Sad, isn't it?

Mathilde, cette blogueuse blasée.

Listening :

"Made it back" de Beverley Knight

Un petit retour aux nineties ne fait jamais de mal!

Posté par Mathilde M à 19:01 - Blogotrucs - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 novembre 2008

Dans "Love Actually", personne n'a besoin de faire des crêpes, ni quoi que ce soit d'ailleurs, pour être happy ever after. NON.

Ca va cinq minutes hein.

"Hééé, viens on se voit et je te fais des crêpes! Et puis ensuite je te fais une pipe un consommé de thon à la catalane avec de la purée, servie avec sa petite sauce hype, comme dans "Un dîner presque parfait"! Hi hi hi!!! Ce serait trop bien! Kikou! C'est quand tu veux, tu me préviens et je réserve une chambre et je fais ma pâte à crêpes! Avec du Nutella parce qu'il en faut de l'énergie pour être un enfant et devenir grand et fort!!! Ah mais tu l'es déjà, grand et fort! Et même que t'es CRO BEAU!!! C'est bien pour ça que j'ai envie de te faire des crêpes! Alors on se voit pour que tu manges mes crêpes? CRO BIEN!!!"

Je t'en foutrais de la pâte à crêpes, espèce de lqndidbfje.

Moi je fais des crêpes affreuses. La dernière fois que j'en ai fait, parce que oui, à MOI AUSSI ça m'arrive de faire la cuisine, ça a failli être le drame et Céline a du m'arracher les objets du crime des mains, de justesse. ET ALORS???

Moi j'ai un McDo à deux pas de chez moi d'abord. Et je fais des super pâtes aussi. Avec des cubes Maggi et tout. Comme mon héroine de maman confrontée à sa pas bonne à marier de fille ma maman me l'a appris. BEN OUAIS.

JE FAIS PEUT-ETRE PAS DE CREPES, et c'est sûr que je suis bourrée de névroses, langue de vipère, immature, hystérique, et tutti quanti. Mais moi j'ai un ventre dans lequel il y a des putain de papillons qui dansent la cucaracha. Et j'en fais quoi, si tu fausses le débat avec tes foutues crêpes, et ton équilibre apparent, et ta gentille proposition sans doute dénuée de toute arrière-pensée (suis rageuse, mais sais faire preuve d'honnêteté intellectuelle) ? Je fais quoi, si je suis assez folle pour envisager - toujours sans la moindre raison admissible par un esprit normalement constitué - de te cramer les yeux au fer à souder?

J'aime pas les crêpes de toute façon.

Et pourtant j'en mangerais ad vitam eternam s'il le fallait. Mais ça on s'en fout hein. Surtout lui d'ailleurs. Rien à battre que je mange des crêpes, des champignons ou même des trucs dégoûtants aux haricots rouges avec un grand sourire prétendument convaincu.

Les gens sont d'un réducteur.

blair5

Mathilde, qui est toujours psychopathe et le vit toujours bien.

Listening :

"Waiting for a girl like you" de Foreigner
"Kids" de MGMT

Posté par Mathilde M à 21:22 - DJ play a love song - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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