27 septembre 2008
Vis ma vie de dinde-catin...
Tout commence il y a quelques semaines de cela; je dîne au Curieux Spaghetti Bar avec quelques amis, dont mon pote Mika (I could be brown, I could be blue, I could be violet sky), qui revient d'un mois passé en mode pump it up sur les plages de Marbella.
Telle la fouine de base, je m'empresse de lui arracher son appareil des mains pour regarder ses photos de vacances, quand soudain, je tombe sur un cliché d'une classe sans égale, sur lequel je peux admirer à loisir les fesses de Tiffany, gogo danceuse du Pouffy Pussy Macumba Jump Up On The Flow Club.
Je montre la photo à l'auteur du crime. Mon pauvre Mika (walks into the room, feels like a big balloon, I say, 'Hey girl you are beautiful!') pique un fard et tente de se justifier, mais trop tard. J'ai déjà pris mon petit air suffisant et ma voix de fille trop blasée. Je me répands en "Grrrgneugneu les mecs tous les mêmes grrrr tellement surfait pffffff pense avec ton cerveau au lieu de penser avec ton troisième bras grrrgneugneu franchement moi je comprends pas, non mais franchement, je t'adore je te critique pas hein, mais tu fais pitié en fait. Non mais je dis ça je dis rien. Mais tu fais pitié.".
Admirez comme j'ai l'air chaste, pure et innocente à côté de lui et de sa tête de mafioso.
"BOUH le méchant Mickaël qui mate des poufs en string. BOUH BOUH BOUH!" me disais-je.
Jusqu'à la nuit dernière. Nuit au cours de laquelle j'ai découvert que j'étais une dinde.
Mais pas n'importe quelle dinde! Une nouvelle espèce de dinde, une dinde hybride, la quintessence, l'upper level de la dinde: la dinde-catin.
La simple dinde va au Latin Corner avec ses copines en faisant semblant de ne pas connaître la réputation du lieu, commande timidement un cocktail au nom charmant tel que le "Cuni" ou l'"Ejac", regarde avec de grands yeux les beaux serveurs en boxer et se trémousse sur sa chaise lorsque l'une des clientes est gratifiée d'un show tendancieux au possible par l'un des beaux serveurs en boxer susmentionnés.
Pendant ce temps, la dinde-catin ne fait pas dans la subversion modérée. NON NON NON. Elle commande "juste" un mojito, certes, mais elle est trop occupée à bouger son booty telle une sombre caricature de clip de r'n'b pour le boire. La dinde-catin s'arrange pour peloter discrètement la moitié des serveurs, et assume complètement de prendre des photos de leur dos (OUI, de leur dos, OUI) quand ils ont le malheur de se baisser devant elle. La dinde-catin se liquéfie tout au long de la soirée pendant les shows des serveurs et a limite envie de glisser son 06 dans le boxer de l'un de ses deux chouchous. La dinde-catin s'en va assez tôt, mais sans oublier de réclamer son bisou à l'Insurmontable, canon du bar et nouvellement amour de sa vie. La dinde-catin se balade dans les rues de Paris en criant des insanités et en riant à gorge déployée telle une Carrie B au rabais. La dinde-catin rentre chez elle avec pleiiiin de pensées malsaines en tête, et s'endort gaiement.
Ce matin, je me réveille tôt et me transforme en jeune fille respectable pour aller donner mon cours de français hebdomadaire. Et face à mon élève qui me demande, voyant mon état de fatigue, "ce que je fais de mes vacances", je réponds "Oh heu tu sais rien de spécial hein, je bosse un peu, je vois mes amis... Je tricote, je regarde "Des chiffres et des lettres", je me plains de la baisse du pouvoir d'achat...".
Et puis je repense à Mika (relax, take it eeeeasy). Et je me rends compte qu'en fait, la dinde, et à plus forte raison la dinde-catin, est bien pire qu'un mec.
Parce que la dinde-catin, même au plus fort de son gourgandine style, reste une fille. Et donc une minette hystérique potentielle. Par conséquent, si l'Insurmontable la touche en passant derrière elle 76 fois, elle criera "Hiiiiiiii il m'a touchée làààà, t'as vu il m'a touchée hein!!!" 76 fois, sans faillir. Et elle n'hésitera pas à alpaguer l'Insurmontable en question pour une photo-souvenir synonyme de liquéfaction éternelle, photo devant laquelle sa Julie chérie et elle passeront la nuit à baver.
Oui, la dinde-catin est un peu un cassos en fait.
Mathilde, alias la fille tellement dalleuse qu'elle mériterait d'être transformée en gueux de Châtelet-les-Halles.
Listening :
"No te veo" de Casa de Leones
14 septembre 2008
Vis ma vie de Marty McFly...
J'annonce: je m'exile au Tadjikistan.
Pour la simple et bonne raison que les voyages dans le temps et moi, ça fait deux.
Aujourd'hui, j'ai eu la plus belle surprise que l'on m'ait faite depuis longtemps: ma Julie adorée, exilée en Espagne depuis un an, est rentrée en France pour six mois et est venue me surprendre chez moi. Une fois l'émotion et les premiers bla bla passés, nous avons décidé d'aller faire nos grosses au pays de Ronald McDonald.
Alors que Djou et moi papotons, coup de bigot de mon amie Lindsay, qui attend actuellement son train face à C de son prénom et m'appelle pour m'en faire part. C de son prénom et moi étions au lycée ensemble, et si je n'étais pas sa seule groupie, j'étais sans doute la plus niaise du lot. C était beau, C était grand, C avait des cheveux magnifiques que j'adorais, et C m'inspirait plein de conneries que j'écrivais dans mon journal intime, je cite: "Je ne croyais pas au coup de foudre jusqu'au 3 septembre 2002.".
(Oui, c'est authentique. Et oui, je sors. En fait je suis déjà à la gare de Funkytown, prête à me jeter sous le premier RER venu.)
Un sourire assuré aux lèvres, toutes mes ondes de femme Barbara Gould attitude traversant le combiné, je demande à Lindsay si C a toujours le même style, s'il a une montre jaune achetée entre 2000 et 2005, s'il porte un pantalon ou un kilt rose bonbon, tout en me répandant en "Ah ah ah, je m'en fous mais d'une force, tu te souviens comme j'étais conne à l'époque? Et sinon il respire par le nez? Non mais je m'en fous hein!". Mon sourire disparaît lorsque j'entends Lindsay dire d'un coup: "Ah salut C! Qui est à l'autre bout du fil? C'est Mathilde! Ah tu veux lui parler? Attends je te la passe!".
Et là, c'est magique, c'est instantané, c'est bien c'est beau c'est Bosch, je remonte le temps et redeviens une ado idiote de 14 ans.
Etape 1: La danse du désespoir
Cet étrange rituel accompli par l'ado idiote est un savant mélange de grimaces désespérées, de "Mais aaaaah mais NON mais AAAAAAAAAAAAAH mais pourquoi!!!" aussi tragiques que silencieux et de grands mouvements de bras. Le tout assorti d'un sourire d'un naturel sans failles, car l'ado idiote oublie que C n'est pas devant elle et qu'elle peut arrêter de jouer les Miss France à un centime d'euro.
Etape 2: L'enlisement
L'ado idiote tente de ne pas s'étouffer avec les restes de ses frites tout en essayant de soutenir une conversation intelligente avec un mec avec qui elle n'a jamais échangé plus de trois mots sans tomber dans les pommes. L'ado idiote prend une voix suraigüe de souris sous acide et a le débit d'une mitraillette. L'ado idiote glousse. L'ado idiote a envie de jeter son téléphone contre une fenêtre, mais continue de sourire à la cantonnade, au cas où C se cacherait derrière le distributeur de pailles du McDo.
L'ado idiote demande à C de son prénom: "Alors comme ça, tu étudies à ***** maintenant?". Surprise de celui-ci: 'Heu ben oui, comment tu le sais?".
(Je vous prie d'observer d'avance une minute de silence pour ma dignité, vous serez gentils.)
Réponse de l'ado idiote: "Ben je l'ai vu sur ton profil Facebook!".
(Je vous prie d'observer une autre minute de silence pour les miettes agonisantes de ma dignité, vous serez gentils.)
L'ado idiote: "Non parce qu'on a des amis communs en fait alors je suis tombée sur ton Facebook alors heu c'est comme ça que je l'ai su, vu que tu vois on a des amis communs et puis du coup je suis tombée sur ton Facebook...".
Etape 3: L'acquisition du statut de déchet de la société de première classe
Je vous parlerais bien de l'étape 3, mais en fait je suis trop occupée à faire un noeud coulant tout en me tapant la tête contre les murs.
Et puis je ferais bien une conclusion aussi, un truc dans lequel je placerais la réplique de la méchante qui me sert de meilleure amie: "Heu tu me dis que ça te paralyse toujours de lui parler, mais ne t'est-il pas venu à l'esprit que tu avais pris six ans et que tu étais censée être un minimum mature, et donc capable de te comporter aussi normalement que possible, compte tenu des multiples bugs de ton cerveau dérangé?" (ben NON, pétasse que tu es), et puis dans lequel je dirais plein de choses marrantes et tout.
Mais mon avion m'attend.
C'est ballot.
Mathilde, la fille qui se comportait de façon aussi mesurée et équilibrée qu'une fan de Tokio Hotel un soir de Zénith.
Listening :
"Time to pretend" de MGMT
"Forever" de Chris Brown
19 août 2008
Vis ma vie de tentatrice from TF One...
Audience!
(Un peu de solennité ne fait jamais de mal, et puis pour une nouvelle d'une telle importance...)
Aujourd'hui, j'ai 20 ans. Un bac L avec mention très bien qui m'a permis d'intégrer une grande fac parisienne, deux licences obtenues du premier coup, et je débute en octobre un master de droit social. Dit comme ça, j'ai l'air un minimum intelligente, non?
Sauf que je me sens nulle, inculte et idiote. Sauf que je suis morte de trouille. Sauf que la compétition me fait peur, l'échec encore plus. Sauf que quand je pense à la suite de mes études, j'ai juste envie de devenir éleveuse de perce-oreilles dans la Creuse ou de me lancer dans le trafic d'armes, telle un Tony Montana new generation.
Heureusement, dans ces moments de doute, certaines personnes sont là pour m'aider, m'épauler, et pourquoi pas me proposer d'autres idées de carrière.
Parmi ces personnes, il y a S l'Affreux. Mon ex. Mon Ex. Cette légende vivante.
Petit rappel des faits pour les néophytes. J'ai rencontré S l'Affreux à l'âge de 16 ans. A l'époque j'avais des bouclettes et je mettais des fleurs dans mes cheveux, j'étais bien choupinette. Il en avait 20. Il a été l'homme de toutes les premières fois, et a transformé l'innocente enfant que j'étais en catin. Nous avons vécu une histoire complètement folle, passionnée comme seule peut l'être une première histoire d'amour, pleine de déclarations d'amour éternel et de moments torrides. Au bout d'un an, nous nous sommes - officiellement - séparés. Mais nous avons ensuite passé deux ans à nous disputer puis à nous retrouver, faisant semblant d'être passés à autre chose tout en se sautant dessus chaque fois que l'on se voyait. Nous étions fous amoureux l'un de l'autre, fous de désir l'un pour l'autre, bref, c'est une personne que je n'oublierai jamais et qui restera toujours une partie de moi.
Back to 2008. Ca fait quelques mois que je me tiens soigneusement à l'écart de S l'Affreux. Tout simplement parce que j'ai eu, pour la première fois, une vraie relation avec un autre. Et que je suis retombée amoureuse. Pas du mec avec lequel je sortais, mais c'est une autre histoire. Bref, rien de compatible avec des séances de Cluedo - ou pas - avec S l'Affreux, aussi incroyablement sexy soit-il.
Et puis, un jour, S l'Affreux m'appelle et me propose un rendez-vous le soir même. S l'Affreux choisit bien son moment: je ne suis plus avec mon copain et mon nouveau prince charmant ne l'est pas tant que ça. S l'Affreux choisit bien ses mots: il sait parfaitement comment me donner instantanément envie de lui. Je suis avec des amis, devant lesquels je m'insurge: "Non mais franchement pour qui il m'a prise lui? Si je lui ai dit que c'était fini les conneries, c'est que je le pensais! Faut avancer dans la vie hein! Je vous signale que je suis une femme Barbara Gould. C'est pas parce qu'il m'appelle et que la disette affective me guette que je vais lui sauter dessus! Telle une cheminote en période de grève, je ne cèderai POINT. Et toc.".
Résulat, dix minutes plus tard, je saute dans le premier RER venu, direction notre lieu de rendez-vous habituel, le mode "catin intégrale" enclenché. Pour ma défense, je tentais de réaliser une étude sociologique dont le sujet était: "Embrasse-t-il toujours aussi bien, et plus si affinités?". Et NON je ne suis pas une sombre quiche sans la moindre volonté.
Je retrouve S l'Affreux. Il a toujours ce charme qui me rend dingue. Il a toujours cette voix qui me rend dingue. Il porte toujours ce parfum qui me rend dingue. Il me prend dans ses bras. Je tente de l'embrasser. Et là, c'est le drame. Après cinq minutes d'efforts infructueux, pendant lesquelles S l'Affreux me tient serrée contre lui et me répète à quel point il me trouve attirante, mais sans me laisser l'embrasser, je m'interroge et lui demande ce qui lui arrive. Et là, c'est le drame, épisode 2.
S l'Affreux me regarde, l'air torturé, et me dit: "Tu vas t'énerver mais il fallait que je le fasse... Tu comprends, j'ai une copine maintenant, je crois que c'est sérieux et j'ai envie de me prouver que je mérite sa confiance... Alors je me suis dit qu'il fallait que je me soumette à la tentation, et là j'ai tout de suite pensé à toi, parce que, tu vois, si j'arrive à te résister à toi, alors je pourrai résister à toutes les autres... Je n'ai jamais réussi à passer à autre chose et il faut VRAIMENT que j'y arrive. Tu m'en veux, dis?".
Et c'est ainsi que j'appris que l'homme avec qui j'avais partagé trois ans de ma vie me considérait comme l'incarnation de la tentation. J'envisageai par conséquent de me trancher la jugulaire, mais seulement après lui avoir arraché les yeux un par un.
Et puis j'ai pris le parti d'en rire. Parce que finalement, grâce à S l'Affreux, je sais ce que je vais faire de ma vie si jamais ma future grande carrière d'avocate ne prend pas la direction souhaitée. J'irai me dandiner sur Diamante K en bikini, je ferai douze fautes de français par phrase et je me forcerai à draguer des thons à la classe sans égale.
Tremblez, Shawn de France et de Navarre.
Mathilde, cette Affreuse, cette Horrible, cette IGNOBLE Ex.
Listening :
"First love" d'Uffie
26 juillet 2008
Vis ma vie de Davina version 2008.
Oui Davina, parce que je trouve ça un peu plus stylé que Véronique-les-antibiotiques-c'est-pas-automatique, tout ça tout ça, commencez pas à me prendre la tête dès le début de l'article hein!!!
Donc, vous disais-je avant que vous ne m'interrompiez comme à votre habitude, depuis deux semaines Davina est mon second prénom. Parce que je me suis inscrite au Club Med Gym.
Et même que j'y vais tous les jours ou presque, et même que j'aime bien, même si je me transforme en anorexique wannabe à force de culpabiliser dès que je mange autre chose que de la soupe ou des sushis.
A ce sujet, quelques tuyaux pourraient EVENTUELLEMENT vous être utiles.
Quand vous vous inscrivez dans une salle de sport, évitez d'y aller avec deux de vos meilleures amies, dont l'une est absolument canon malgré ses origines africaines douteuses, toute mince avec des seins énormes et même pas refaits, et l'autre encore plus incroyablement canon, blonde, fine et sexy même quand elle galère sur un rameur, etc. Surtout quand vous avez exactement le même tour de poitrine que votre meilleure amie, oui celle aux seins énormes, mais que vous mesurez dix centimètres de plus et pesez bien 985 kilos de plus. L'effet est légèrement différent quand on a de gros seins ET des hanches en forme de bouteille d'Orangina ET un cul de la taille de la Russie PLUS un petit bidon de femme en fin de grossesse.
Une fois cet écueil passé, évitez aussi de décider que vous êtes amoureuse du beau commercial qui officie à l'accueil du club choisi. Déjà parce qu'avec ses yeux bleus, ses chemises taille XXS et son faux air de Dr Sloane (aaaaaah) il vous convainc beaucoup plus facilement de payer votre abonnement, au prix d'un bras, TTC. Ensuite parce qu'à chaque fois qu'il passe dans la salle où vous êtes en train de transpirer, aussi sexy qu'un phoque vous donner à fond pour avoir un corps de rêve, vous vous sentez obligée d'avoir l'air brave et vaillante dans votre jogging et de réajuster votre petite mèche (ce qui vous permet d'utiliser votre machine avec une seule main et de manquer en tomber), alors que vous avez juste envie de pleurer. Enfin parce que vous vous retrouvez à calculer à quelle heure vous devriez aller déjeuner pour être sûre de le croiser, et que votre pauvre corps crie famine. FAMIIINEUUUH!
Enfin, évitez de vous comparer aux femmes qui, bien qu'ayant le triple de votre âge, sont foutues comme je ne sais pas quoi et enchaînent les mouvements de Body Sculpt sans ciller, pendant que vous agonisez: "Je veux rentrer chez moiiiiiiiiiiiii j'en ai marreeeeeeeeeeee!!! MAMAAAAAAAAAAAAAAN!!!" en vous effrondrant sur votre tapis de torture de sol.
Une fois ces quelques bases totalement acquises, votre nouvelle vie de sportifs n'en sera que plus funny!
Et un nouveau monde s'ouvrira à vous, vous youyouterez, vous vous laisserez même aller à overkikouter, et ce sera un peu gênant, mais je serai bien contente pour vous.
En attendant, quand le Club Med Gym m'aura tueR, je ferai du sport en jouant à Dance Dance Revolution, c'est cent fois plus marrant.
Et au moins, pour ça, c'est moi la meilleure.
Les mauvaises langues diront que c'est parce que je ne joue qu'au niveau "easy".
Mathilde, alias Miss Toutouyoutou.
Listening:
"Viva la vida" de Coldplay
07 mars 2008
Vis ma vie de Cher Horowitz du pauvre, ou pas, part I.
Vous le savez maintenant, ma vie est un vaste sketch. Pas une semaine ne se passe sans que je me demande où sont ces putains de caméras.
Mais même lorsque mes journées semblent tout droit tirées d'un épisode de "Clueless", mon talent d'innovation et de réinvention des classiques demeure...
Je veux dire, n'est-ce pas la quintessence du staïle de se séparer de son cher et tendre et de sortir le sourire qui tue de la nana qui s'en fiche au lieu de se mettre à chouiner et à se rouler par terre en chantant du Sheryfa Luna à tue-tête comme dans toute bonne série américaine qui se respecte?
Quoi de plus hype que de sortir du métro dans un hairflip digne des plus grandes, genre "Je te regarde d'un air méprisant, je doublebacklipe de la main en réajustant ma mèche et je te montre à quel point je m'en tape de ta life et à quel point je suis belle, géniale et drôle, et non j'ai pas envie de pleurer, OK?" ?
Et puis dans les séries américaines, les héroïnes éplorées ont toujours des copines qui viennent les consoler avec un pot de glace et des concombres (pour se faire des masques sur les yeux, pervers que vous êtes, on est sur un blog tout public ici hein!). Sauf qu'en ce qui me concerne, celui qui intègrera dorénavant la liste des ex inutiles et déviants ne mérite absolument pas que je me morfonde devant un pot d'Häägen-Dasz Macadamia Nut Brittle. Il n'a pas le potentiel Häägen-Dasz, il est plutôt de la classe inférieure, le genre de mec pour lequel on mange des Kinder Chocolat. Et encore.
Mes coupines à moi ne me disent pas: "Oh ma pauvre choupinette, c'est vrai que John-Wolf est un mec génial, et que ta vie est un drame sans lui, mais tu t'en remettras, la vie est un fleuve dont les méandres sont impénétrables et tout.". Elles ne sont pas overglam, justes, pondérées et de bonne foi. Non non non. Les miennes sont plutôt du genre à donner des coups dans le vide en criant "Héééé mais on s'en tape de lui c'est un gueux! Un putain de plébéien de la pire espèce!!! Un pauvre connard inutile!!! On va lui péter les dents!!! A ta place je lui mettrais des coups de tête!!!"... Oui, elles se prennent même pour Zizou...
Je ne vais pas en boîte pour boire et oublier, et je ne suis pas victime d'un tragique accident de voiture en roulant trop vite, histoire que mon beau chevalier servant regrette mon absence et soit là à mon réveil d'un long coma d'au moins un demi-épisode. Moi j'suis plutôt du genre à me la jouer fille sérieuse qui va à Beaubourg se transcender en étudiant le principe de subsidiarité en droit européen. Ben oui.
Parce que drama queen ou pas, une vraie princesse des temps modernes ne se morfond pas lorsqu'il n'y a pas de quoi.
Et elle repart aussitôt pour de nouvelles aventures chocolatées!
Mathilde, chantonnant "See, I won't change my life, cause I'm just fine!"...
Listening:
"Dis-moi" des BB Brunes
16 février 2008
Vis ma vie de blogueuse influente...
C'est un fait, je n'ai point d'inspiration ces derniers temps. Premièrement parce que je suis tellement heureuse d'avoir fini ces fucking partiels que même bloguer me paraît un effort insurmontable, deuxièmement parce que lorsque j'ai envie d'écrire, je sens que je vire un peu trop "Mon coeur, mon amour", et j'ai pas envie qu'on me jette des tomates, des couteaux ou des bichons (c'est des p'tites biches).
Troisièmement, parce que lorsque je n'ai rien à raconter d'intéressant, je me tais.
Ce qui n'est pas le cas de la blogueuse glam-hype de base, qui poste de la merde tous les jours, fidèle au poste. La nana se lève, et elle se dit: "Tiens, aujourd'hui je vais raconter de la merde, écrire platement, sans la moindre maîtrise de notre belle langue française. Pour ce faire, je vais dévoiler au monde comment je fais pour ressembler à un thon à la catalane alors que je passe mon temps à me tartiner la gueule de divers produits offerts par e-buzzing.". Alors j'ai envie de dire pourquoi pas moi?
Aujourd'hui je vais donc vous parler de mes secrets de beauté.
Secret de beauté numéro 1: ma crème de la mort qui tue
Je suis complètement infidèle au niveau de la crème, mais ces derniers temps j'ai craqué pour la crème au chocolat de Sephora, talonnée par la crème senteur vanille et crème brûlée... J'ai l'impression d'être un gâteau quand j'en mets, I'm lovin' it. Ca sent bon, et puis ça sent bon aussi, et puis c'est de la bonne crème et tout. Et en plus ça sent bon.
Secret de beauté numéro 2: mon oeil de biche
J'utilise un crayon noir et je me fais un petit trait sur la paupière, et ça me fait un oeil de biche. Ensuite, je mets mon petit mascara Gemey-Maybelline comme dans la pub, sauf que j'ai pas les cils qui montent jusqu'au ciel après, c'est un peu de l'arnaque, mais j'ai de jolis yeux quand même. C'est bien. Et en plus j'ai de jolis yeux.
Secret de beauté numéro 3: ma brosse à brushing
Vous aurez du mal à le croire, mais ma méchitude n'est pas naturelle. Alors pour que ma mèche soit bien méchée, je m'éclate avec ma brosse à brushing tous les matins. Ca brushe, ça pulse, c'est bien, c'est beau, c'est Bosch, et puis comme ça je suis bien brushinguée.
Une fois que je suis belle, je peux sortir et aller à la fac et être belle dans mon paletot en soie de veau marengo et ma robe en thon suédois.
Bon alors maintenant que j'ai écrit mon article pourri, j'attends vos 150 commentaires me disant "Oh, tu es belle, comment fais-tu pour appliquer ton crayon de manière perpendiculaire? Faut-il mettre son gloss en parallépipède?", commentaires auxquels je pourrai répondre "Il faut mettre son gloss en parallépipède, m'enfin!!! Sinon comment tu fais pour l'assortir avec le mascara vert anis de l'hiver 2009?".
Finalement, c'est peut-être le fait de laisser libre cours à mon incommensurable méchanceté et de me moquer de la Terre entière qui m'inspire le plus...
Mathilde, cette connasse fielleuse...
Listening:
"Oh!" de Micky Green
01 novembre 2007
Vis ma vie de warrior-survivor...
De l'art du plan B.
Ou comment agir au lieu de se prendre la tête face aux petites contrariétés de la vie... Ou comment être constructive quand on est par définition incapable de l'être...
Ou comment détourner l'idée même de constructivité et la faire rimer avec "Mathilde t'es dingue gneee".
Y a des jours où je me prends un peu pour Rocky Balboa.
Genre, quand je me pèse après un mois de pseudo-diète et que je vois que je n'ai perdu qu'un malheureux kilo. Et que je décide donc d'arrêter de me nourrir presque exclusivement de Nutella. Et que je marche du Panthéon jusqu'à Châtelet tous les soirs en sortant des cours, au lieu de prendre le RER et de faire ce trajet en deux minutes à peine. Et qu'arrivée à Funkytown je snobe le bus pour rentrer chez moi à pied dans le blizzard et dans la nuit noire, telle la pauvre fille abandonnée du monde entier cachée derrière son écharpe géante. Et qu'en plus je chante du Mika à fond les ballons, comme si je maîtrisais la situation.
Y a des jours où je me prends un peu pour Columbo.
Genre quand une target potentielle décide de ne pas se pointer en cours alors que je comptais justement l'inviter à déjeuner ce jour-là. Et que je fonce vers le bureau du prof à la fin du cours pour lui piquer la liste de ses étudiants afin de récupérer des renseignements sur target en question. Et que je Facebooke et Googlise target en question, en tentant toutes les combinaisons possibles, pendant plus d'un quart d'heure. Et que je fais l'acquisition d'un satellite pour localiser target en question plus facilement. (Je ne suis pas totalement psychopathe, je suis juste UN PEU psychopathe. La dernière phrase est donc fausse. Comme ça, ça fait passer mes autres faits d'armes pour des trucs totalement insignifiants et personne ne me prend pour une tarée. Admirez mon ingéniosité. Pas folle, la guêpe!)
Y a des jours où je me prends un peu pour Amel Bent.
Genre le poing levé et tout et tout. Genre Kenza Farah qui se baaaaaaaat et qui a l'habituuuude, d'avanceeeer dans l'incertituuuude et qui braille comme une chèvre égorgée pour faire profiter le monde de sa warrior attitude. Genre la fille solide comme un wok, comme dirait l'autre. Genre la fille qui parvient à surmonter des épreuves aussi insurmontables qu'un RER en retard de vingt minutes en allant se goinfrer de makis. Qui se prépare à aller passer une aprem seule à la bibliothèque en allant faire du shopping dans les magasins qui entourent malencontreusement la Sorbonne. Qui arrive à supporter trois heures d'élucubrations aussi obscures qu'inintéressantes émanant d'un illustre prof de philo en regardant la saison 4 de "Desperate Housewives" sur son ordi.
Tant de constructivité à l'état pur, ça s'appelle juste de l'art.
On est warrior-survivor où on l'est pas.
Mathilde, brillante stratège...
Listening:
"1, 2, 3, 4" de Feist
26 septembre 2007
Vis ma vie de princesse qui attire les crapauds qui se transforment pas en princes charmants (y a de l'arnaque dans l'air) ...
Dans la vie d'une Mathildou, il y a la famille, les amis, la fac, le shopping et "High School Musical", entre autres.
Il y a aussi l'amûûûr, avec un grand A. A comme Affreux (L), A comme Amitié (malheureusement, ça va souvent ensemble chez moi), A comme Addiction...
Mais aussi A comme Aaaaaarghhpouaaaaahcestquoicesgaaaars.
Cas n°1: le gueux
Spécimen le plus fréquemment rencontré par notre héroïne. Spécimen le plus fréquemment rencontré par la plupart des nanas, en fait. Le gueux officie souvent aux alentours des gares (mais qui a dit "Châtelet-les-Halles" et "Gare du Nord"?). Le gueux se caractérise le plus souvent par son mode d'expression proche du langage des espions les plus chevronnés, un savant mélange de "Psssst pssst!" et autres "Ksss ksss!", mon préféré étant sans doute le bruit de baiser, vous savez, celui qu'on fait lorsqu'on veut appeler son chien. Lorsque le gueux voit que je ne lui accorde pas d'attention (surprenant!), il s'énerve et m'assène un "Pfff, casse-toi, t'es moche de toute façon!" (et pourquoi tu m'as accostée alors, petit plébéien?).
Mes exemples perso de gueux: Celui qui m'a dit que j'étais une traîtresse qui se la racontait parce qu'elle traînait avec une sale blanche (Lauriane en l'espèce), après m'avoir dit: "Quand je vais te niquer, tu verras si on va pas se connaître!", tout ça parce que j'avais dédaigné sa proposition de faire ma connaissance, formulée de la plus délicate façon qui soit: m'attraper par le bras et me tirer vers lui. Celui qui a attrapé Fanny par les cheveux en sortant du Six Seven et nous a dit: "Vous, les filles, vous aimez qu'on soit violents avec vous de toute façon.". Celui qui, lorsque j'avais 13 ans, m'a quasiment fait pleurer dans un magasin de CD en m'engueulant parce que je ne voulais pas lui parler et en menaçant de me suivre jusque chez moi. Celui qui a tenté de m'embrasser en plein Forum des Halles DEUX FOIS à quelques mois d'intervalle, sans se rappeler qu'il m'avait déjà rencontrée. Celui qui a dit à Aïssatou: "C'est pas parce que tu bois de la Vittel qu'il faut te la péter.". Et tous leurs congénères. Bonne pendaison à vous les gars.
Cas n°2: le blédard
Débarquant de lointaines contrées, il est tout heureux de rencontrer une jeune femme qui n'est visiblement pas d'origine bourguignonne. Mieux, il croit avoir trouvé sa future femme. Il me raconte sa vie d'un air désespéré, me demande s'il peut être mon ami d'un air désespéré (bah bien sûr, tu me suis parce que tu veux être mon ami, normal!), me donne son numéro d'un air désespéré, et si j'étais moins machiavélique je me sentirais presque coupable de lui donner un faux prénom et un faux numéro, parce qu'il pense sincèrement qu'on va garder contact.
Mes exemples perso de blédards: Point d'exemple ici, mais juste une dédicace à ma best, Aïssatou, qui s'est fait alpaguer avec un "Salut ma pouce!" du plus bel effet.
Cas n°3: le TC double M (Trentenaire Charmant Mais Maqué)
Il y a trentenaire et trentenaire. Ceux qui s'intéressent à moi sont généralement plutôt sexy, mais mariés et pères de 18 gosses. Faut croire que même en doudoune j'ai la dégaine d'une petite jeunette dévergondée avec laquelle s'encanailler. Ils sont généralement plus évolués que les deux cas évoqués plus haut, et je dois reconnaître qu'un compliment autre que "Hééé pssst t'es bien charmante t'as vu ksss kss!", ça fait toujours plaisir. C'est même tout à fait séduisant. Jusqu'au moment où je pense à Bobonne qui attend son homme en regardant "la Roue de la Fortune" ou un truc du genre. Et là, j'ai juste envie de foutre des claques au malotru qui me dévore des yeux.
Mes exemples perso de TC double M: Celui qui est venu me voir à Beaubourg et m'a dit à quel point j'étais attirante et sensuelle, qu'il avait envie de me faire monter au 7e ciel et de me faire profiter de son amour infini de la Femme. Je vous laisse imaginer le tableau: lui me disant clairement que si j'avais envie de faire l'amour avec un Homme, un vrai, je n'avais qu'à l'appeler; et moi, étudiante tentant de m'instruire un dimanche matin d'hiver, bouquin de droit constitutionnel à la main, pas du tout à mon avantage puisque je me rappelle que ce jour-là je portais un jean rentré dans mes bottes d'Inuït hivernales, un pull moulant et un foulard noué en turban sur la tête. Le tout sans maquillage. Celui qui m'a alpaguée rue de Rivoli pas plus tard que cet aprem, en me disant que j'étais une "petite bulle de charme", avant de m'avouer qu'il avait envie de me revoir même s'il tenait beaucoup à sa femme...
A ce stade, une question se pose: qu'est-ce qui cloche chez moi???
Mathilde, qui ne demande pas forcément un Ken, mais juste un Brent (le Brent étant le pote un peu plus normal de Ken, celui qui est juste chou et gentil, dico de Mathilde, page 412) ...
Listening:
"Beautiful girls" de Sean Kingston
"4 in the morning" de Gwen Stefani
24 mai 2007
Vis ma vie de Bree Van de Kamp...
Bon, Bree ne s'appelle plus Van de Kamp (je ne vous dévoilerai pas son nouveau nom de famille, à vous les gueux qui n'avez pas encore commencé la saison 3, MWA AH AH), mais ça n'empêche: je me sens comment dire... En connexion avec elle. Comme si elle était mon nouvel alter ego.
Là, je sens les gens qui me connaissent froncer les sourcils devant leur ordi, perplexes. Et je comprends votre désarroi, chers amis parfaitement au courant que je suis bien plus Susan que Bree, la fille parfaite et le plombier sexy en moins.
Hier, 18h: 2h30 avant le concert de Justiiiin. Steph et moi sommes déjà habillées, elle a choisi de donner plus de gaieté à son pantalon noir avec un haut et un maquillage pleins de paillettes, tandis que j'opte pour mon jean et mon t-shirt fétiches, ma mèche de fille nouvellement à mèche dans les yeux, mon système infrarouge fonctionnant à merveille. Mon frère n'est pas encore rentré, mais il ne devrait plus tarder. Bref, tout va bien. Sauf. Sauf que nous nous disons qu'il serait bien de manger avant de partir pour Bercy. Ca tombe bien, Steph a ramené des pizzas. Sauf. Sauf que même si je passe mon temps à faire des week-ends "pyjamas-pizza-films de nanas" avec elle et Djoulay, je ne sais toujours pas comment marche mon four et passe donc dix minutes à m'interroger sur cette chose étrange avant de me décider à cuire cette fichue pizza trois fromages.
Etape 1: Sortir la pizza de son emballage. Sans répandre la garniture sur le sol de ma cuisine. 20/20. Je maîtrise.
Etape 2: Trouver le bon programme de cuisson. Après un long questionnement, je décide que la pizza, c'est un peu comme une tarte, et j'appuie sur le bouton grâce auquel la cuisson débutera, enfin, je crois. Victoire, c'est celui-là.
Etape 3: Cinq minutes après, je suis de retour pour surveiller la progression de ce qui sera sans doute un parangon d'art culinaire pour les générations à venir. Le fromage a une consistance douteuse, et je m'inquiète, jusqu'à ce que je réalise que c'est parce que la pizza a à peine commencé à cuire. Pas de problème donc, je suis toujours un as de la cuisine.
Etape 4: Back in the kitchen (oui, je suis un cordon bleu bilingue et stylish, ne me jalousez pas). Le four est toujours en phase de préchauffage (dix minutes de préchauffage pour une pizza, c'est un peu beaucoup, non?), mais ma pizza a pris une jolie couleur dorée et un fumet délicat embaume la pièce. Youhou. J'ouvre le four pour voir ça de plus près...
...et c'est là que je m'aperçois que j'ai oublié d'enlever le morceau de carton rond qui se trouve en dessous de la pizza.
A partir de là, les difficultés commencent.
Etape 5: Retirer ce foutu carton, symbole de mon incroyable connerie. Je l'enlève, et me retrouve avec une pizza brûlante, a moitié hors du four.
Etape 6: Mobilisant tous mes réflexes, je cours attraper une assiette pour mettre la pizza dedans avant qu'elle ne fasse connaissance avec la porte du four. Mission accomplie. Sauf que j'ai pris une toute petite assiette, et creuse en plus. Mon oeuvre souffre.
Etape 7: Je pose l'assiette, prends la pizza, et tente de la remettre dans le four pour finir la cuisson. Et là, cette pétasse se décompose, et je me retrouve avec trois ou quatre morceaux de pizza, inégalement fournis en fromage puisque la pizza s'est pliée l'espace d'une seconde et que le fromage n'a pas été pas foutu de rester en place, dans les mains. Je crie de désespoir, Steph s'inquiète du salon: "Mathilde, t'as besoin d'aide?". "Non non, ça va, c'est bientôt prêt!", réponds-je. Je MAITRISE j'ai dit.
Etape 8: Au péril de la santé de mes pauvres doigts, je réussis à caser mes morceaux de pizza dans le four, et je ferme la porte rageusement, genre: "Qui est-ce qui commande, hein???".
Etape 9: Je parviens à faire de mes morceaux de pizza tout dorés des parts acceptables, et Steph et moi nous goinfrons allègrement, parce que malgré toutes ces péripéties, ma pizza est délicieuse. Ca y est, je suis une fée du logis accomplie.
L'épisode 2 de mes aventures, à savoir "Comment Mathilde a-t-elle réussi à éteindre ce putain de four qui exigeait une pyrolyse et ne voulait pas la laisser partir tranquille à son concert?" est tout aussi palpitant, mais je ne voudrais pas vous complexer avec l'étendue de mes talents.
Bon, d'accord, j'avoue, j'ai appelé ma mère, qui était en pleine consultation à son cabinet, au secours: "Heuuu maman, le four a l'air éteint, mais j'le sens pas, c'est un mauvais, tu crois qu'il est vraiment éteint pour de vrai? Non parce que l'écran heuuu tu vois...".
Mais ça compte pas, parce qu'elle m'a effectivement confirmé que le four était éteint, ce qui prouve que j'avais réussi à l'éteindre toute seule, comme une grande.
Bree Van de Kamp je vous dis.
Mathilde, ou comment relever les défis avec brio!
Listening:
"This love", de Craig Armstrong, extrait de la B.O. de "Cruel Intentions"
"Je veux te voir" de Yelle (t'as vu Chou, j'ai fini par bien aimer cette chanson, c'est sooo branchouille quoiiiii)












